FLORE ORNEMENTALE DES JARDINS
PARCS ET JARDINS. 201
Parmi les arbres transplantés au chariot, citons un grand nombre d'espèces diverses d'Acer, dVEsculus,
Ailantus, Betula, Catalpa, Cedrela, Pagus, Fraxinus, Gleditschia, Gymnocladus, Juglans, Magnolia, Pavia,
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Paulownia, Plataniis, Populus, Pterocarya, llobinia, Salix , Sophora t Tilia, Ulmus, etc.
Parmi les arbres à tige, Acer (nombreuses variétés), /Esculus , Ailantus, Alnus, Citrus, Elœagnus, Fagus, Fraxinus, Gleditschia; Malus, Juglans, Morus, etc.
Parmi les arbres résineux : Abies , Araucaria, Odrus, Cepbalotaxus , Cryptomeria , Larix,Pinus, Séquoia gigantea, Thuya , Salisburia , etc . Parmi les arbustes à feuilles cadu-
Aralia , Bcnzoin , Berberis,Broussonetia , Callicarpa, Calycanthus , Caragana , Cary a , Cercis, Cham.i'cerasiis, Chionanthus, Coriaria, Coronilla, Cydonia, Cytisus, Citrus, Deutzia, Desmodium,
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PARCS ET JARDINS
EUeagnus, Hibiscus, Indigo fora, Leycestoria, Magnolia, Potentilla, Prunus, Ptelea, Ribes, Robinia, etc. Parmi les arbustes à feuillage persistant : Abelia, Arbutus, Atriplex, Aucuba, Baccbaris, Bambusa, Buddleia, Buxus, Kvonymus, (îarrya, (îenista, Ilex, Laurus, Ligustrum, Mahonia, Phlomis,Quercus, Rhamnus, Vibumum, etc. Parmi les arbustes de terre de bruyère : Andromeda japonica, Azalea, Kalmia, Rbododendron (150 variétés hybrides). Parmi les arbustes grimpants : Akebia, Ampélopsis, Aristolochia, Bignonia, Glematis, Gobaea, Jasminum, Periploca, Rosiers, Rubus, otc.
Parmi les végétaux variés, groupés ou isolés sur les pelousrs : Acantbus, Agave, Alca»a, Anémone, Aralia, Arundo, Bambusa, Canna, Chaimerops, Cocos, Croton, Dahlia, Krylhrina, Eucalyptus, Eulalia, Ficus, Gynerium, Heliotropium, Jubœa, Lantana, Latania, Magnolia, Musa, Onopordon, Parella, Phœnix, Phlox, Pœonia, Rheum, Ricinus, Rosiers, Solanum, Statice, Wigandia, Yucca (I).
Au total, il y a au Champ-de-Mars :
Arbres au chariot 538
Arbres à tiges, baliveaux, pleureurs \ ,:>2i
Arbres résineux 208
Arbustes à feuilles caduque* 10,315
— — persistantes 13,126
Arbustes, terre de bruyère 1,224
— grimpants 3,:>i.!»
Végétaux variés groupés ou isolés sur les pelouses. K03
Total . . . 33,373
[\) Voir pour la flore ornementale des parcs et jardins l'ouvrage suivant : l'Art des Jaritins, par A. ÀLPBAND (directeur général des travaux de la Ville de Paris). Étude historique, composition des Jardins, plantations, décoration artistique des parcs
11 est presque superflu de dire tout le succès qu'ont eu les jardins, le jour et même la nuit, avec leurs brillantes illuminations. Les fleurs a la lumière électrique, entourées d'une demi-pénombre, produisent un efl'et charmant; les massifs, comme éclairés par la pleine lune, tranchaient par leurs perspectives sur les carrés aux couleurs vives et bien nuancées. Les jours de fête et les dimanches, le public a malheureusement envahi, plus d une fois, les pelouses et saccadé les massifs. Les dégâts se comptaient par milliers de francs. Mais un jour après les vides étaient combléset les jardins reprenaient leur belle apparence. La toilette était faite. Que de fois, hélas! il a fallu recommencer et que de fleurs et d'arbustes rares ont été brisés par un public inconscient! N'importe, jusqu'au dernier jour, les jardins ont fait l'admiration des visiteurs et des amateurs.
et des jardins puMies. Traité pratique et didactique. — 3e édition. Ouvrage de luxe in-i°, avec M2 illustrations représentant des plans, kiosques, ponts, tracés, détails et architecture pittoresques de la flore ornementale. — J. Rothschild, éditeur.
PALAIS DES MACHINES
La galoriedes Machines. — La grande nef. — Dimensions. — Demivoûtes à articulation*. — Les grandes ferme* métallique* en 1818 et 1889. — Fermes de Dion. — Hauteur au faîtage. — Emploi architectural du fer. — Vestibule d'entrée. — Escaliers, rampes, verrières, motifs décoratifs, figures allégoriques. — Période de construction. — Les fondations. — Le sous-sol du Champ -de - Mars. — Les piles. — Massifs de maçonnerie. — Piles à pilotis. — Montage et levage des grande* fermes à 45 mètres de hauteur. — Entreprise Cad; entreprise Fives- Lille. — Les travaux.
|e palais des Machines est un véritable temple élevé en l'honneur de la métallurgie et de l'architecture modernes. Nous sommes à l'aurore d'un autre âge industriel, de l'âge de fer, et surtout de l'acier; l'emploi du métal va amener des transformations profondes dans rétablissement des grandes constructions. On adopte de plus en plus les longues portées et les dimensions géantes. A l'Exposition, les arceaux de la galerie s'élèvent d'un jet vigoureux, sans aucun point d'appui intermédiaire, à des hauteurs que l'on n'avait pas encore atteintes. Sous cette vaste étendue, aucune colonne de soutien n'arrOte le regard ou ne rompt les perspectives. On
dirait d'une voûte immense délicatement posée sur le sol d'un seul bloc et tout d une piet é. C'est grandiose.
La grande nef, cependant, représente un rectangle de 420 mètres de longueur et de 115 mètres de largeur : le double de la longueur et de la largeur de la
nef du palais des Champs-Elysées de 1855 ; elle couvre une surface de 4 hectares et demi. La hauteur est de 45 mètres au faîtage. La colonne Vendôme y tiendrait à l'aise.
L'auteur du palais des Machines est M. Dutert. Il l'a conçu tout entier, il l'a dessiné; il en a étudié les détails et surveillé l'exécution; il a été assisté, tant dans les études générales que dans la direction des
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travaux, par MM. Blavette, architecte, grand prix de Ftome, premier inspecteur; Deglane, deuxième inspecteur, et Eugène Hénard, architecte, premier sousinspecteur (i).
Les dimensions exceptionnelles de la nef ont néces-
site de longs calculs de contrôle; on ne pouvait prendre aucun terme de comparaison; il a fallu résoudre de nombreux problèmes de résistance pour
(1) Le Comité do la Presse avait été chargé do décerne r le prix Osiris de 100,000 francs, destine à l'invention ou à l'œuvre lu plus importante de l'Exposition. Après avoir rendu hommage .i la magnificence des palais dos Beaux-Arts et des Arts libéraux, construits par M. Formigé, et au Dôme central, construit par M. Bouvard, le Comité a décide (pie le prix de 100,000 francs devait être décerné aux constructeurs du palais des MacluiVOS : M. Dutert, l'architecte qui en a conçu l'idée, recevra 20,000 francs
assurer la stabilité d'un édifice aussi colossal, pour déterminer et arrêter les dimensions des pièces de métal, etc. Tuus les calculs ont été faits par M. Contamin, ingénieur en chef du contrôle des constructions métalliques, assisté de M. Charton, ingénieur en chef
Fi g. UW. — Avant-projet du Palais ilt-
adjoint, et de M. Pierron, ingénieur. M. Contamin en particulier a dù se livrer à un travail de bénédictin; il a dù examiner, au point de vue de la résistance et
M. Contamin, l.'».O0O francs, rl les ingénieurs ou architectes qui nul coopère à l'œuvre, MM. Charton, Pierron, lV«rlan«\ Ulavclte, lièiianl, charnu ; 1,0 00 francs.
Le* cinquante autres mille francs seront distribués aux ouvriers du palais »l ■«< Machines.
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de l'économie des pièces métalliques, toutes les constructions du Champ-de-Mars. Il est juste que ces noms restent attachés à une œuvre qui comptera certainement parmi les plus remarquables de notre époque. En 1878, déjà, M. de Dion avait fait une première
chines par M. Dutcrt (février 1887).
tentative audacieuse en construisant la galerie des Machines sans aucun tirant ; la galerie était élégante et d'un bel effet. Les fermes de la galerie étaient solidaires avec les pieds-droits encastrés dans des dés de maçonnerie. Mais ces fermes n'avaient que 30 mètres de portée, et la hauteur de la galerie ne dépassait pas 25 mètres.
On pourrait encore citer le hall de la gare Saint-
Pancrace, de Londres ; les fermes n'ont pas, en apparence, de points d'appui intermédiaires; en réalité, on a relié les pieds-droits par des tirants cachés sous le plancher, et la portée des arcs n'a que 73 métrés. En 1889, on s'est décidé à adopter un tout autre
Fio. 170. — Vue d'ensemble «le la graude net «lu Palaifl «1rs Machines» au moment do l'achèvement du montage, prise du haut de r«vhafau<lage Pives-Lille.
système déjà employé, il est vrai, par Oudry, en France, au pont du port de Brest, pour certains grands viaducs métalliques, et ensuite dans quelques gares en Allemagne; mais il n'avait pas encore été appliqué sur une échelle aussi colossale.
On a composé chaque ferme de deux arceaux appuyés par leurs bases sur des tourillons lixés à des massifs de maçonnerie et venant buter au faîtage sur un autre tourillon Chaque demi-arceau a donc
PALAIS l) K S MACHINES.
en bas et en haut un seul point d'appui commun. Ces demi-arceaux sont comme articulés à charnière à la base et libres au faîtage, de façon que tout le sommet, sous l'action de la chaleur ou du froid, peut se déplacer un peu, monter ou descendre. En réalité, ce mouvement de déplacementne dépasse pas, en hiver ou en été, quelques centimètres (1).
On a choisi de préférence à tout autre ce système intéressant, non pas dans le but de faire nouveau, mais parce qu'il facilitait notablement le calcul des efforts auxquels sont soumises les pièces et qu'il conduisait en fin de compte à des résultats économiques. La méthode donnait le moyen de préciser avec sûreté les dimensions strictement nécessaires et d'édilier la construction avec le minimum de matière. Ces fermes à articulation ont permis de diminuer
(I) Pour une différence do température de *;0o (— 150 Cn hiver et + 35« cn été), chaque demi-ferme ne s'allonge que do l centimètres.
Fui. 171.— Détail du pie»! «l'une grande ferme a articulation libre.
de beaucoup la dépense. En 1867,pour abriter les machines, on avait employé 154 kilog. de fer par mètre carré de surface couverte. En 1878, on avait réduit ce chiffre à 140 kilog. En 1889, il est vrai, le nombre monte à 148 kilog., mais la quantité de métal par mètre cube d'air enveloppé dépasse à peine 4 kilog. et demeure très inférieure aux chiffres des expositions précédentes.
On a pu éviter aussi l'emploi de tirants qui auraient fait beaucoup moins bon effet au point de vue architectural et auraient gêné ultérieurement l'installation des machines. Quanta l'idée de mettre des tirants sous le plancher comme à la gare Saint-Pancrace, elle eût conduit à des dépenses plus grandes. Les tirants, pour les vingt fermes, auraient nécessité un supplément de poids de plus de 600,000 kilog. (30,000 kilog. par tirant), d'une valeur moyenne bien supérieure au prix de la construction, et un développement de plus de
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2,300 mètres de caniveaux maçonnés. L'excédent de maçonnerie des fondations pour résister aux poussées est loin de représenter la dépense occasionnée par la suppression des tirants. D'ailleurs, les fondations pour les machines de la galerie n'auraient pas permis l'établissement des tirants.
Toute l'ossature de la grande nef du palais estcons-
Fig. 17:i. — Vue de la grande forme on raccourci, prise de la Galerie
du 1" otage.
tituée par la succession de vingt fermes a- treillis de 115 mètres de portée, soit 57"', 50 pour chaque demiarceau; elles sont espacées de 2im,50, sauf pour la travée centrale, qui mesure â 6 m, 40, et les deux travées extrêmes, qui ont 25m,30.
Chacun de ces grands arcs métalliques a la forme d'une ogive surbaissée. Ils sont maintenus dans leur écartement, entretoisés par six cours de pannes ou
longues poutres longitudinales. Trois cours de chevrons en fer parallèles aux grandes fermes réunissent les pannes entre elles et contribuent à soutenir les petits fers qui constituent la couverture proprement
dite. L'ensemble est ainsi rendu très rigide, et les fermes ne peuvent s'incliner ni sortir île leur logement sur le tourillon supérieur du support. Deux pannes très voisines du faîtage consolident la construction et portentdes* solives qui soutiennent le petit chemin de service qui court au dessus du sommet de
Ko. I7i.— Ba«-c6téi du Palais dos Machines,
i" étage. Chaque ferme
est composée de
panneaux à croisillons, un long et un court alternés.
Chaque anneau forme un véritable caisson à clairevoie. Seul le panneau qui constitue le pied de la ferme est plein. Il se termine à son extrémité, qui s'amincit en trapèze, par une sorte d'encoche ou de logement cylindrique qui épouse la forme du tourillon d'articulation. Le tourillon repose sur un coussinet logé
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lui-même dans une épaisse plaque de fonte fixée au massif de maçonnerie par six gros boulons solidement ancrés. Et c'est tout. Pas d'autre point d'appui.
En sorte que la nef peut être assimilée à deiix grandes demi-voûtes en fer s'appuyant simplement a
Fia. l~'>. — Vue intérieure de la Galerie dei Machines avec U*s transmissions inccani<mcs.
la base sur des tourillons, au sommet sur de petits rouleaux d'acier, et s'ouvrant ou se fermant un peu selon les variations de température.
La poussée de la ferme sur chaque articulation des pieds-droits est évaluée environ à 115,000 kilogrammes y compris les surcharges accidentelles, neige ou vent fort de 40 mètres; les pièces métalliques
2!K CAUSKRIES SCIENTIFIQUES.
ont été calculées en conséquence et elles ont déjà subi l'épreuve de l'hiver de 1888, pendant lequel les neiges ont été abondantes; on n'a relevé aucune dé formation sensible.
Le poids d'une forme courante est d'environ HM» tonnes. Le poids des fermes delôte, un peu plus larges et exposées au vent, est de 240 tonnes. Le poids d'une demi-travée de pannes, chevrons, fors à vitrage, estde62 tonnes; le poids des pièces formant paroi verticale (sablière, chéneau et arc d'une demi-travée), est de 23 tonnes. Bref, le tonnage do la grande nef du palais des Machines s'élève à 7,400,000 kilogrammes. C'est un chiffre à peu près équivalent a la masse de fer qui entre dans la construction de la tour Eiffel.
La surface d'appui de chaque rotule des fermes audessus du coussinet étant d'environ 68 centimètres carrés, il en résulte que cet énorme poids de fer repose uniquement sur une surface de fonte qui ne dépasse pas 28 mètres carrés, soit un carré n'ayant guère plus de 5 mètres de côté.
Le palais des Machines ne consiste pas seulement en une nef gigantesque. Sur toute la longueur et aux extrémités on l'a entouré d'une galerie avec premier étage de 15 mètres de largeur desservie par de larges escaliers et même des ascenseurs. L'ensemble du palais, y compris les galeries latérales, couvre une surface de 60,800 mètres ; si on y ajoute les galeries du premier étage de 16,500 mètres, on obtient une surface horizontale et utilisable de 77,300 mètres. Les points d'appui sont pris sur les montants métalliques saut pour les tribunes extrêmes, où Ton a ajouté quelques piliers de soutien. Malgré ces belles galeries