GONDOLE VÉNITIENNE APPARTENANT A S. M. L'IMPÉRATRICE
national des marines orientales, particulière- il, ils sont poursuivis des galères du Grand longues, dont i's tiennent un bout en leur ment de la marine turque, qui en a compté Seigneur, alors ils se sauvent promptement bouche, et l'autre hors de l'eau. Ils sont en toule une série. En fouillant l'Archipel nous vers les Palus Méotides. Comme ils ontgagno cet état jusques à la nuit, qui n'est pas plutôt croyons qu'on pourrait trouver quelques-uns les marécages, ils enfoncent d'abord leurs venue qu'ils retirent leurs caïcs et se sauvent de ces bateaux ne naviguant pas seulement à l'aviron, comme celui qui est sous nos yeux et ceux qui couvrent les rives de Stamboul ; de même qu'autrefois , on doit encore en rencontrer ayant mâts et voiles.
Quoiqu'il soit surtout turc, le caïc doit moins sa célébrité aux musulmans qu'aux cosaques de le mer Noire. « Les pirates, raconte dans son Histoire de la Barbarie, le P. Dan (1649), vont quelquefois jusqu'à trois ou quatre lieues de Gonstantinople avec leurs caïcs tant seulement , qui sont de petits vaisseaux de rame, en chacun desquels il n'y a, la plupart du temps, que trente ou quarante soldats.
Leur flotte ordinaire est d'environ cinquante de ces barques, qui sont fort légères : de manière qu'avec elles ils donnent la chasse aux Turcs, le long de leur côte, et osent bien même descendre à terre,
où ils font d'étranges dégâts dans les villages. » barques sous l'eau, où ils demeurent long- de ces charmantes petites barques que l'on Le vénérable historien termine par un trait temps cachés. Etd'autant que cela leur serait voit errer sur les eaux, si souvent traversées qu'on ilevra citer, si l'on écrit jamais l'his- difficile, s'ils n'avaient de quoi respirer, ils par l'amoureux Léandre. Sa Majesté le fit toirc (les plongeurs. « Que si de hasard, dit- usent pour cet effet de certaines cannes assez venir, il y a trois ou quatre ans, do Constan-
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MUSEE. RETHOSl'ECTIE.