‹ L'exposition rétrospective de l'art décoratif françaisChapitre 14 sur 51 · MOBILIER DES XVII" ET XVIII' SIÈCLES · texte numérisé non relu

MOBILIER DES XVII" ET XVIII' SIÈCLES

entrepris et abandonnés en cours d’exécution. Mais il se rendit compte sans doute qu’il fallait satisfaire au nouveau goût, à ce mouvement de renaissance pseudo-antique, dont V ien en peinture était l’apôtre, et auquel le nom de Marie-Antoinette dans l’ameublement demeure attaché. Le bureau plat du Garde-Meuble, le superbe bureau de Louis XVI, obligeamment prêté par MM. Lowengard; la commode en bois de rose de Mademoiselle Brach, témoignent hautement de la conception que ce grand artiste avait de la décoration du meuble. Il s’adressa d’ailleurs presque toujours, pour l’ornementation, au grand ciseleur Gouthière et aux ouvriers de son groupe. On ne peut pas, je pense, rêver meuble plus charmant, mieux pondéré et plus simple que le secrétaire en bois de citronnier de la collection Scott.

Mais, autour de Marie-Antoinette, les ébénistes apparaissaient nombreux : Carlin, François Leleu, Saulnier; puis les étrangers, Weisweiller, Rœntgen, Bennemann , dont la commode conservée au Palais de Fontainebleau, décorée d’un trophée de bronze, apparaît comme un vrai chef-d’œuvre. L’un d’eux ne nous a laissé qu’un meuble, mais il est célèbre, c’est l’armoire à bijoux de Marie-Antoinette. Schwerdfeger, auquel on venait d’accorder le brevet de maîtrise, dut la terminer en 1787. Ce meuble rectangulaire est d’une froideur extrême. C’est la fin d’un art qui allait faire place au mobilier rectiligne et compassé du Directoire et de l’Empire.

COMMODE

Marqueterie

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