ARMURE
Fer gravé et doré
XVI° SIÈCLI
La décoration de bandes longitudinales. alternativement gravées et dorées en plein ou à gravures en creux dorées sur fond noir, se retrouve sur toutes les pièces de l’armure. Sur la bande à fond noir des branches entrelacées forment une suite d'écussons ovales renfermant un monogramme composé de deux M et de la lettre d, et accosté d'S barrés. De chaque côté des branches, en dehors, se trouvent des F inclinés. Sur les autres bandes, trophées, et casques timbrés d'une couronne fleurdelisée.
Cette armure passa longtemps pour avoir appartenu à un Montmorency, et a depuis été décrite comme ayant pu appartenir à François II. La première opinion semblerait devoir prévaloir, si l'on considère la forme même de l'armure.
Elle fut trouvée en 1792 dans la salle des archives du château du Luc, appartenant alors
au marquis de Vintimille, et est maintenant déposée au Musée de Draguignan.
Conf. Le Bulletin des Musées, 1" année, 1891, p.
AMOR E DUPRROLMENRI I]
Acier repoussé, ciselé et damasquiné d'or
XVI® SIÈCLI
Cette armure est un excellent spécimen des beaux travaux d'armurerie de la fin du xvi siècle en France. Toute l'armure est d'acier repoussé et ciselé; les grands rinceaux, si larges et si riches de décoration, comme les masques de lions qui ornent la pointe du corselet et la partie antérieure des grèves, comme le masque d'homme au devant du casque à l'antique, s'enlèvent en demi-relief, rehaussés d'or sur un fond maté.
Devons-nous prendre cette armure pour une armure de guerre ou pour une armure de parade, ainsi que sembleraient le laisser supposer la richesse du décor et les dispositions générales de la forme ?
Le Musée du Louvre conserve une autre armure du roi Henri Il, qui provient du Musée des Souverains : elle est de fer poli et décorée de scènes gravées qui retracent l'histoire de
Pompée et les détails de la bataille de Pharsale.