‹ L'Exstrophie Vésicale et l'Épispadias: Étude PathogéniqueChapitre 44 sur 45 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

(Willaume. Journ. de Corvisart, 1814).

À la région pubienne existait une tumeur hémisphérique du volume de la moitié d'une pomme reinette, molle, livide, comme sugillée et recouverte de téguments fort minces, disparaissant par la pression et revenant sur elle-même. Elle était évidemment produite par la partie antérieure de la vessie faisant saillie entre les pubis, dont la symphyse, manquait en toutou en partie, ce dont Willaume n’a pu s'assurer.

Au-dessous de la tumeur se dressait la moitié inférieure d’un gland sans prépuce, sur la face supérieure duquel se voyait une rigole faisant partie du canal de l’urèthre et laissant distiller l’urine goutte à goutte. Il n’y avait pas exstrophie vraie, mais la paroi hypogastrique n'était plus représentée que par une membrane mince et d'aspect cicatriciel a ppelant ce qu'on voit, dans certains cas de spina bifida.

OBSERvVATION X VII

(Lichtheim. arch. f. Klin. Chir. 1873.)

Petit garçon de 8 ans. Au premier abord, la lésion ressemblait à une extrophie vésicale. Un examen complet montre que la tumeur épigastrique est constituée par la face antérieure de la vessie qui est complète. Cette face est revêtue d’une muqueuse offrant au microscope des glandes utriculaires à épithélium cylindrique. En réduisant la saillie vésicale, on constate dans la paroi abdominale un orifice à bords fibreux conduisant dans la cavité abdominale.

Le pénis est court, fendu sur sa face supérieure occupée par une bandelette muqueuse. Le gland présente une encoche supérieure et au-dessous un méat étroit conduisant à un urèthre également étroit et dont la paroi supérieure n’est formée, sur toute la longueur de la verge que par la muqueuse seule. L'urèthre passe au-dessous du ligament qui réunit les pubis écartés de 5 c/m.

Il y a contention parfaite de l'urine ; miction en un jet fin, légère sécrétion de la face externe de la tumeur.

OBSERVATION X VIII (Stoll. Médecine pratique, 1809, tome II, page 261.)

Ce cas est rapporté trop brièvement pour pouvoir être utilisé et ne figure ici que pour mémoire.

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