‹ L'Exposition universelleChapitre 24 sur 44 · iS.1<iO 81 414,521 H · texte numérisé non relu

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L'ossature de ces immenses constructions mises en place, l'architecte l'a habillée avec goût et ornée avec originalité. Avec cette grêle carcasse en fer, il a fait

- es

un monument qui a de la vie; il lui a communiqué de la grâce et de l'élégance, et même une certaine magnificence. Il l'a entourée d'une lumière chaude et séduisante, de couleurs chatoyantes, de reflets d'or et

d'argent; on dirait d'un palais né au pays du soleil. Et tout cela, on Ta obtenu surtout par l'alliance judicieuse du métal et de la céramique. C'est un genre sinon sans précédent, du moins assez perfectionné pour

que, sous nos latitudes, il prenne presque un caractère absolu de nouveauté.

Il ya longtemps que l'on a su tirer certain parti des terres cuites; dans le Midi, elles servent assez souvent de motifs d'ornementation. M. Formigé a certainement vu en Italie la ebartreuse de Pavie, Hiopital de Milan, etc. Que de jolis effets on a obtenus déjà avec le marbre et la terre cuite associés! Et les coupoles

des Persans avec leurs couleurs vives et leur aspect riant ! Mais en général, et jusqu'ici, on s'était contenté de mettre en œuvre la terre cuite sur une échelle très

FlG. 229. — Rntrëc de la Calorie dos Hoaux-Arti (Porte Rapp). S. ulpture. (J -C. Forroigé, architecte.) t

restreinte; on assemblait par morceaux de dimensions fort réduites. L'art de la terre a fait de grands progrès dans ces derniers temps en France, sous l'impulsion d'ingénieurs et de potiers tels que MM. Muller, Lœbnitz, Brault, Roy, etc. On est parvenu à fabriquer

-n' fit

FfO. 230. —Palais oYs

Beaux-ArtB.Arabesf|UC «lu porrho sur le jardiu. TYrro cuite par Jules Lu'liuitz.

J.-C. Pomlff, architecte.

des terres cuites relativement grandes, à obtenir des pièces de plus de 3 mètres de longueur. On leur laisse leur teinte de cuisson ou on les émaille au feu et on leur donne un coloris très agréable à l'œil. On peut dire que les deux palais de M. Formigé- sont faits de fer et de terre cuite, de briques et de tuiles émaillées. La sécheresse du métal disparaît avec ces ornements variés. Il est certain que ce genre de construction se développera et que l'imagination des architectes en tirera un excellent parti. Les plafonds des grands vestibules d'entrée de la nouvelle gare Saint- Lazare sont aussi ornés moitié fer, moitié terre cuite.

Les grandes coupoles du palais des Arts libéraux et des Beaux-Arts rappellent les coupoles persanes émaillées de tons blancs, bleu turquoise, jaune et or. Elles sont couvertes par une mosaïque de 100,000 tuiles Muller, s'emboîtant les unes dans les autres, La superficie couverte en tuiles émaillées atteint pour chaque dôme 1,248 mètres carrés.

Si l'on mettait cote à cote tous les morceaux de terre cuite qui entrent dans la construction, on dépasserait largement toute lasurfacedu Champ-

de-Mars. Le mur d'attique sur lequel reposent les dômes est épaulé par des consoles couronnées de

FlO. 231. — Frise ronronnant lr Palais des Beaux-Arts et des Arts Libéraux. (J.-C. Formigé, architecte./

vases émaillés de 3 mètres de hauteur ; entre les consoles sont percés des œils-de-bœuf aux assises alternées

Fig. 232. — Les Ouvriers peintres au Palais des Arts Libéraux.

de rose et de bleu. Les entrées d'honneur du milieu de chaque palais comprennent trois arcades plein-ceintre

entourées d'archivoltt's à oves en terre cuite et de médaillons à fond d'émail dans les tympans. Aux Beaux- Arts, les pieds-droits sont ornés de brillantes arabesques; aux Arts libéraux, de trophées de grandes dimensions. Le couronnement de chaque entrée d'hon-

l'u.. 233. — Intérieur du Dômo <1<« A ru Lilirraux. J.-C. Formi^, architecte.

neur est formé d'un attiquc percé de trois niches où des statues symbolisent, d'une part, les beaux-arts, de l'autre, les arts libéraux. Entre les niches court une large frise en terre émaillée. Deux hauts pylônes encadrent la porte ; la décoration se poursuit latéralement sur les deux palais par une triple ceinture comprenant une balustrade au premier étage, une frise à

fond d'or sous la corniche et une seconde balustrade à hauteur du comble.

Chaque grand pilier en fer est revêtu de panneaux

en terre cuite: on le croirait plein; enlevez les panneaux, et il ne reste plus (prune poutre a treillis. Chaque pilier a pour chapiteau un grand écusson ('maillé sur lequel sont placés les attributs des arts:

le compas, le maillet, la palette, etc., le tout enlacé de lauriers. Au dessus du chapiteau, un couronnement en fonte sert de base aux mâts qui portent des bannières aux couleurs de France alternant avec les couleurs étrangères. Enfin, les coupoles sur plan carré des pavillons extrêmes ont 17 mètres de diamètre et sont constituées par quatre fuseaux de 9 mètres de hauteur. On a employé pour ces fuseaux 1 0tï

mètres carrés Flru o:t5. paCftda <iu Palais des Boaut

en terre émail -

lée couleur crème, bleu tendre, bleu foncé et jaune,

semée de points rouges. Le dessin de ces dômes rappelle un peu les tapis- d'Orient.

Tout cet ensemble est très réussi: il est d'une richesse de bon aloi el d'une certaine

sobriété de décoration qui fait un heureux contraste avec les ornements plus massifs et plus recherchés de quelques autres parties de

Les deux palais ont été édiiiéssurd'immenscs terrasses qui dominent le jardin central et des

>. sur le jardin. (J.-C. Formigi*, arrhiterte 111 A S S i f S de

Heurs rares; on

y parvient par de larges escaliers en pierre; tout le

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long dos terrasses de plus d<» 200 mètres, sont alignés de superbes palmiers exposés par MM. Besson, de Nice. Tout le long de la promenade, sous les galeries extérieures, des restaurants, des cafés.

Le palais des Beaux-Arts, côté gauche, comprend l'exposition décennale de 1878 à 1889 et l'exposition rétrospective. Celte seconde catégorie se divise en deux sections : les œuvres d'art des musées et des palais nationaux, les œuvres d'art prêtées par les particuliers. On a découpé l'immense nef en une série de petits salons latéraux où l'on a groupé 1,589 toiles. Chaque artiste a son salon particulier. Sous la coupole on a installé l'exposition rétrospective; au rez-dechaussée, la sculpture et l'architecture. La partie du palais la plus rapprochée de la Seine a été réservée aux sections étrangères.

Dans le palais des Arts libéraux, on a groupé les expositions atrérentes au groupe II : Éducation, enseignement, imprimerie, librairie, reliure, arts du dessin, photographie, instruments de musique, médecine et chirurgie, instruments de précision, géographie et topographie, exposition du ministère de l'intérieur.

Le palais des Arts libéraux a dû aussi être distribué en compartiments et en sections distinctes. Le regard se serait perdu au milieu de ces grands espaces.

La nef et les côtés ont été subdivisés en pavillons successifs. L'un d'eux, le plus grand, a été installé de part et d'autre du dôme. Ici, comme aux Beaux-Arts, il a été consacré aune exposition rétrospective ; cette fois, àl'histoire rétrospective du travail. Un a élevé une

plate-forme qui se trouve de plain-pied avec les balcons du pourtour du palais ; on y arrive par quatre escaliers. Cette construction en bois de sapin, peint en vert sombre, a nécessité l'emploi de 1,200 stères de bois. Le portique en bois est l'œuvre de M.Sédille, architecte, chef du service des installations. Sur les côtés de cette construction, à l'intérieur, on a réuni tout ce qui concerne l'histoire des inventions ; on a reconstitué d'anciens cabinets de physique et de chimie, notamment celui de Lavoisier.

L'exposition rétrospective comprend les divisions suivantes : Sciences anthropologiques et ethnographiques ; arts libéraux ; arts et métiers ; moyens de transports ; arts miUtaires.

Telles sont dans l'ensemble les grandes lignes des bâtiments principaux de l'Exposition.

Nous avons esquissé rapidement les quatre grands palais du Champ-de-Mars. Nous aurons maintenant à examiner les services qui donnent la vie et le mouvement à l'Exposition : Service de la force motrice ; service des eaux et des fontaines ; service de l'éclairage électrique.

SERVICE MÉCANIQUE

Service mécanique. — La force motrice à l'Exposition, — Chaudière* et machines. — Les pavillons de la cour de la force motrice. — Souvenirs rétrospectifs. — Le service mécanique aux expositions antérieures. — En 188!). — Poids de vapeur fournie.

— Les marchés avec les exposants. — Transmission de la force.

— Les arbres. — Eau, vapeur et çnz. — Canalisations souterraines. — Les ascenseurs électriques et hydrauliques. — Les deux pylônes de la porte Rapp. — Les ponts roulants à traction électrique. — Emplacements des diverses industries mécaniques.

est on 1855, au palais des Champs-Klysées, que, pour la première fois, on exposa des machines en mouvement. Ce fut un grand progrès. On juge mal le rôle et l'utilité d'une machine, d'un outil quelconque qui ne fonctionne pas; il faut le voir à l'œuvre, suivre le jeu de ses organes pour saisir le secret du mécanisme. Des engins inertes et immobiles ne disent rien à l'imagination. Bien autre est le spectacle qu'offrent des milliers de machines travaillant sans relâche ; elles meuvent leurs grands bras dans l'espace, frappent l'air, hurlent, grondent ou se taisent tour à tour. C'est par-

tout le bruit et la vie. Les outils appliquent leurs griffes pesantes dans le fer et le bronze, brisent ce qui résiste, plient, tordent, rongent le métal : la matière cède en rugissant. Le bout du doigt suffit pour gouverner ces forées effrayantes. Les machines hennissent et se soulèvent, puis règlent avec une ordonnance superbe leurs efforts et leurs mouvements. Un signe, et tous ces organes enchevêtrés s'arrêtent et retombent inertes ; le silence succède au bruit. On ne peut passer sans une certaine satisfaction orgueilleuse au milieu de ces esclaves de fer façonnés par l'homme et que l'homme a su plier si complètement à ses volontés. La plus petite révolte cependant ferait de nombreuses victimes. L'outil sort, avance, va et vient avec tant de douceur qu'il semble glisser dans du velours ; il caresse ses supports presque avec grâce ; mais souvent quelle caresse pertide ! Un bataillon dans un effort commun ne pourrait résister à cette main de fer : l'outil l'entraînerait dans son étreinte placide et terrible, brisant tout, broyant la chair humaine. L'homme a vaincu, mais non sans payer de la vie plus d'une fois son triomphe ; en remontant dans le passé, on trouverait souvent, à côté des gouttes de sueur, des taches de sang.

Une galerie de machines comme celle de 1HS9, c'est en réalité la svnthèse, l'histoire vivante des victoires industrielles accumulées par des découvertes et des labeurs séculaires.

Pour communiquer le mouvement à tous ces engins puissants, il faut des moteurs, et pour donner la force à des moteurs, il faut bien de la vapeur. Pour faire de la vapeur, on a besoin d'eau et de charbon, de

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sorte que finalement toute l'activité déployée dans la galerie a pour origine unique l'eau et la houille. L'eau, elle est apportée dans nos fleuves par le soleil qui distille l'océan dans les régions tropicales, élève la vapeur dans l'atmosphère et en la laissant refroidir la laisse se précipiter sous forme de pluie à la surface du sol d'où elle gagne les rivières et les sources. La houille n'cst-elle pas aussi un végétal fossile fabriqué par le soleil dans les temps géologiques et enfoui depuis des milliers de siècles dans la profondeur du globe !

Autrefois comme aujourd'hui, mais beaucoup plus vite, le soleil organisait la trame des végétaux; chacun de ses rayons groupait les éléments constitutifs de la plante. La chaleur absorbée par ce travail d'enfantement est restée emmagasinée dans ces végétaux d'un autre âge ; c'est elle qui maintient les molécules en contact, bien soudées, et qui est restituée quand on décompose la houille dans nos foyers. Ainsi s'est formé et conservé dans les assises terrestres ce capital de force quenotre génération dépense tousles jours.

Chaque petit morceau de charbon jeté au feu rend à la liberté le rayon venu jadis des espaces célestes. Il résulte de là que nos moteurs fonctionnent avec delà chaleur empruntée à la nature primordiale, avec des rayons envoyés à la terre bien avant l'apparition de Thomme sur le globe. Il ne faudrait donc pas sourire si quelque esprit philosophique avançait que le soleil est bien réellement exposant et qu'il a sa part dans le grand effort qui se produit journellement au Champde-Mars.

Pendant que le soleil d'aujourd'hui travaille à l'ex-

SERVIT K M K C A X l Q U E

térieur, dans le parc et les jardins, à faire pousser les arbres et les fleurs, le soleil d'autrefois travaille à l'intérieur du Palais à faire tourner nos machines.

Tout service d'installations mécaniques comporte donc les générateurs de vapeur, les machines motrices, les transmissions de mouvement, 1rs canalisations do vapeur et d'eau froide. En 1889, comme précédemment, ce sont toujours les moteurs à vapeur qui régnent partout et commandent la marche de tous les outils. Les moteurs à gaz ou à air chaud n'ont que des emplois relativement secondaires. Cependant on construit couramment, de nos jours, des machines a gaz de 20 à 50 chevaux, souvent à deux cylindres accouplés, pour l'éclairage électrique. On a installé, dans la galerie des machines, un moteur à gaz de 100 chevaux. 11 en existe un aulre d'égale puissance sur la berge de la Seine, à gauche du pont dléna.

Les installations de 1889 dépassent naturellement tout ce que l'on avait fait jusqu'à ce jour. En 1N55, on n'avait eu besoin que de 8 générateurs à vapeur d'une force nominale de 350 chevaux: en 1867, il fallait déjà mettre à la disposition des exposants -25 chaudières alimentant 15 moteurs de la force totale de 626 chevaux ; pour la première fois, on vit apparaître les moteurs à gaz au nombre de 5, fournissant au total 9 chevaux. Pour assurer l'eau aux chaudières et aux machines à condensation, on dut établir sur les berges de la Seine, en aval du Point-du-Jour, une usine élévatoire. L'usine de M. Thomas Scott, de Rouen, refoulait par jour, dans un réservoir situé à 15 mètres de hauteur au-dessus de l'étiage, et d'une capacité de55 mètres cubes, un volume d'eau del0,000 mè-

très cubes, dont 8,700 pour les besoins mécaniques. Le réservoir ne faisait qu'office de régulateur de la pression. Les exposants de machines absorbaient une superficie de 42,350 mètres carrés.

Onze ans plus tard, en 1878, l'installation mécanique eut une bien autre importance. Il fallut livrer aux exposants environ trois fois plus de force motrice qu'en 1867, soit exactement 2,500 chevaux, répartis entre Si machines motrices, 20 moteurs dans la grande galerie française, 1 1 locomobiles dans les annexes, en tout 1,700 chevaux, puis 10 moteurs dans la grande galerie étrangère, soit 800 chevaux. La vapeur fut fournie, coté français, par 5 groupes de chaudières et par les locomobiles; côté étranger, par 4 locomobiles. On produisit par jour 130,000 kilogammes de vapeur. L'eau nécessaire provenait du trop-plein du bassin inférieur de la grande cascade du Trocadéro.Ce tropplein se trouve à 8 mètres au-dessus du sol du Champde-Mars; on faisait venir l'eau par deux conduites de 50 centimètres qui traversaient le pont d'iéna et le parc, et contournaient tout le palais.

En 1889, le service des installations mécaniques a pris une extension considérable. M. Vigreux en a été chargé dès la fin de 1886 sous le contrôle d'un comité technique, présidé par M. Phillips, inspecteur général des mines, membre de l'Institut, avec MM. Haton de la (ioupillière, de l'Institut, Camille Laurens et Duval comme vice-présidents. C'est une des organisations les plus importantes de l'Exposition.

Presque toutes les chaudières à vapeur ont été installées derrière le palais des Machines, dans une cour "angulaire en face de l'École-Militaire. Cette cour

SERVICK MÉCANIQUE. 29:*

de la force motrice a 30 mètres de largeur et (70 m titres de longueur ; elle renferme, outre les générateurs, les ateliers Ducommun, des fours de boulanger et deux restaurants placés aux extrémités.

Les chaudières occupent une surface totale, avec leurs bâtiments d'abri, de 1,600 mètres carrés. On compte 11 fournisseurs de vapeur; on les a répartis en sept groupes, en partant de l'avenue de Suflren : 1 0 MM. Fontaine (de Lille) et Dulac (de Paris); 2° Compagnie de Fives-Lille et MM. Weyher et Richemond ; 3° MM. Belleville; 4° MM.de Naeyer (de Willebrock, Belgique); 5° MM. Daydé et Pillé (de Creil) et Roscr (de Saint- Denis); 6° MM. Babcock et Vilcox (de Glascow), Conrad Knap (de Londres); 7° MM. Davey Paxman et C° (de Colchester). Ces derniers, fournisseurs du 7° groupe, ont logé leurs générateurs de l'autre côté du palais, dans la cour qui sépare" les machines de l'exposition des industries diverses. Ce groupe dessert pour une partie la galerie des Machines, pour l'autre la station de production de la lumière électrique de la Société Gramme.

Les seuls fournisseurs des six groupes de la cour de la force motrice doivent livrer près de 50,000 kilogrammes de vapeur par heure, c'est-à-dire vaporiser 50 mètres cubes d'eau. Dans ce chiffre, les deux exposants anglais et l'exposant belge figurent pour 23,000 kilogrammes environ.

Voici les conditions du contrat. L'administration de l'Exposition payera pour 1 ,000 kilogrammes à l'heure, soit 7,800 kilogrammes par journée de sept heures, soit pour 180 jours, durée normale de l'Exposition, 8,500 francs ; pour 1 ,000 kilogrammes supplémentaires

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à l'heure, 3 francs, et dans ce cas, pour main-d'œuvre aussi supplémentaire, 3 francs, soit 6 francs au total;

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Klû. ?;tlJ. — Installatjous mécaniques dans le Palais

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pour supplément en cas de prolongation de l'Exposition, seulement 5 francs de l'heure.

Les moteurs qui font partie de ce service sont au

SERVICE MÉCANIQUE

nombre de 32 ; ils sont répartis selon les besoins dans le palais des Machines. Cependant, on n'a pu grouper

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lachines. Canalisation générale des Kaux et de la Vapeur. )*caoique et électrique ,1-. Vigreux).

tous les outils en mouvement dans le palais ; on en a placé aussi le long du quai d'Orsay dans les galeries de l'agriculture. Néanmoins, les machines agricoles

du quai d'Orsay sont mises en rotation par les moteurs du palais à l'aide d une transmission électrique. Le moteur fait tourner sur place une dynamo qui engendre le courant électrique. Celui-ci passe par un fil conducteur en cuivre jusqu'aux galeries de l'agriculture et actionne une seconde dynamo qui met les instruments agricoles en mouvement.

28 moteurs sont réservés à la mise en marche des transmissions mécaniques du palais ; 3 autres font tourner aussi des outils dans le palais; un dernier est affecté au transport de la force jusqu'au quai d'Orsay. Les 32 machines motrices sont fournies par 31 exposants dont 1 Anglais, 2 Belges, i Suisses, 1 Alsacien- Lorrain et 2 Américains. Les deux exposants des Etats-Unis fournissent la force, bien entendu, à la section américaine. Tous ces moteurs appartiennent généralement aux types Corliss, Sulzer et Wheelock, ou sont du type Compound. Cependant le système AVoolf et le type pilon sont représentés. Une seule machine de 600 chevaux, celle de M. Casse, est à balancier avec un dispositif spécial qui remplace les articulations par un axe de rotation oscillant (genre balancier Olivier Evans). Tous ces moteurs ont depuis 50, HO, 75, 80, 100 chevaux jusqu'à 150, 200, 300, 350 et 600 chevaux. Au total, ils pourraient donner 5,500 chevaux-vapeur (1). Il est peu probable que l'on exige d'elle plus de 2,600 chevaux; nous voilà loin des 626 chevaux de 1867. Et cependant ce n'est pas là une puissance mécanique bien énorme, puisque l'on sait

(i) Nous ne comprenons pas clans ce chiffre les moteurs de certains pavillons, de plusieurs stations d'électricité, des pompes et machines (Mévaloires, des ascenseurs de la tour Eiffel, etc.

SERVICE MÉCANIQUE

que nos grands bâtiments de guerre emploient pour leur propulsion 10,000 et même H, 000 chevaux vapeur.

Les fournisseurs de force motrice reçoivent la vapeur gratuitement et l'administration leur donne par cheval effectif, à raison de sept heures de marche par jour et pour 180 jours, 40 francs; par cheval supplémentaire, 0 fr. 32; par cheval et par heure supplémentaire, en dehors des heures réglementaires de marche, y compris la main-d'œuvre, 2 francs ; et pour graissage et essuyage, 0 fr. 032. En cas de prolongation de l'Exposition, par cheval-heure, 5 centimes (1).

On sait bien que, pour qu'un moteur distribue le mouvement à plusieurs ont ils ou appareils, on a recours à une transmission. Tous ceux qui ont eu l'occasion de pénétrer dans un atelier ont vu tourner des arbres ou axes de transmission. Le mouvement du moteur est transmis au moyen d'une courroie à une poulie fixée sur l'arbre ; la courroie tourne entraînant la poulie, et la poulie agissant sur l'arbre a son tour, on peut prendre de la force sur cet arbre dans toutes les parties de l'atelier. 11 suffit, en effet, de ûxer sur l'axe une poulie, puis de la relier à l'outil par une cçurroie.

L'arbre tournant communique son mouvement à

(1) Les exposants de machines motrices, au nombre de 31, sont MM. Berendorf, Berger André, Biétrix, Boulet, Brasseur, Butîaud Robatel, Carels, Casse, Chaligny, Douane-Jobin, Schneider et Cle,Davey-Paxman (2 moteurs:, Escher et Wyss, Société de Fivcs- LUle, L'Hormc, anciens établissements Cail, Lecoutcux et Garnier, Olry, Grandemangc et Coulaiifjhon, Société d'Oerlikon, Powel, Société Alsacienne, Société du Phénix, Sulzer, ateliers de Vienon, Weyhcr et Richemond, Wendsor, Société de Winterthur, Société de construction d'Anzin, Swcet, Brown, Darblay.

CATSERIES SCIENTIFIQUES.

l'outil, comme précédemment le moteur avait luimême mis en rotation l'arbre. Partout où circule cet axe rotatif, on a une prise de force. A l'Exposition, on a installe quatre lignes d'arbres allant d'un bout à l'autre du palais : deux de chaque côté du promenoir central. Ces arbres tournants distribuent partout, sur leur passage, la puissance motrice aux machines et aux outils. En 1855, les arbres de transmission avaient 180 mètres de développement ; en 1867, 731 mètres, et ils tournaient à 100 tours par minute. En 1878, la longueur des arbres atteignait au total 2,17<î mètres, y compris les transmissions souterraines ; ils tournaient à 120 tours. Les galeries étaient très longues et les machines assez disséminées. En 1889, tout a été plus condensé ; la longueur totale des quatre lignes d'arbres dans le palais est seulement de 1 ,350 mètres.

Ces quatre lignes d'arbres sont supportées par de doubles colonnes en fonte consolidées par une croix de Saint-André ; ces colonnes sont au nombre de U8, distantes en moyenne de 1 1m,20, excepté aux points où l'on prend la force ; la l'écartement est réduit à 3m,70 ou même 1m,80, et les supports sont doubles. Les arbres sont encore soutenus par des chaises pendantes, en fer, fixées aux longues poutres à treillis qui relient tous les supports à leur partie supérieure.

Les arbres de couche ont un diamètre de 90 millimètres dans les travées courantes, et de 1 40 millimètres aux points d'attaque; leur force de résistance a été calculée de façon à pouvoir transmettre 75 chevaux par travée de 1 1 mètres ; on est loin de les soumettre à un pareil eflbrt ; c'est tout au plus si les machines qui travailleront en grande partie à vide développeront

SERVICE MECANIQUE

2 chevaux par mètre courant d'arbre de couche. Les sections afférentes à chaque moteur sont très variables ; les longueurs d'arbres attribuées varient depuis 22 mètres jusqu'à 56 mètres. Elles sont au nombre de 28, correspondant aux 28 moteurs qui les commandent. Chaque section ou tronçon peut d'ailleurs être relié au suivant par des manchons pour que, en cas d'arrêt fortuit d'un moteur, la transmission ne cesse pas de tourner.

La hauteur des arbres au-dessus du plancher est de im,50 ; ils tournent à 150 tours par minute.

De chaque côté de la nef, les deux lignes d'arbres parallèles sont espacées de 18 mètres; on a groupé entre ces lignes, sur le plancher, toutes les machines et outils dont la hauteur est inférieure à 6m,80 ; les appareils plus élevés ont été placés latéralement en dehors des lignes de transmission.

Il existe encore dans le palais quatre transmissions secondaires, indépendantes des transmissions principales. Ce sont celles que commandent les machines motrices des classes 50 et 55, des procédés des usines agricoles et des industries alimentaires , et des procédés de tissage. Elles ont seulement 25 mètres de développement. Dans la classe 54, filature et corderie, la Société alsacienne de Mulhouse a établi à ses frais une transmission de 61 mètres, très légère, avec 19 supports en fers plats et cornières.

Enfin, au quai d'Orsay, les galeries de l'agriculture sont desservies par une transmission de 206 mètres de longueur. L'arbre courant n'a que 55 millimètres de diamètre ; il est actionné par la dynamo que met en mouvement, à distance, par un fil télégraphique, la machine motrice de M. Brasseur, installée dans le pa-

;iOO CAUSERIES SCIENTIFIQUES.

lais des Machines. En sorte qu'au total, toutes' ces

transmissions minirs el mises bout à bout finissent par donner une longueur d'arbres de couche de 1,672,22.

SERVICE MECANIQUE. :mt

Onze fournisseurs ont posrf ers arbres. L'atlminis-

es

Lration leur paye par journée normale de sept heures et pour 180 jours, par mètre courant, tout compris,

graissage et surveillance, 64 francs. Pour fourniture supplémentaire au delà de sept heures par jour, ( centimes du mètre courant ; pour fourniture supplémentaire, en cas de prolongation, par journée de sept heures et par mètre courant, 40 centimes.

Les chaises pendantes du support, les poutres <\ treillis de liaison ont été posées par les constructeurs des ponts roulants du palais.

Après les machines motrices et les transmissions, les canalisations de vapeur, d'eau froide, d'eau chaude et de condensation, de gaz! Il fallait pourvoir les chaudières d'eau, les machines de vapeur, assurer l'évacuation des eaux ayant servi h condenser la vapeur, fournir du gaz aux moteurs à gaz. Ce service spécial a nécessité des travaux importants. On a construit dans le palais deux grandes galeries longitudinales.

La première, la principale, court en ligne droite sous terre au milieu des deux rangées d'arbres du palais, côté de la cour de la force motrice. Elle a 350 mètres de longueur. Cette galerie souterraine a plein cintre a une hauteur de lm,90 et une largeurde 2m,40; elle loge trois tuyaux dont deux de 60 centimètres de diamètre, pour la vapeur, l'eau froide et l'eau de condensation. La seconde galerie est située, au contraire, du côté opposé, également entre les deux rangées d'arbres; seulement, elle n'a que 179 mètres de longueur; elle commence à la rue centrale du vestibule d'entrée et se termine à l'extrémité du palais, vers l'avenue La Bourdonnais; cette seconde galerie n'a qu'une hauteur de im,70 et 2 mètres de largeur. Les trois tuyaux qu elle contient n'ont que 40 centimètres de diamètre.

SERVICE MÉCANIQUE. 303

La voûte de ces égouts est pourvue, de 4m,30 en 4m,30, d'ouvertures rectangulaires de 80 centimètres dans le sens longitudinal. C'est par ces ouvertures que vont aux machines motrices les tuyaux de vapeur et d'eau et le tuyau d'évacuation d'eau chaude. En outre, des galeries souterraines transversales ont été ménagées de place en place ; elles communiquent avec les deux galeries longitudinales et commencent à la cour extérieure de la force motrice.

Elles apportent l'eau froide aux chaudières, et réciproquement la vapeur aux tuyaux de la galerie longitudinale. On compte six de ces galeries transversales partageant le palais en six groupes isolés desservant chaque section de force motrice. Enfin, la jonction entre ces galeries transversales et les 30 machines en marche réparties dans l'édifice est établie par des galeries en maçonnerie ou même par des caniveaux en bois.

Les longueurs totales de ces constructions souterraines sont de 529 mètres pour les deux égouts longitudinaux, et de 470 mètres pour les six galeries transversales.

L'eau froide parvient au palais par une conduite en fonte de 60 centimètres longeant l'avenue Suflren et venant du quai. L'eau est puisée par deux machines élévatoires en aval du pont d'Iéna. Nous reviendrons sur cette installation en parlant du service des eaux. L'eau chaude de condensation est évacuée par une conduite semblable et parallèle à la première; elle est portée jusqu'à la Seine.

Il existe encore une autre canalisation, celle du gaz. La lumière électrique n'éclaire le palais des Machines

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que jusqu'à onze heures du soir. Pour le service de nuit très réduit, on utilise exclusivement le gaz; on en avait d'ailleurs encore besoin pour alimenter pendant le jour et pendant la soirée les moteurs à gaz. Cette canalisation a un développement de 1 kilomètre ; elle forme un grand rectangle dont le plus grand côté a 380 mètres, en suivant les quatre côtés du palais et cheminant un peu en avant des pieds-droits des grandes fermes. Les tuyaux sont en tôle bitumée de 20 centimètres; sur les points où cette canalisation coupe les galeries souterraines des tuyaux de vapeur, on a remplacé kles tuyaux de tôle bitumée par des tuyaux de fonte avec une gaine de fonte pour assurer un isolement bien complet, de peur que la chaleur ne fasse fondre le bitume. Sur ces tuyaux principaux s'embranchent des conduites de différents diamètres, depuis 9 jusqu'à io centimètres. Le gaz est envoyé dans ce réseau par deux conduites, l'une longeant l'avenue de Suffren et aboutissant à l'usine de Grenelle, l'autre suivant l'avenue de La Bourdonnais et en relation avec le réseau de la ville. La pression moyenne de ces conduites est de O^OTa d'eau.

L'administration paye 20 centimes le mètre cube de gaz, et elle donne gratuitement à chacun des exposants sa force motrice. On a disposé deux grands compteurs de 1,500 becs souschacun des escaliers. On a admis une consommation moyenne de iOO mètres cubes à l'heure. Les moteurs à gaz absorbent environ 300 mètres cubes ; ils fournissent 300 chevaux (en 1 867, 9 chevaux) utilisés à la mise en marche de machines électriques et de machines outils. La canalisation générale pour le gaz au Champ-de-Mars est d'environ 6,000 mètres cubes.

SERVICE MÉCANIQUE

Complétons ces détails par quelques lignes sur les ascenseurs et les ponts roulants. On a installé i ascenseurs. On en a établi un dans le pylône de droite delà façade principale, avenue de La Bourdonnais ; il élève les visiteurs sur la plate-forme supérieure de ce pylône,

Ki-.. 212. — Entrée principale avenue do La Bourdonnai*.

Palais dei Machine».

à 46 métrés de hauteur. Il est électrique, c'est-à-dire mû par une dynamo installée dans le campanile du pylône. La cabine monte 8 personnes à la fois. C'est l'ascenseur Chrétien.

M. Samain a construit deux petits ascenseurs hydrauliques placés de chaque côté de l'escalier qui conduit du vestibule de la grande rue centrale du palais des Industries diverses au premier étage de la galerie. Ces

appareils montent les visiteurs du rez-de-chaussée au premier étage. Chaque canine donne place à 10 personnes à la fois. Chacun de ces deux ascenseurs est d'un modèle particulier : l'un avec puits, l'autre sans puits ; leur course commune est de 8 mètres ; ils emploient l'eau de la ville sous une pression de 40 mètres.

Enfin, un ascenseur hydraulique Edoux est installé contre le palier du grand escalier qui termine le palais, côté avenue de SufFren. Il élève les curieux à environ 35 mètres au-dessus du plancher.

Les moyens ne manquent pas, comme on voit, pour plonger le regard dans toutes les parties du palais de M. Dutert. On a ajouté encore un observatoire mobile : les ponts roulants qui rendent des services aux visiteurs fatigués ou à ceux qui veulent jeter un coup d'œil d'ensemble sur les diverses expositions du palais des Machines. Ces ponts roulants, il faut l'ajouter, du reste, n'ont pas été construits uniquement pour transporterie public; on les avait, on les a gardés; ils ont servi très efficacement a la manutention pendant l'aménagement de la construction, et ils serviront après l'Exposition, quand il s'agira de démonter les machines et de les transporter hors du palais.

Ils sont respectivement établis sur les deux longues poutres à treillis qui relient les supports des arbres de couche; ils ont donc 18 mètres de largeur ; ils roulent sur des rails posés sur les poutres le long d'un parcours d'environ A00 mètres. Ces grandes platesformes se déplacent lentement pour donner aux visiteurs le temps de voir; elles progressent d'à peu près un mètre par seconde; elles accomplissent leur trajet

SERVICE MECANIQUE

d'une extrémité à l'autre en onze minutes. On parvient aux ponts roulants, à environ 7 mètres de hauteur, par des escaliers disposés à chaque extrémité du palais. Chaque plate-forme mesure 100 mètres cubes, dont 90 mètres cubes sont libres et peuvent aisément donner place à 150 personnes.

Chacun de ces ponts est mû par un transport électrique de force. Une dynamo placée sur le pont actionne le mécanisme qui fait tourner les roues. Le courant électrique est pris tout le long des poutres de support à treillis et envoyé par un fil conducteur de la cour de la force motrice. Les entrepreneurs, MM. Bon et Lustrement, d'une part, et de l'autre MM. M*1gy,EcheverriaetBazan, ont installé dans cette cour la chaudière, le moteur et la dynamo quiproduisentlecourant. Comme ils ont fourni les poutres à treillis et les chaises pendantes à un prix très bas, ils ont été autorisés à percevoir un droit sur les opérations de manutention et sur le transport des visiteurs.

Les deux ponts, bien qu'ayant le même aspect, diffèrent au point de vue du mécanisme. MM. Bon et Lustrement transmettent tous les mouvements par friction plate et cônes de friction, vis sans fin et engrenages. La réceptrice est une dynamo Gramme alimentée par un courant de 29 ampères et 220 volts. Sur le pont Mégy, toutes les manœuvres s'opèrent par le jeu de systèmes d'engrenages commandés par une réceptrice Miot.

En définitive, que l'on se serve de ses jambes, des escaliers, des ascenseurs ou des ponts roulants, on trouve groupées les diverses expositions de la galerie des Machines dans l'ordre suivant, à partir de l'avenue de Suffren:

Côté droit, première moitié du palais]: génie civil, arts céramiques, fabrication des objets mobibers, mécanique générale ; seconde moitié du palais : électri-

Fig. 243. — Pont roulant dans la Galerie des Machines.

cité, usines agricoles, mines et métallurgie, imprimerie et papeterie, machines à imprimer.

Côté gauche, première moitié du palais : matériel des chemins de fer, tissage, filature, macliines diverses machines-outils; deuxième moitié du palais : expositions mécaniques, Suisse, Belgique, Etats-Unis, exposition Kdison, Angleterre.

SERVICE HYDRAULIQUE

Service des eaux aux expositions précédentes. — Les installations de 1889. — Service à basse pression pour les machines et les

servoir régulateur de pression. — Indicateur de niveau. — Distribution principale dans leucémie. — Les eaux de la ville de Paris à l'Exposition. — Service à basse pression : les eaux puisées à Javel.— Service à haute pression : les eaux du réservoir de Villejuif. — Alimentation des restaurants. — Les eaux de la Vanne. — Les eaux des fontaines.

de l'eau pour les machines, pour les chaudières, pour les lacs, les fontaines et les rivières; de l'eau pour les ascenseurs, pour les bouches d'incendie; de l'eau potable pour la consommation.

On a élevé en réalité toute une grande ville que l'on a construite sur l'emplacement du Champ-de-Mars, des quais et de l'esplanade des Invalides, une ville d'au moins 35,000 âmes. Entendons-nous bien encore : population permanente, 35,000 Ames. Mais la popula-

'est une entreprise importante que celle d'alimenter d'eau une Exposition Universelle, lorsque surtout son enceinte s'étend sur une superficie de 80 hectares. Il faut

tion passagère atteint une moyenne d'au moins 112,000 personnes et peut, comme on l'a déjà vu, dépasser 350,000 visiteurs. La question de l'eau a donc une importance exceptionnelle, et il a fallu créer une dis-

Fio. 245. — Vue panoramique prise du ! 1. l'uni «li- l'a»»). -- 2. Gnre du (.h&mpdc-M&ro. — 3. Uoin u> Boulogne. — 4. IV

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