PRÉFACE
principale matière. Comme mon affaire propre est de versifier ^ je nai apporté, tu le penses bien, aucune ambition présomptueuse dans mes recherches. Je n'ai eu souci que de m' éclairer moi-même dans la mesure de mes forces. Si je fais part au public de ce travail insuffisant, cest dans l'espoir que tout n'aura pas été vain dans mon effort, et que le peu de vrai que fai pu rencontrer ne sera pas entièrement perdu. J'ajoute, pour être sincère, qu'il nous est toujours difficile de mépriser asse^ nos productions, même les plus imparfaites, pour leur refuser la lumière et le contrôle de la publicité. Aussi bien le philosophe, dans cet ouvrage, quelle qu'en soit la fortune, ne risque pas beaucoup de faire tort au rimeur. Une pareille étude, abstraite et de forme austère, ne s'adresse qu'à fort peu de lecteurs. Le pire qu'il puisse arriver à ces pages, c'est de choir tout doucement dans l'ombre. Je leur devrai du moins Foccasion quelles m'auront procurée de te témoigner une fois de plus mon affection et ma grande estime pour tes travaux.