‹ L'Exposition universelle de 1867 illustréeChapitre 74 sur 134 · LA CHASUBLE · texte numérisé non relu

LA CHASUBLE

néfastes de la révolution, cet intrépide catholique exposait courageusement sa tête à l'échafaud en fournissant, malgré les édits, des vêtements sacerdotaux aux prêtres persécutés et forcés de célébrer dans l'ombre les mystères sacrés.

Les béritiersde cethomme vénérable n'ont pas eu, heureusement, à faire preuve d'un sem'olable héroïsme. Mais ils contribuent à leur manière, avec un zèle et une intelligence dont on ne saurait trop les louer, à rehausser,

ORNEMENTS U'iiGLISE : LA MITRE.

MM. Hoûdelct et Biais.

autant qu'il dépend d'eux, la majesté du culte, par l'exécution consciencieuse et la splendeur artistique de leurs remarquables travaux.

L'abbé E. Ciimiac.

CHRONIQUE

Paris, 24 oclûbre.

Force nous est de résumer, faute de place. L'Exposition sera définitivement close le 31 octobre. M. le commissaire général avait promis de l'ouvrir le 1" avril : il l'a fait. Il avait fixé la fermeture au 31 octobre : il ferme. Du début à la fin, il tient fidèlement sa parole. Ne pouvant l'en blâmer, il faut bien que nous l'en félicitions. Ce qui arrivera après le 31 octobre n'est plus de sa compétence ni sous sa responsabilité. 11 mettra en adjudication les débris du Palais et du Parc au 1 novembre, à moins qu'une .autorité supérieure n'intervienne. L'espérance de cette haute intervention ne nous est pas interdite.

La dernière semaine est la période des libéralités. On a mis à la discrétion, pour ainsi dire, de la Commission d'encouragement les entrées de faveur. Quelques journaux ont prétendu qu'en donnant à un ouvrier un billet d'entrée, on faisait une sorte d'obligation à sa famille de payer pour le suiift'e. Ces journaux ont eu tort. Sur la référence d'un

délégué, la Commission d'encouragement délivre des billets de famille.

Notre cher collègue M. Godillot a fait mieux : il a couvert la dépense d'un jour d'Exposition pour ses 3500 ouvriers; ce qui prouve d'abord qu'il a 3500 ouvriers, et qu'il u en a trouvé aucun indigne de profiter de sa largesse. Beaucoup de patrons ont fait comme M. Godillot; et ce n'est pas leur faute, s'ils l'ont fait sur une moindre échelle. Un industriel qui défraye 3500 ouvriers est un maréchal de l'armée du travail.

Nos exposants, rendons-leur ce témoignage, ont mis leur honneur à ne pas dégarnir leurs vitrines devant cette invasion d'entrées gratuites. Quelques-uns, au contraire, les ont mieux parées, ce dont nous sommes fiers I pour eux.

Savez-vous que le Champ de Mars, depuis quelques jours, est devenu un bazar de première importance? On n'a pas idée du nombre des ventes, <à livrer au 31 octobre. L'occasion est bonne pour les acheteurs, qui peuvent choisir, comme pour les vendeurs, qui veulent liquider leur exposition.

Je regrette de n'avoir pas fondé une maison de eonimission, pour renseigner mes clients surcequ'ily aà acheter eià vendre. J'ai manqué là un coup de fortune: mais on ne s'avise jamais de tout.

Tout le monde est sur le pont au Champ de

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