ATTRIBUÉE A VESTIER
Collection de M. Scott
Dévêtue, assise au bord d'une fontaine, elle s’apprête à se baigner. L’élégance des jambes fines et longues, les courbes harmonieuses du buste, le velouté d’un épiderme comme imprégné de soleil, sont autant d’indications d’un sentiment de la beauté que le xvme siècle a possédé voluptueusement au plus haut point.
Comme pour la plupart des sculptures de Falconet ou de Clodion, c’est ce sentiment particulier de volupté à traiter le nu qui caractérise l’art du xviii® siècle, sentiment qui fut au contraire si étranger à l’antiquité.
Mettre un nom d’artiste au bas de cette œuvre ne laisse pas que d’être assez difficile. Il nous a paru, sans oser l'affirmer avec autorité, qu’on y pouvait reconnaître bien des qualités particulières à Vestier : cette aisance fine et cette grâce persuasive à fixer le charme et la beauté de la femme de son temps.