‹ L'expression dans les beaux-artsChapitre 35 sur 68 · SENSATIONS NON CLASSÉES · texte numérisé non relu

SENSATIONS NON CLASSÉES

Outre les sensations dont nous venons d'analyser les caractères et dont les organes sont : la peau, Toreille et les autres organes des sens, il en est quelques autres dont le siège est interne et variable, telles que les sensations douloureuses résultant d'atteintes aux viscères, par exemple, à l'estomac, aux intestins, aux poumons, au cœur, l'oppression, les palpitations, etc.

Ces douleurs s'étendent non seulement dans l'espace, par le siège qui leur est attribué dans les différentes parties du corps, mais encore dans la durée, par leur intensité continue. Leur extension dans la durée est une succession de degrés d'intensité qui laissent en quelque sorte dans la mémoire une traînée douloureuse comparable à la trajectoire suivie par un mobile variant de vitesse et de direction; delà les mots : douleurs élancements, etc., et tous les qualificatifs très imitatifs et très ingénieux qu'on trouve dans les descriptions pathologiques. Dans la névralgie, par exemple, dans le mal de dent, une sorte de vrille semble nous travailler par ^'tecm^w^i" périodiques, selon une sorte de trajectoire sinueuse ; la douleur nous paraît croître et décroître, comme une courbe qui monte et descend. De même, dans les divers degrés de cuisson d'une brûlure, nous avons conscience des phénomènes successifs dans la durée, comparables aux mouvements.

En résumé, nous avons reconnu :

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