PRÉFACE
L’embryologie de la région uro-génitale vient, en quelques années, d'être entièrement refondue et les notions qu'on possédait sur l'édification de ses organes ont fait place à des connaissances nouvelles, fertiles en déductions tératogéniques. Il nous a paru intéressant d'étudier les découvertes récentes touchant à cette question et de les appliquer à la pathogénie si discutée de l’exstrophie vésicale et de l’épispadias.
L'idée de ce travail nous a été inspirée par la lecture d’un mémoire de M. Vialleton, paru dans les Archives Provinciales de Chirurgie de septembre 1892. Nous ne saurions trop remercier M. Vialleton d'avoir bien voulu nous permettre de faire de sa théorie le sujet de notre thèse et nous ne craignons qu'une chose, c'est d’être resté très mférieur à notre
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tâche. Qu'il recoive en même temps que nos remerciements le regret que nous éprouvons de n'avoir pas mieux profité du sujet plein d'intérêt qu'il nous avait confié.
Nous avons divisé en quatre chapitres cette étude pathogénique :
Le premier est destiné à donner une sorte de revue générale de l’embryologie de la région urogénitale.
Le second renferme l’exposé succinct des théories émises jusqu’à nos jours pour expliquer l’exstrophie.
Le troisième est consacré à l'exposé de la pathogénie que nous proposons pour l’exstrophie. Il comprend, en outre, la pathogénie de l’épispadias et l'étude de l’épispadias chez la femme, destinée surtout à montrer les liens qui unissent l’épispadias et l’exstrophie.
Dans un dernier chapitre, nous ferons l'étude critique des théories proposées jusqu'ici, théories rapportées déjà au chapitre second.
C'est pour nous un devoir bien doux à remplir que de remercier 1e1 les excellents maîtres qui pendant nos études médicales ont bien voulu nous faire profiter de leurs connaissances cliniques et de leurs travaux.
M. le professeur Ollier nous a fait le plus grand honneur en acceptant la présidence de cette thèse. Nous sommes heureux d’avoir pu devenir son élève à la fin de notre Imternat de façon à pouvoir nous mieux pénétrer de ses leçons.
Que M. le professeur Poncet et M. le professeur
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M. Pollosson veuillent bien recevoir nos remerciments pour leur amabilité constante à notre égard, soit pendant notre internat dans leur service soit au laboratoire de médecine opératoire, où ils voulurent bien nous confier la direction d'une table.
À M. le professeur Lépine, nous devons la plus grande partie de nos connaissances en clinique médicale; si ce maître éminent compte beaucoup d'élèves plus brillants, il en apeu d'aussi reconnaissants.
M. Levrat, chirurgien-major de la Charité, qui deux fois déjà fut notre chef et qui, une troisième fois, dirige nos études à la maternité de la Charité, s’est montré pour nous plus qu'un maître bienveillant. Qu'il veuille bien croire que notre plus vif désir est de conserver son amitié.
Que MM. Chappet et Carrier dont nous sommes fier d’avoir été l’interne veuillent bien agréer l’'hommage de notre reconnaissance.
M. le professeur Condamin est pour nous le plus dévoué des maîtres. Nous sommes heureux de trouver ici une occasion de lui exprimer nos remerciements pour les marques nombreuses de bienveillance qu’il ne cesse de nous témoigner.
Il nous reste maintenant à remplir un devoir pénible, car nous devons rappeler que nous avons perdu l’un de nos premiers maîtres. Nous eûmes le bonheur d’assister le professeur Tripier dans ses dernières opérations. C’est pour nous un souvenir bien précieux d’avoir pu être quelques temps son élève et c’est avec le plus grand respect que nous con-
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servons la mémoire de ce maître si aimé et si regretté.
Nous ne saurions oublier nos amis et nos colléoues qui ont bien voulu nous faire profiter de leurs connaissances des langues étrangères et notre ami Allemand, interne provisoire, qui s’est chargé de dessiner les deux planches terminant ce modeste travail.
LEXSTROPAE VESICALE ET L'EPISPADIN