‹ L'expression dans les beaux-artsChapitre 36 sur 68 · I. — Dans les perceptions de l'ouïe · texte numérisé non relu

I. — Dans les perceptions de l'ouïe

1° Une affection générique par laquelle elles sont toutes des sons, qui les distingue de toute autre sensation.

2° Une propriété spécifique déterminée par le timbre.

3° Dans chaque espèce définie par le môme timbre, des variétés définies par des différences d'acuité ou hauteur.

4° Une intensité variable.

5° La composition par simultanéité. On peut percevoir à la fois plusieurs sons différant de timbre et d'intensité et percevoir leurs accords, résultant de certains rapports numériques entre leurs degrés d'acuité.

6° La composition dans la durée par la mémoire. Les perceptions de l'ouïe, diverses de timbre, d'intensité et d'acuité, coexistent dans la mémoire à l'état de souvenirs, de sons successifs, en y gardant l'ordre et la vitesse de leur succession, de manière à former la gamme et des mélodies et des combinaisons de mélodies.

7° Une double- qualité affective (agréable ou désagréable) qui appartient aux sons, soit simples, soit composés dans la durée par la mémoire. Les sons, par l'habitude, peuvent devenir indifférents.

IL — Dans les perceptions de pure résistance :

1° Une affection de résistance, unique en son genre et n'offrant ni espèces, ni variétés.

2° Une intensité variable.

3° La composition dans la durée par la mémoire : il y a succession plus ou moins rapide de degrés d'intensité. Mais le souvenir de cette succession est vague et fugitif.

4° La composition des points résistants dans l'étendue tactile (d'où résultent la direction, la figure, la distance).

5° Le mouvement que déterminent ces sensations de pure résistance pour la main qui les perçoit; ce mouvement intéresse le toucher par la direction, non par la vitesse.

6° Une double qualité affective. Les rapports de situation des points résistants, en composant la figure, affectent agréablement ou désagréablement le toucher qui les constate.

Il y a aussi des perceptions de pure résistance indifférentes.

IIL — Dans les perceptions tactiles impliquant résistance :

1° Une affection générique commune à toutes et les distinguant de toute autre perception.

2° Une propriété spécifique.

3° Une intensité variable,

4° La composition dans la durée par la mémoire; succession plus ou moins rapide de degrés variables d'intensité.

5° La composition dans l'étendue tactile.

THÉORIE

GÉNÉRALE

G"" Une double qualité affective : elles sont agréables ou désagréables ; il y a de ces perceptions qui sont indifférentes.

IV. — Dans les perceptions tactiles qui n impliquent pas sensation de résistance :

1° Une affection générique commune à toutes ces perceptions et les distinguant de toute autre perception. 2° Une propriété spécifique.

3° Une intensité variable.

4° La composition dans la durée par la mémoire, succession plus ou moins rapide de degrés variables d'intensité.

5° La composition dans l'étendue tactile. 6° Une double qualité affective : elles sont agréables ou désagréables, rarement indifférentes.

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