SI
vail destiné à cliasser l'air de l'intérieur du luyau de verre, l'ouvrier approche de sa lampe et, mettant le liquide en ébullitioii, le fait monter jusqu'au sommet du tube; l'air est ainsi refoulé par la colonne de mercure ou d'alcool. C'est alors que l'ouvrier s'empresse d'opérer la fermeture de l'appareil; il ne lui reste plus qu'à le fixer à la planchette avec de légers fils de fer.
Ce travail minutieux, que l'on peut suivre attentivement à l'Exposition universelle, s'opère ordinairement dans des ateliers composés d'un petit nombre d'ouvriers.
Il est payé à la journée, et, àcausedes soinsqu'il exige, il no permet pas au meilleur ouvrier de livrer plus de douze thermomètres dans les dix heures. Ce travail n'en est pas moins rémunératoire et fait gagner à l'ouvrier de quoi être largement à l'abri du besoin.
Ajoutons que les fabricants de thermomètres construisent aussi les baromètres, les alcoomètres et tous les instruments de cette nature.
Paul ïîellkt.
Les Meubles de M. Sauvrezy. — Classes 14 et 15.
C'est M. Sauvrezy que nous avions en vue, lorsque dans notre appréciation sur les meu-
CANON GAUDET. — Dessin de H. NoCl.
bles de Jl. Beurdeley nous nous exprimions ainsi :
« A côté des artistes chercheurs qui interrogent leur propre génie et lui demandent une forme neuve, un style nouveau qui soient la caractérisation de leur époque, nous devons placer ces autres artistes dont le goût et
la science des styles anciens constituent le principal mérite, et qui savent admirablement faire revivre dans toute leur pureté,
les conceptions des grands siècles éteints
Les premiers sont les poètes de l'art, les autres en sont les historiens.»
Saisissons l'occasion que nous offre M. Sauvrezy de compléter notre pensée. En lui, nous avons affaire à un chercheur, à un artiste de l'ébénisterle.
.En effet, l'esprit qui a présidé à la conception du meuble que nous reproduisons, est complètement nouveau et n'a point d'analogue.
En vain appelleronsnous ce meuble une crédence Renaissance; nous céderons ainsi à une manie de classification qui est une des nécessités de notre époque.
Les caractères principaux de la crédence de M. Sauvrezy sont une simplicité expressive dans le dessin, un soin extrême de la silhouette au moyen des grandes lignes, une sobriété de bon goût dans les détails d'ornementation, et enfin une parfaite harmonie dans l'ensemble, qualités qui pour un meuble comme pour un
ijjjlj
CANONS DK LA MARINE FRANÇAISE. — Dessin de M. Weûer.
STRÉE.
monument sont fondamentales ; car un meuble n'est pas autre chose qu'une œuvre d'architecture de dim.ensions réduites, et dans laquelle le bois remplace la pierre.
Remarquons tout d'abord, dans cette crédence, la sage proportion qui a été gardée entre le corps du haut et le corps du bas; rien de massif et rien de maigre : quatre pilastres supportent aisément la partie pleine du corps supérieur, qui s'y repose tout naturellement. L'œil s'y dirige sans effort; rien ne le disirait du centre logique du meuble, de ce qui constitue son véritable emploi.
L'ornementation y est sobrement ménagée, tout en conservant son rôle essentiel, qui est démarquer la physionomie de l'œuvre.
De même que dans la figure se résume l'expreision humaine, de même dans le corps principal d'un msuble on concentre son caractère artistique.
C'est ainsi que de chaque côté du corps supérieur et dans les paràes pleines, sont jetés avec une exquise délicatesse deux charmants émaux de Po/)rim; deux cariatides soutiennent le corps vide du milieu et sont inspirées de l'école de Germain Pilon, ce q^ii reviendrait à dire, sans métaphore, qu'elles poàsèJent cetto grâce, cetlo finesse, cette silhouette exquise qui distinguent les œuvres de cet artiste.
En dehors de cela, point d'abus de sculptures.
Que signifie, au reste, ceUe profusion de coups de ciseaux qui accrochent l'œil et, au lieu de le captiver, l'irritent et le fatiguent? Un meuble tourmenté me tourmente.
Jetons maiutenant un regard sur la partie accessoire du meuble. Je veux dire sa base.
Là peu d'ornements; à peine de quoi rehausser la nudité de bon goût des pilastres carrés légèrement gainés; deux médaillons en bronze argenté en marquent le centre.
Enfin un dernier coup d'œil à distance nous fera saisir et admirer l'unité sévère et gracieuse à la fois de cet eiisemble.
Or, savcz-vous d'oii vie::t cette unité rigoureuse et séJui santé qui brilledans les menhics de M. Sauvrezy? Elle vient de ce que, a la fois dessinateur, sculpteur et ébéniste, il compose, sculpte et assemble lui-même ses créations -
Pour aller plus vite, l'industrie moderne emploie plusieurs cerveaux et plusieurs bras. L'unité en souffre. Un meuble ainsi exécu.é est comme un livre fait par plusieurs auteurc*. Si un censeur vient examiner à son tour l'ensemble, il lui faut une grande énergie pour no pas détruire le travail de chacun eu y substi tuant son inspiiation persoanelle.
L'exposition de M. Sauvrezy est en outre une preuve éloquente que l'art est absolument indépendant du luxe avec lequel on le coufond sans cesse. En effet, il apporte le même soin à un meuble modeste qu'à un meuble de prix. Il n'est pas fait, il est vrai, pour celle producdon a la vapeur, signe du
notre époque; à lui la création des modèles, à d'autres le soin de les multiplier.
Je laisse à regret cstte exposition ; et tout en déplorant que le jury n'ait pas rendu justice à son auteur, dont la réputation n'est cependant pas à faire, je ne veux pas teruiiner celle étude sans signaler encore un admirable meub'e d.i cabinet en poirier noirci, et un délicieux bijou de pendule en éb ne, genre Louis XVl^ composé et exécuté dans un sentiment exquis.
CeUe pendule est vendue à un étranger, — à un Russe, je crois ; — c'est ainsi que nos plus jolies merveilles s'enCuient hors de' la France. Telle est au reste la conséquence de la supériorilé de nos artistes. Nul n'élaut prophète en son pays, un grand nombre d entre eux sont célèbres à l'étranger avant d'être connus en France !
Qu'en disent nos Mécènes? et qu'en diront nos neveux?
A. Chiiiac.
L'Artillerie de la marine française à l'Exposition universelle.
Les personnes les plus étrangères aax choses de la guerre ont entendu parler des pièces énormes d'artillerie employées maintenant dans tous les pays par la marine militaire. Durant plusieurs mois nous avons vu la foule curieuse se presser autour des canons gigantesques que l'Angleterre, la Prusse et la Suède avaient envoyés au champ d.' Mars, et se demander avec une certaine inquiétude, en ne trouvant dans l'exposition française aucun spécimen de notre artillerie navale, si nous avions des canons capables de lutleravec ces formidables engins de destruction. A coup sûr nous lo pouvio:is san.s crainte, mais les savants olUciers qui venaient d'accomplir d'une façon si remarquable! la t'ansformalion de notre artillerie de marine, n'avaient pas prévu que, dans le pacifique concours de 1SB7, les machines de guerre tiendraient une place au. si importante. Celte lacune fut bien vite comblée, cl notre dessin représente la position pittoresque occupée, à l'entrée de la grande voie qui passe sous le pont d'acier et conduit vers l'intérieur du jardin, par le parc de l'artillerie de marine.
Auprès des petites pièces de bronze destinées aux compagnies de débarquement, on a placé les quatre gros canons de seize^ dixntuf, vingt-quatre et vingt-sept centimètre.j, types du nouvel armement de la flotte. Ces canons sontrayôs, en fonte renforcée jusqu'à une certaine distance eu avant des tourillons par des f(ettes d'acier, sorte d'anneaux placé.i à cba n! sur le corps de fouie, ayant par la
nature de leur composition une grande élasticité, en sorte qu'elles le maintiennent commn pourrait le faire un ressort an moment où la dilatation des gaz de la poudre tend à disjoindre Irs parois. Ils pèsent, selon leur grosseur, 5000, 8000, 14 000, 22 000 kilogrammes, et lancent les projectiles creux et les projectiici massifs à des distances qui peuvent atteindre 7800 mètres, c'eal-à-dire, à près de deux lieues. — Un cinquième canon les domine tous de sa masse gigantesque, c'est le canon monstre de quarante-deux centimètres, pesant 37 000 kilogrammes et lançant, avec une charge de poudre de cinquante kilos, un boulet massif sphérique de trois cents kilos. Ce canon, destiné à l'armement des côtes, repose sur un affût du poids de 20 000 kilos. Tous ces canons se chargent par la culasse; et leur arrière se trouvant ainsi dégagé, la pièce, malgré son poids énorme a une véritable élégance.
Le bon marché relatif des pièces françaises et les garanties de résistance et de solidité qu'elles ont données , doivent êtiti particulièrement remarquées. Elles coûtent irois fois moins que les pièces anglaises. Un canon Armslrong revient à plus de qualio francs le kilogramme, le canon de marine française, à un franc. — Ainsi un canon Armslrong pesant 20 000 kilos coûtera plus de quatre-vingt mille francs, — le canon français vingt mille francs seulement, et il pourra tirer mille coups sans aucun danger d'explosion La justesse du tir est égale aux longues portées, et elle e>t due au système adopté pour les rayures et pour le forcement du projectile dans l'âme de la pièce : mais pour en arriver là, combien, depuis des années, a-t-il fallu d'efforts, de science et le avai' persévériînl et sans relâche!
En 1855, l'artillerie de terre entreprenait à Calais, par ordre de l'Empereur, des essais sur les canons rayés qui perlaient surloutsur le forcement du projectile. Les piiices étaient eu bronze. Sur un rapportdu colonel Frebault, maintenant général et chargé de la direction de l'artillerie au ministère de la marine, les expériences furent reprises au polygone de Gavres près Lorienl sur les pièces on fonte; et, après avoir reconnu que l'inclinaison des rayures, et le système des linons adaptés aux projectiles pour produire le forcement devaient être modifijés à cause de la fonte, on obtint des résultats très-remarquables pour la portée, la justesse du tir et la résistance-de la pièce. Pendant que l'Angleterre dépensait près de cent millions en essais infructueux pour aboutir à un système auquel il fallut bient >t renoncer, les savants et modestes officiers de notre artillerie de marine, dont le dévouement n'avait reculé devant aucune fatigue, parvenaient à utiliser tout noire vieux matériel et à obtenir presque immédiatement, et sans nouveaux crédits an budget, une arlillerie douée d'une grande puifsanee et qui était alors supérieure aux
artilleries étrangères. Pour le moment cela suffisait : car, être prêt à temps et avant l'ad- Yersaire est le point capital : mais, les travaux du polygone de Gavres continuaient sans interruption. — Tout était observé, décrit, analysé : et de rcclierclie en recherche, et d'expérience en expérience, quand la guerre d'Amérique et les tendances de pli s en plus marquées vers les gros calibres, produites par une plus grande force de résistance don-ïée aux plaques de cuirasses protégeant les navires, et par les travaux des polygones anglais, eurent fait comprendre la nécessité d'une artillerie complètement nouvelle, nous étions prêts encore. Pendant que les autres nations, et en particulier l'Angleterre, hésitaient entre divers systèmes, notre artillerie de marine, secondée pîr les travaux de l'arlillerie de terre, présentait un système qui réunissait réconomie, la sûreté, la pénétration, la portée et la rapidité plus grande dans le tir, ainsi qu'une diminution dans le nombre d'hommes nécessaires au service, tant à cause du pas de la rayure et du double rang de frettes ou anneaux d'acier qui venaient enserrer une partie de la pièc^ en fonte, que par le chargem ent par la culasse et l'excellence de la fermeture.
Combien dureront ces nouvelles pièces et ne seront-elles point remplacées bientôt par des pièces d'acier qui donneront les mêmes résultats sous un moindre volume et avec un poida inférieur'? Nul ne saurait le dire. — La question des canons d'acier est une des préoccupations de nos artilleurs. Déjà l'usine d'Essen en Prusse, appartenant à MM. Krupp, en a fabriqué une quantité considérable, et l'un de nos dessins représeite le canon d'acier que MM. Petin et Gaudet, les habiles métallurgistes de Rive de Gier ont étab i pour la marine : mais les données scientifiques varieront peu. Il n'y a plus là qu'une question de fabrication d'une grande importance.
L'harmonie de ces masses qui semblent destinées à des Titans, l'effort d'infelligence et descience employées à combiner toutes es parties surprend plus encore que leur grandeur. Quel sujet d'élonnement lorsque l'on pense qu'une nation civilisée esfcondamnée à ces gigantesques travaux destinés à créer la destruction à une époque qui se pro»lanie l'ère du progrès et de la civilisation, si elle ne veut se condamner elle-même et succomber au milieu des ambitions rivales ! La force devenue l'unique sauvegard î et le concours paciBipie du champ deMars transformé en concours des instruments de guerre, voilà pour la politique et l'Exposition de 18G7 de singuliers spectacles. Remercions dose au moins nos artilleurs de nous donner, par les magnifiques échantillons qu'ils exposent, la sécurité relative, et la confiance que la vue de ces engins prolecteurs doit insjitrer.
Co.MTE DE CaSTKLUKH.
Les Ornements d'église.
Monsieur le rédacteur eu chef.
Vous avez désiré qu'un homme appartenant à l'Église traitât des orne-nents qui servent au culte catholique et que l'Exposjtion place sous hs regards du monde entier.
Je remplis volontiers cette tâche et je jette sur le papier, avec mes impre39ions personnelles, les quelques renstignemtnts techniques que j'ai pu recueillir.
De tout temps la forme dei ornements sacerdotaux et les tissus qui entrent dans leur compo ition ont été l'objet du plus grand soin, d'un soin presque aussi minutieux que ce qui concerne le cérémonial liturgique.
C'est merv,?ille de voir avec quelle sollicitude les industriels qui ont exposé au Champ de Mars de vrais chefs-d'œuvrj de broderies religieuses, ont suivi les traditions des arts anciens en les relevant par les progrès auxquels la science moderne est parvenue.
Tous les compte s rendus ont été unanimes à cet égard. C'est bien à la broderie religieuse qu'il faut assigner le premier rang pour les travaux artistiques que l'aiguille ou le métier ont produits.
Il faut donc constat r que le travail moderne surpa se, sinon en richcjse, du moins en perfection, celui des anciens artistes, si grandes que fussent, d'ailleurs, leur adresse et leur patience p :ur peindre avec de la laine ou de la soie les sujets religieux dont ils décoraient les ornements d'église.
L'importance accor lée, par le jury de l'Exposition, aux broderies religieuses appelle naturellement notre attention. Elles ont valu au représentant de la maison Biais aîné, fils et Rondelet, la croix de la Légion d'honneur.
La gravure qui est insérée dans ce numéro représente trois des principaux objets qu'on remarque dans la vitrine de ces exposants, ce soit : une chasuble de mariage, en moire antique blanche; une chape hrmléc à deux faces, et une mitre en drap d'or fin, du style gothique le plus pur du quatorzième siècle.
1! est plusieurs branches de productions artistiques chez lesquelles les secr jts du passé se sont perdus. MM. Biais et Rondelet se sont chargés de nous prouver qu'il n'en est pas ainsi pour la broderie religieuse, La mitre épiscopale que nous venons de signaler est d'une exécution tellement hors ligne, qu'on la dirait plutôt destinée à figurer dans un musée qu'à ceindre le front de quelque prince de l'Église. Tel eal, du r. ste, le sort des anciennes œuvrfs de ce genre, et l'on conserve encore, à l'abri de l'usage, à Saint-Étienne de Chà'ons, une niilre de saint RIalachie, ar-
chevêque d'Armagh, primat d'Hibernie et ami de saint Bernard.
Pour caractériser !a délicatesse d'exécution de l'image du Sauveur brodée sur l'un des côtés de la mitre exposée par MM. Biais et Rondelet, nous ne saurions mieux faire que d'emprunter les expressions de Vasari décrivant une chape brodée par l'aolo de Vérone, sur les dessins du peintre Antonio dcl Pollaiullo : « Le brodeur rendit les figures avec l'aiguille aussi bien qu'Antonio aurait pu le faire avec le pinceau. On ne sait ce qu'on doit le plus admirer du beau dessin de l'un ou de l'étonnante patience de l'autre. Cet ouvrage demanda vingt-six années de travail. »
Nous qui pouvons comparer dans les galeries de l'Histoire du travail les anciennes broderies avec les nouvelles, que dirons-nous à notre tour? sinon qu'avec une perfection plus grande, s'il est possible, MM. Biais et Rondelet mettent cinquante-deux fois moins de temps. Or, en voyant la mitre elle-même et non l'image que reproduit notre dessin, on oublie, en quelque sorte, la richesse des matières mises en œuvre, la splendeur et 'e prix élevé des tissus, et l'on se rappelle ces mots du poète décrivant le palais du Soleil :
Materiani superabat opus.
Dans la même vitrine se trouvent exposés divers types d'ornements d'Église de tous les temps et de tous les pays catholiques; la chasuble romaine en lame d'argent fin; la chasuble d'Espagne, sans autre croix qu'une simple ligne droite sur le devant; l'amphibal de-i premiers temps de l'Église; la chape italienne de forme espagnole richement brodée à double face, réversible et sans envers; plusieurs bourses de salut et une bannière: tous ces objets d'uu fini irréprochable.
Il y a plus, certaines broderies de cette exposition attirent l'atlenlion par une exécution toute nouvelle.
Nous en citerons une faite avec le point an passé, formant, sans qu'on puisse apercevoir les nœuds, un mêm; dessin, apparaissant sur les deux faces avec des couleurs différentes. C'est là ce qu'on peut appeler un tour de force.
Une des bourses de salut dont nous a.vons parlé plus haut est brodée à l'aiguille, au vrai point des Gobelins. C'est en réalité la seule de cette sorte qui figure à l'Exposition.
Enfin, d'autres ravissantes broderies soit à couchiire plate, soit en relief, indiquent qu'aucun genre n'est au-dessus de l'habileté de MM. Biais et Rondelet.
Maintenant, si nous devions toucher à l'économie politique, nous aurions bien des considérations à présenter sur les conditions de production qu'exige une industrie aussi développée et aussi délicate. Ce ne sont pas seulement, comme on se l'imagine par fois mal à propos, les graudes usines qui demandent un capital considérable. 11 s'agit ici de
L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE liiOT ILLUSTHÊE.
fabriquer avec art, de manier des matières d'un prix élevé et d'iittendre le résultat lointain, mais infaillible, d'un capital considérable de savoir, de goût et d'expérience.
Tels sont les enseignements qui résultent de l'Exposition de 1867; or la maison Biais et Rondelet, qui a pris part à toutes les grandes expositions depuis celle qu'organisa le citoyen François de Neufcbâteau et qui y obtint sa première récompense, a cependant une certaine difficulté à exposer aux yeux du public ses plus belles œuvres.
11 est tel souverain qui se réserve la première Yue de ses commandes. C'est ainsi que dernièrement, l'ambassadeur d'une reine catholique dérobait aux regards de la France de magnifiques ornements qu'on admire aujourd'hui dans une chapelle royale. Aussi n'est-ce pas au Champ do Mars qu'on peut trouver la représentation complète de l'industrie de ces exposants.
Ajouterons-nous en terminant que par la manière dont ils ont organisé leurs ateliers, MM. Biais et Rondelet ont résolu le problème économique, conforme à cette merveilleuse loi qui diminue le prix de revient, augmente la qualité du produit en l'améliorant, en raison de la puissance de la fabrication et de la 81*1reté des procédés?
Nous croirions manquer à ce qui est dû à la mémoire du respectable chef de la maison Biais, si nous ne rappelions ici qu'aux jours