Voir Tarticle consacré au Canada
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correspondait à 125 ans d'âge; une autre avait été détachée d'un arbre de 200 ans dont la lige mesurait 1",80 de diamètre à la base. Elles étaient toutes deux/à vrai dire, originaires delaBasse-Écossc, mais il n'en est pas moins à noter qu'au nord de la Grande-Bretagne, sous le 56® parallèle, le sapin pectine peut encore prospérer, alors que, sur le continent, il ne dépasse guère le 52* degré de latitude.
Laissant de côté les échantillons d'essences feuillues (hêtre, orme, frêne, érable, châtaignier, etc.) nous signalerons plutôt de nombreuses rondelles de mélèze qui confiribaient ce que nous savions déjà sur les bons résultats obtenus de la naturalisation de cette essence*, enfin des sections longitudinales et transversales de résineux exotiques qui fournissaient un enseignement analogue-.
40. Produits fabriqués. — Les bois débités et mis en œuvre nous ménageaient également des surprises. M. John Mac-Gregor, intendant du domaine de Blair-Athole, montrait une barrière de parc très solide, faite avec du bois de mélèze crû sur la propriété. M. William Mac-Gorquodale, régisseur du domaine de Scone, avait envoyé une traverse de chemin de fer en sapin pectine qui est restée saine après un service de plus de sept ans, alors que les traverses en bois de la Baltique, mises en place auprès de la première et en même temps qu'elles, sont devenues hors d'usage au bout de six années. M M'Gorquodale exposait aussi, dans le jardin attenant aux galeries, une barrière (fielUgatc) en Picea nobilis, dont les poteaux avaient 0"",15
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1. Certaines rondelles de mélèze, originaires du domaine de Blair-Athole, avaient de 0'",50 à 0",60 de diamètre avec un aubier de 2 centimètres d'épaisseur seulement. Une autre, provenant du domaine de Beauly, près dMnverness, avait été détachée d'un mélèze de 6i ans qui cubait près de trois mètres ; elle présentait un diamètre de 0™,65.
2. Ces résineux étaient des Abies nobilis, Abies pinsapo, Abies DovglasU, Pimis excelsa, Ccdrus Uhani, Cedrus Deodara, etc. — Une planche, provenant d'un cèdre du Liban élevé dans le comté de Perth, mesurait 10 pieds de long (3", 05) sur 2 pieds 5 pouces (0",74) de large. Deux Abies nobilis, crûs également dans le comté de Perth, avaient fourni, Tun un plateau de 5 pieds (l'°,ô3) de long sur 18 pouces (0'°,46) de large, Tautre une rondelle présentant un diamètre de C^.GO pour 30 couches annuelles. Une section transversale de Cedrus Deodara^ originaire de Dumfries, mesuriiit 0'",40 de diamètre pour 27 couches; le bois en avait une très belle apparence.
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d'équarrissage et une autre pareille à la précédente en Abies Donglasii *.
Parmi les objets fabriqués, il convient de citer, dans un autre ordre d'idées, des pavés en bois de hêlre exposés par M. Evan C. Sutherland, de Skibo (comté de Sulherland). Il serait intéressant de savoir si Ton a expérimenté industriellement ce nouvel emploi du. hêtre; car, en cas de réussite, il y aurait là un débouché très lucratif pour les futaies du nord et de Test de la France.
S. M. la Reine avait exposé dans le Jardin, en sa qualité de propriétaire du domaine de Balmoral, un chalet construit tout entier en bois de pin. Les planches polies qui en garnissaient l'intérieur présentaient des teintes rosées très agréables à l'œil.
41. Instruments et appareils. — Dans cette classe, nous n'avons à mentionner que des hypsomètres ou dendromètres. Il paraît d'ailleurs que les forestiers d'Ecosse ne sont pas moins désireux que leurs confrères du continent de se distinguer par des inventions de ce genre, car nous avons complé au moins une demi-douzaine d'instruments différents, les uns se tenant à la main, les autres se fixant à des cannes ou à des bâtons. Tous reposaient, naturellement, sur les propriétés du Gl à plomb et des triangles semblables, el, comme les applications de ces principes peuvent varier à l'infini, il faut s'attendre à ce que les expositions futures renferment encore beaucoup de nouveautés de l'espèce.
42. Collections scientifiques. — Sous celte rubrique nous signalerons 70 sortes de graines forestières (dont 34 d'essences résineuses) appartenant en propre à la Scottish ArboricuUural Society; des échantillons de bois dégradés, soit sur pied, soit après abalage, par le gibier, les insectes, les mollusques, les champignons; des souches montrant la carie qui atteint les racines sur certains sols; des sections transversales de tiges et de branches, ainsi que des photographies tendant à prouver les bons effets de i'élagage, etc.
43. Littérature, cartes et plans, — La môme Société avait rangé dans une bibliothèque toutes les publications qu'elle avait
1. Un poteau A' Abies Douglasil, exposé également par M. M'Corquodale, était demeuré sain quoique enfoncé dans le sol pendant sept années.
reçues de leurs auteurs à titre d<î dons. Nous y avons vu figurer la plupart des ouvrages écrits en anglais qui traitent de questions agricoles; mais, devant revenir plus tard sur certains de ces livres, nous n'en dirons pas davantage pour le moment.
44. Objets divers. — Nous rangerons dans ce groupe les tableaux à l'huile, les dessins et les photographies destinés à représenter des scènes delà vie forestière, ou à montrer en effigie les objets qu'il était impossible de déplacer. Les albums consacrés aux arbres remarquables d'Ecosse formaient le fonds principal de cette collection; car on comprend que des géants du règne végétal soient admis à l'honneur d'être photograpliiés. Le régisseur du domaine d'Eskdale (Dumfriesshire), appartenant au duc de Buccleuch, a môme eu l'heureuse idée d'indiquer, dans le catalogue, le volume et la hauteur des gros arbres dont il avait envoyé les portraits.
45. Coup d'oeil rapide sur les autres envois d'Ecosse. — .Après les détails que nous venons de donner sur Texposition particulière de la Scotlish Arborieultural Society, il nous reste peu de chose à dire des objets adressés directement par des personnes habitant l'Ecosse. On ne s'attend pas, eii effet, à ce que nous décrivions tous les meubles, pianos, œuvres d'art, vêtements, ustensiles, que. les commerçants d'Edimbourg et des autres grandes villes exhibaient à l'envi, sous prétexte que du bois, de l'écorce, des feuilles, ou seulement des substances dérivées de la matière ligneuse entraient dans leur fabrication. Ce serait également abuser du temps du lecteur que de parler des monstruosités telles que loupes, greffes spontanées, conformations bizarres de tiges ou de racines que différentes personnes avaient cru devoir faire figurer à l'Exposition.
Il suffira de savoir que, parmi les articles du catalogue qui concernaient réellement la sylviculture, les plus remarquables étaient des outils de planteurs, d'élagueurs et de bûcherons exposés par des fabricants des districts métallurgiques; puis aussi des collections de graines et de jeunes plants de résineux appartenant à des pépiniéristes. Ceux-ci ont, en effet, de nombreux établissements dans l'Ecosse méridionale, et le jardin de l'Exposition présentait, en pleine terre, les spécimens les plus variés de la flore ligneuse et sous-ligneuse, indigène et exotique.
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Littérature forestière anglaise.
46. Généralités. — Nous ne quitterons pas la Grande-Bretagne sans parler de la littérature forestière qui y est en voie de création. Les ouvrages consacrés à l* arboriculture, et nous entendons par là Téducation d'arbres considérés individuellement ou disposés par bouquets en vue de la production des fruits ou de l'agrément, n'ont jamais été rares dans ce pays et ils y ont toujours trouvé beaucoup de lecteurs. Mais ce qui faisait défaut jusqu'à présent c'étaient les publications relatives à la sylviculture ou, plus généralement, à Véconomie forestière, c'est-à-dire à l'exploitation rationnelle des forêts, soit pour en tirer du bois, soit pour leur demander des services autres que ceux qui sont purement du domaine de Testhélique. Or, plusieurs volumes rangés dans la bibliothèque de l'Exposition témoignaient que cette lacune va être comblée ; et, si Ton rapproche de cette circonstance la fondation d'un enseignement sylvicole à Londres et le fait lui-même d'une grande Exposition forestière à Edimbourg, on ne peut plus douter que nos voisins commencent sérieusement à s'occuper d'une branche d'études qui jusqu'à ce jour avait été un peu négligée chez eux.
Comme c'était à prévoir, les officiers du service forestier de l'Inde, ont, grâce à leurs connaissances techniques amassées sur le continent, contribué pour une large part à ce mouvement scientifique. Mais, bien que certains de leurs ouvrages, édités à Londres, soient destinés à tous les lecteurs anglais et aient figuré comme tels à l'Exposition, nous croyons agir d'une façon plus conforme à l'ordre géographique adopté pour notre travail en ne parlant de ces écrits que dans le chapitre consacré spécialement à la section indienne.
Pour la même raison, nous reportons dans une autre partie du présent compte rendu l'analyse sommaire d'un important traité de sylviculture intitulé The Forester et publié en Angleterre par un fonctionnaire du Canada, M. James Brown, que nous avons déjà eu l'occasion de nommer.
EXPOSITION FORESTIERE A EDLMBOURG.
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47. Œuvres du révérend John Groumbie Brown. — Nous ne mentionnerons donc ici qu'une série d'œuvres de vulgarisation dues à lu plume infatigable d'un écrivain étranger par sa profession, et probablement aussi par ses éludes de jeunesse, aux questions de sylviculture, mais que ses goûts ont, paraît-il, porté vers cet ordre de connaissances. H s'agit de M. le révérend J. Groumbie Brown, anciennement maître de conférences (lecturer) de botanique à l'université d'Aberdeen, puis professeur de botanique au South African Collège de Capetown.
Quoique certains ouvrages de cet auteur aient déjà été signalés dans les comptes rendus bibliographiques de la Revue des Eaux vt Forêts, ils sont encore, dans leur ensemble, peu connus en France. Ils mériteraient pourtant de l'être davantage, ne fût-ce que pour avoir révélé au public anglais le degré d'avancement que l'économie forestière avait atteint, dans notre pays, dès 1669 et pour avoir mis en lumière nos travaux récents de reboisement des montagnes. C'est donc faire acte de courtoisie ij;iternationale que de reproduire aux annexes* la liste des œuvres de M. J. G. Brown avec quelques indications relatives à leur contenu.
48. Publications périodiques. — Ajoutons, pour terminer, que les intérêts forestiers ont, en Grande-Bretagne, un organe périodique analogue à notre Revue des Eaux et Forêts et intitulé Forestry^, Il remplace depuis 1885 le Journal of Forestry and Estate Management^,
Une autre feuille, Timber Traders Journal and Sawmill Adoer* User, ne s'adresse qu'aux négociants et les renseigne sur les arrivages ainsi que sur les cours des bois étrangers.