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l'ont dleim. — 9. R

tribution avec usine hydraulique absolument comme pour une grande ville industrielle.

En 1867, on avait considéré comme suffisante la distribution de 10,000 mètres cubes par jour, ainsi réparti : 3,300 métrés cubes pour l'arrosage, les bouches d'incendie, les fontaines; 1,000 mètres cubes pour les besoins de la population évalués à 10 litres

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par personne, et correspondant à peu près à ceux d'une ville de 100,000 âmes ; enfin, 4,000 mètres cubes pour les machines.

En 1878, on a tout établi sur une échelle bien autre-

âge do la Tour Eiffel, côte du Trocadéro.

►le (Reconstitution^. — 5. Mont-VaUrion. — 6. Pavillon de* KorcU. — 7. TrocodVro. ►n «tes Trnvnu\ publie».

ment vaste. Au lieu de 10,000 mètres cubes par jour, on s'approvisionna pour un débit de 35,000 mètres cubes, que l'on pouvait même porter à 40,000. C'était beaucoup. Le service fut partagé en deux parties : distribution à haute pression, distribution à basse pression.

L'eau est dite à haute pression quand elle arrive

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CAUSKRIES SCIENTIFIQUES.

de niveaux élevés; comme elle tend toujours à remonter à sa hauteur primitive, il va de soi quelle sort des tuyaux avec force et peut fournir des jets de grande amplitude. L'eau est dite au contraire à basse pression quand elle provient de niveaux relativement bas; elle s'écoule alors avec une vitesse réduite et ne peut s'élever au-dessus du sol qu'à une petite hauteur (t).

La distribution à haute pression fixée à 15,000 mètres par jour assura le volume d'eau nécessaire aux jardins, aux palais, aux bouches d'incendie, à l'alimentation des fontaines, jets d'eau du bassin inférieur du Trocadéro, fonctionnement des monte-charges, appareils hydrauliques, etc. Cette distribution à haute pression avait son point de départ sur la hauteur de Passy, dans un des réservoirs mis par la Ville à la disposition de la Compagnie générale des eaux pour la durée de l'Imposition. On avait installé sur le quai de Billy, près du pont d'Iéna, deux puissantes machines Lecouteux et Garnier et Lebrun, de 350 chevaux chacune, qui refoulaient l'eau de Seine jusqu'à ce grand bassin d'approvisionnement par une conduite maîtresse de 60 centimètres. L'eau du réservoir redescendait ensuite alimenter la cascade, les jets d'eau du Trocadéro, puis, par une autre grosse conduite de b0 centimètres, traversait le pont d'Iéna pour parvenir au palais ; elle était envoyée de là par deux branches latérales à droite et à gauche de l'édifice. La différence de niveau entre le sol du Champ-de-Mars et le réser-

(1) La pression dp l'eau dépend uniquement de la charge qui se trouve au-dessus de l'orifice d'écoulement. La vitesse à la sortie du tuyau est proportionnelle à la racine carrée de la hauteur d'eau comprise entre le réservoir d'alimentation et l'orifice de sortie.

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voir de Passy étant d'environ 35 mètres, on avait de l'eau sous une pression supérieure à 2 atmosphères, pertes de charge comprises.

La distrihution à basse pression avait au contraire son origine dans le bassin inférieur de la cascade du Trocadéro. L'eau sous pression, après avoir servi à la cascade, était reprise par deux conduites de 50 centimètres qui traversaient aussi le pont d'Iéna et envoyaient des branches tout autour du palais pour desservir les chaudières. L'eau des restaurants et des fontaines Wallace était fournie par une canalisation spéciale d'eau de la Vanne.

Le plan adopté en 1889 est un peu différent. On a d'ailleurs subdivisé aussi , nécessairement , le service en distributions à basse et a haute pression. Le service des eaux, qui avait été confié en 1878 à la Compagnie générale, a été installé en 1889 par l'administration elle-même ; il a été rattaché à la direction des travaux, et placé sous les ordres de M. Bechmann, ingénieur en chef des ponts et chaussées et ingénieur en chef des eaux de la Ville. Ce service a pour but de pourvoir a la consommation des cafés et restaurants, au nettoyage des salles, aux secours d'incendie, à l'arrosage des jardins, à l'alimentation des fontaines, jets dVau, rivières, a l'alimentation des chaudières et des machines motrices.

Le service mécanique de l'Exposition a gardé dans ses attributions, sauf pour la pose des canalisations, l'alimentation des machines et des chaudières. C'est un premier service ;i basse pression.

L'eau ne parvient aux machines qu'après être descendue seulement d'une hauteur d'environ 14 mètres.

Cette installation a fait l'objet d'études suivies dès 1888. Ou a décide de prendre l'eau en Seine et de la conduire jusqu'à la galerie des Machines. En conséquence, sur la berge coté de l'avenue de Suflren, on a établi

Fio. 216. — Vue |ianoraini«jup prise «1

10. Musée Ouimet. — 11. Arc do Triomphe. — 12. Pavillon Je* Transatlantique». — 1] podrome. — 17. Pompes de» Passy. — 18. Palais du Portugal. — 19. Pont et PtoMCfl 1 Industrie. — 23. Madeleine et Opéra. — 24. l'ont do* Inxalid.s. — 25 PI* 1< \<\ >

deux usines élévatoires qui sont édifiées l'une près de l'autre. La première a été installée par MM. de Quillacq et Meunier; la seconde, par la compagnie Worthington. Chacun de ces fournisseurs a monté dans son usine un moteur de 65 chevaux, force nécessaire pour l'aspiration et le refoulement de l'eau. L'élévation des

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eaux de la Seine sur ce point absorbe donc 1 30 chevaux.

La prise d'eau se trouve h 157 mètres en aval du pont d'Iéna, au bord du nouveau quai construit parle service de la navigation. C'est une chambre maçonnée.

' i-tap» >h' la Tour Kiflcl, rôu; de Paris.

■i»t«<» r.ïilli'Tr». — 14. Pavillon «le l'Agriculture. — 15. Pîila'm «le l'Alimentation. — 16. Ulpifo l'Almn. — 20. Rue «1»' î rnlversiti'. — 21. Sacré-Cteur k Montmartre. — 22. l'ilam île. orde <>b<Mi»que. Jardin de» Tuilerie». — 26. Esplanade de» Invalide».

fermée par une grille de lm,50 de longueur au milieu de laquelle est placé le tuyau d'aspiration de HO centimètres de diamètre. Ce tuyau principal est mis en relation avec chaque usine par une branche de dérivation. La hauteur d'aspiration des pompes au-dessus de la Seine est d'environ i mètres. Chaque usine élève

par seconde 220 litres d'eau, soit 440 litres au total, et par conséquent le volume fort respectable par heure de 1,584,000 litres ou de 15,840 mètres cubes par journée de dix heures.

On ne pouvait songer, en présence d'un pareil débit, rendu indispensable par la consommation des machines, à établir pour la seule durée do l'Kxposition un réservoir capable d'emmagasiner toute cette eau. L'emmagasinement n'est d'ailleurs essentiel que dans les installations définitives, pour parer à l'imprévu, à un chômage des machines. On s'est contenté de construire un réservoir en tôle simplement destiné à régulariser la pression.

La pression doit être uniforme dans la canalisation pour plusieurs raisons, et notamment pour assurer un débit constant et éviter les variations de vitesse dans les conduites. On obtient la constance en maintenant toujours la même bailleur d'eau dans le réservoir. L'eau puisée ne fait que traverser ce réservoir et s'en va dans la canalisation, sous une charge invariable qui est la hauteur d'eau qu'on lui maintient dans ce réservoir. Et par cela même, elle circule sous une pression constante. Ce réservoir a été construit par M. Durenne, de Courbevoie : il est cylindrique à fond sphérique ; il a une capacité de 180 mètres cubes. On l'a place sur un pylône en fer contre le parapet du quai d'Orsay, exactement dans l'axe de l'avenue de Sufïïen.

La charge sur les fondations du réservoir se répartit ainsi: eau, 180,000 kilogrammes ; réservoir en tôle, 5,200 kilogrammes: pylône en fer, 11 ,o00 kilogrammes : massif béton, 37, 560 kilogrammes; au total, 234,260 kilogrammes, soit 0kK,78 par centimètre carré.

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Il ne faut pas, nous l'avons vu, pour assurer l'égalité de pression dans les conduites, que la hauteur d'eau varie sensiblement dans le réservoir. On a autorisé seulement un écart de 1,20 sur le volume d'eau moyen adopté. Aussi, pour se renseigner sur le niveau, a-t-on disposé a l'intérieur l'hydrométrographe de M. Parenthou, qui fait connaître dans les deux usines, et d'une manière continue, soit par un inscripteur, soit par un indicateur à cadran, le niveau atteint par l'eau ; on peut par conséquent modifier à volonté l'allure des moteurs et des pompes. Le système Parenthou est d'ailleurs bien simple. Le niveau de l'eau est accusé comme d'habitude par un flotteur. Chaque oscillation du flotteur donne passage à un courant élec- Irique qui va actionner l'aiguille 'de l'indicateur à cadran placé dans l'usine; d'un coup d'œil le mécanicien voit ce qui se passe dans le réservoir. Le trop-plein de ce réservoir se trouve à la mètres au-dessus de la Seine.

L'eau puisée par les pompes, à une moyenne de i mètres au-dessous des machines, est refoulée ensuite dans le réservoir à une hauteur d'environ 13 mètres. Les tuyaux d'aspiration et de refoulement ont ensemble une longueur de 1 iO mètres. L'usine de MM. de Quillacq et Meunier comporte une pompe horizontale à double effet, commandée directement par un moteur à vapeur horizontal, soit un ensemble identique à chacun des deux systèmes installés pour la ville de Paris, à Theil, près de Sens, dans la vallée de la Vanne, par les mêmes constructeurs et qui fournissent chacun 225 litres par seconde a 20 mètres de hauteur, en marchant à la vitesse de 30 tours à la mi-

^AUSERIES SCIENTIFIQUES.

nute. On a en quelque sorte copie* cette installation sur la berge du quai d'Orsay, et avec raison, puisqu'elle îtvait fait ses preuves.

La chaudière est du système multitubulaire Collet

Kig. 247. — Vue {latiorainiquo prise du 2* «H

27. Kt:li»<* de Rainte-Clotitde. — 28. Avcnup de 1* Bourdonnai». — 29. Nolre-I>ame el S.i Sulpi< «.. — 33. PanUVon. 34. Pavillon Kst de la Ville de Tarit. — 35. PuiU art. — 38. tiaUrif des Arts Libéraux.

et peut vaporiser 1/200 kilogrammes à l'heure.

L'usine de la compagnie Worthington comprend également une machine à vapeur avec pompe h double <'flet à action directe, d'un type très répandu en Amérique et qui commence à se propager en Europe. La chaudière est du type Rabcork et Wilcox. On reeon-

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naît de loin l'emplacement des usines du service des eaux, à la cheminée de 15 métrés de hauteur qui s'élève le long de la berge de la Seine.

Knfîn, l'eau sortant du réservoir régulateur depres-

»' do la Tour Eiffel, côté «le IKrolc-MiIitaiiv.

■ « hapell'-. — 30. Dôme et (inlerie <!«•» HeauvArts. — 31 InvnliuVf». 32 Kjrlis»» *\i> Snirit- 36. Galfrio det Machine* —37. Dùme central. — 34. Pavillon Ouest île In Ville «le Pari»

sion descend par une maîtresse conduite en fonte de foO centimètres d'ouverture placée en bordure du trottoir le long de l'avenue de Suflren jusqu'au palais des Machines qu'elle traverse d'une extrémité a l'autre ; i'lle est distribuée, comme nous l'avons expliqué précédemment, aux chaudières de la cour intérieure et

aux divers moteurs du service mécanique. Ainsi se trouve assurée l'arrivée de l'eau aux machines, par cette distribution d'eau directement puisée en Seine.

Cette installation est toute spéciale. Pour les autres besoins de l'Exposition, on a eu tout bonnement recours à l'eau de la ville. On a relié la canalisation établie au Champ-de-Mars à la distribution générale de Paris, au moyen de tuyaux de 60, 50 et 40 centimètres, munis de compteurs de gros calibre. Ici encore nous retrouvons un second service d'eau à basse pression et une distribution à haute pression.

Par une convention passée avec l'administration de l'Exposition, la Ville a consenti à livrer à titre gratuit l'eau du fleuve à basse pression pour l'arrosage des pelouses et des allées, et au prix de revient l'eau de source et l'eau de rivière à haute pression. L'eau à haute pression coûte toujours plus cher que l'eau a basse pression, puisqu'il faut ou aller la chercher à des niveaux élevés, et, par suite, l'amener de très loin, ou la monter sur place dans des réservoirs établis sur des hauteurs. Naturellement, dans le premier cas, la canalisation est dispendieuse, et, dans le second cas, le travail d'élévation absorbe de la houille et nécessite des usines coûteuses. En concédant l'eau à haute pression au prix de revient, la Ville a simplement récupéré les dépenses d'élévation des eaux de la Seine dans le réservoir de haute altitude.

En outre, elle s'est engagée à reprendre en 1890 les tuyaux, pièces de fonte et appareils qui auront servi à l'Exposition; l'installation de ce côté a donc été faite dans des conditions économiques toutes particulières.

Les travaux de canalisation ont été exécutés par

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MM. Rogé, administrateur des fonderies de Pont-a- Mousson, et Gibault, ingénieur a Paris.

L'eau de rivière à basse pression, livrée gratuitement, est réservée à l'arrosage du parc du Champ-de- Mars, du quai d'Orsay et de l'esplanade des Invalides; c'est elle aussi qui sert à emplir les deux lacs creusés de part et d'autre de la tour Eiffel. Elle provient de la nouvelle usine hydraulique établie à Javel, à un kilomètre environ du Champ-de-Mars.

L'eau de rivière à haute pression, celle que la Ville livre à prix de revient, arrive du réservoir de Villejuif, situé à 89 mètres au-dessus du niveau de la mer, à environ 60 mètres au-dessus du sol du Champ-de- Mars. Ce réservoir est empli par l'usine d'Ivry installée au bord de la Seine, en amont du confluent de la Marne. L'usine y refoule l'eau qu'elle puise dans lo fleuve. L'eau de Seine est amenée de Villejuif à l'Exposition par une conduite de 60 centimètres de diamètre, qui pénètre dans le Champ-de-Mars du coté de l'avenue de Suffren; elle est distribuée par un réseau sur lequel sont raccordés tous les postes d'eau de l'eau de l'intérieur des palais. C'est également cette eau sous pression qui jaillit des fontaines monumentales et qui alimente les jets d'eau. C'est donc bien à tort que Ton a souvent reproché à l'administration de gaspiller l'eau de source pour le service de l'Exposition. Partout on s'est servi d'eau de Seine, hormis pour le service des restaurants et des fontaines Wallace.

Pour les usages alimentaires, en effet, on a eu recours à l'eau de source empruntée, comme en 1*78, au réseau de la Vanne. Cette eau descend directement des grands réservoirs de Mont rouge, dont le trop-plein

:î22 CAUSERIES SCIENTIFIQUES.

est à la cote 80 mètres, elle pénètre dans l'enceinte de l'Exposition du côté de l'avenue de La Bourdonnais, par une conduite de 40 centimètres de diamètre qui se ramifie d<* toutes parts, de façon à pourvoir à tous les

Kio. 248. — Vue panoramique jin^»' du 2

39. Nouvelle Hastillc — 40. Tour de Netle. — 41. DAine des Art» Libéraux. — 42. Caaera

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