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PETITS MÉTIERS

Les EijouLiei's.

Dessi]i de M. Giiiklrau

Le besoin a donné naissance à tous les arts et à toutes les industries, mais il n'en est aucun qu'il ait perfectionné.

Si l'on est curieux de comparer les produits actuels de l'Inde avec ceux qui remontent à des temps antérieurs au patronage de

Les petits Métiers.

Les lleurs artificielles. — I.a liijuulerie. — La passementerie. — La chaussure mécanique.

Le premier de nos dessins représente un de ces aimables ateliers où le jasmin, le muguet et la rose naissent entre les doigts des jeunes filles.

Ce. te gracieuse industrie remonte à une époque très-reculée. Pline nous apprend en effet que l'usage des couronnes artificielles fut importé d'Égypte en Grèce vers l'an 350 avant notre ère. A Rome, soua les Césars, les dames plaçaient dans leurs cheveux des fleurs artificielles odoriférantes faites d'écorce de papyrus et de soie de di-

verses couleurs; ces Bimulacres de fleurs avaient le parfum de celles qu'on avait imitées. Dès le troisième siècle, les Chinois employaient au même usage la moelle de certaines plantes, les plumes d'oiseaux et diverses espèces de soieries dont plusieurs étaient tissées exprès.

Depuis longtemps en Italie et en Espagne on fait des fleurs avec les cocons, la batiste, la gaze et les étoffes de soie.

C'est vers la fin du quinzième siècle que des Italiens introduisirent cette

industrie dans notre

ipays , et c'est à Lyon

qu'elle fit ses début?. En

France, comme dans les

deux pays précités, elle

ifut exercée d'abord dans

les couvents de religieu-

Bes.Lesproduitsen étaient

consacrés à l'ornementation des autels. On n'y

em ployait guère alors que

Je parchemin, des étoffes

grossières , du papier

doré et colorié.

L'emploi des fleurs artificielles dans la parure ne s'est répandu en

France que lorsqu'on eut appris à les faire

égères et mignonnes : auparavant, celles

ijue les femmes ne dédaignaient pas de porter nous venaient de l'Inde et de la Chine. Jusqu'au siècle dernier, on ne produisit

que des fleurs de hn-

aisie. En 1738 , un

lommé Seguin, de Alan-

ss, étant venu se fixer Paris, eut l'heureuse

dée d'appliquer sescon-

iaissances en botanique ... ■ .

ten chimie à l'imitation ( ;

:es fleurs. II est le pre-

iiier qui ait songéà pren-

ire la nature pour nio-

Êle. Il découpait aux

iseaux tous les organes

iii composent les fleurs

: les coloriait au pin-

«au. En 1770, un Suisse

:iaginad'employer l'em-

•)rte-pièce, espèce de

)incon évidé avec lequel

i découpe d'un seul

mp six ou huit feuilles

1 autant de pétales. Peu

irès, on se servit du

ufroir gravé et de sa

vette, entre lesquels on place les feuilles

'Coupées pour leur donner, à l'aide d'une

esse, les nervures caractéristiques.

'Aujourd'hui on peut dire que cette indus-

e a atteint la perfection ; nos fleuristes lut-

it de vérité avec la nature, et leurs produits

n'ont pas de rivaux ; ils s'élèvent chaque an née à une vingtaine de millions.

La bijouterie, après avoir été ipendant longtemps une simple branche de l'orfévierie, a hni par iormer une industrie très-

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