‹ L'extase comedie en trois actes, melee de chantChapitre 18 sur 47 · RODOLPHE , LE COMTE , LA PRIN- CESSE , ALBERT. IIÉLÉ.NE · texte numérisé non relu

RODOLPHE , LE COMTE , LA PRIN- CESSE , ALBERT. IIÉLÉ.NE

ENSEMBLE

Atit nouotau d* Jf. Doche.

uÈiàüe et ROOOLPQB.

La Toili; dans un impatience Elle a sitôt pu franrhir la distance.

Uicn janiai', non, rien ne I‘arrôla.

La Toità , la voilà, la voilà, la voilà.

LA pniNceaaa.

Mc voilà, dans mon impatience.

Comme un oiseau j’ai franchi la distance.

Non, non, jamais, rien ne m’arn’lai ' Mo voilà. (I fo{$ )

Ai.oaRT.

Nons voilà, dans son impatience.

Bientôt ma mère a franclii la distance.

Bien jamais, non, rien ne l’arrêta.

Nous voilà. (4 foi$.)

LE COMTE

Vont voilà’, quoil votre impEtieneo Vous à sitôt fait franchir la distance!

Bien jamais, non, rien ne vous arrêta.

Vous voilà. (4 fois.)

LA PRINCESSE. Oui! c’est moi.... arrivée d’Iiier au soir. Bonjour, mon frère.... inais ce n'est pas pour vous que je viens.... c’est pour celte chère enfant... [Apercevant Ro-

MAGASIN THIATRAL.

ânlphe et le inlunnt.) Pardon. .. {Bas, au Cornte.) Quel rat ce monsieur!

r.E COMTE , (tf même. Mon socrélaire.

I.A PniNCESSE. Ah ! j'ai cm que c’était quelqu'un. Kh bien! comment sc trouve-

t-eile? l’aurre enfant!... conduiser.-nioi

je «nis sûre qu'elle sera contente de me voir.

llËl.ttNE , lut sautant au rou. Oli ! oui !

I A PRINCESSE. Qu’est-ce que c'est * !

{L'embrassant arec tendresse.) Chère petite!

la voilà! c'est bien elle !... mon fils, embrassez votre cousine. (.Se retournant vers le Comte.) Ab ça , qu'est-ce que vous m'avez donc écrit, mon frère! à vous entendre, cette chère enfant était au plus mal.

LE COMTE , bas. Je me suis peut-être trop alarmé; mais évitez devant elle...

LA PRINCESSE. On désespérait de sa vie.

LE COMTE , bas. De grîce !

LA PRINCESSE. C’est au point que j’ai tremblé un moment d’arriver trop tard.

LE COMTE. Je TOUS en conjure...

LA PRINCESSE. Kt quand je la Vois , c’est elle qui me saute au cou... je la trouve fraîche et presque vermeille.

LE COMTE. En effet... mais vous auriez pu vous dispenser de dire...

LA PRINCESSE. N”avpz-vous pas peur que cela l’elTrayc! (A Hélène.) Voivtu , mon enfant , quand une maladie a |>assé sur un visage de jeune fille, et qu'il reste aussi joli (|ue ça , elle n’est jamais bien dangereu.se. D’aliord en aucun temps, je n'ai rien compris à la tienne ; il est vrai (pic ton père a une façon de vous pipli(]uer les choses qui fait que l'un n’y entend exactement rien!...

il est cause que j’ai crevé trois chevaux et un |)ostillnn jKiur arriver plus vite.

LE COMTE. Pardon : vous dites...

LA PRINCE.SSE. Truis chevaiix et un postillon. ..un faquin qui, ne trouvant personne pour le remplacer au second relai , menaçait de nous laisser là, sous prétexte qu’il ne [muvait plus SC tenir à cheval.. . Jour de Dieu !.. il a bien fallu qu’il fît le troisième..... et il n’est tonilié (lu’cn arrivant.

Al.RERT. Encore n’a-t il pas en de jieine à SC relever. Il est vrai que ivoiir l’v aider, vous lui avez glissé dans la main cinquanie florins.

LA PRINCESSE. Il disait on’il ne pourrait pas reprendre son service de huit jours.. . et ça a peut-être une femme . des quantités d'enfants... ces petites gens ça peuple si facilement!

HÉLÈNE , bas, à Mbert. Toujours aussi vive !

Al.RERT, de même. Et aussi bonne.

LE COMTE. Depuis quand avez vous quitté

^ Roéolph*, U Comte, U Priiw^fc, Hélvni*, Albert.

la Cobéme! et par quel hasard vous trouvezvous en Italie !

LA PRINCE.SSE. J’y suis depuis un mois; mon fils inc piessait de faire ce voyage , et j'clais venue le rejoindre à Milan, où le régiiiirnt (pi'il commande est en garnison. !javez-vmis que je ne suis pas du tout émerveillée de votre Italie! pas un château crénelé , un antique manoir qui commande l’admiration et le respect ; rien qui y sente sa noblesse ! tout ce qui est habité a l’air de l’étredc la veille... à peine un on deux palais

qui SC puissent compter ! Ah! fi donc!

vive Dieu ! notre Allemagne a bien une autre allure, et je ne ebangerais pas la vieille chapelle de llormegg contre la catliédrale de Milan..; qpii est d'hier.

HÉLÈNE. C’est à Milan que vous avez reçu de nos nouvelles!

LA PRINCESSE. Oui, ma chère petite ; la lettre de ton père m’avait suivie.

HÉLÈNE. Et ))onTon»-nous espérer de vous garder longtemps auprès de nous, ma tante!

LA PRINCESSE. Mais certainement, je ne te quitte pas.

LE COMTE, d part. Comment m’y opposer! cl quel moyen aurai- je de l'éloigner!

LA PRINCESSE. Jc n’ai pas encore fait choix d’une demeure ; mais monsieur le consul d’Aulriclie, qui dès ce matin en appreprenant mon arrivée, est venu me faire visite, m’a promis de s’en occuper.

LE COMTE. Je ne souffrirai pas qu’un autre que moi se charge de ce .soin.

ALIiERT, pas.sant près du Comte. Permettez que ce soit moi, mon oncle.

LE COMTE. Non, reste; jc vais â l’instant donner des ordres, et je vous rejoins. {A part ) Oh ! quelle position !

RODOLPHE, A part, en rtgardant Hélène.

Elle iwrait heureuse!

ENSEMRLE'.

AlP nouveau de M. Doehr.

ufcLtxr..

Mon p^n» est heureux d’nvinee l)e% »oin^ qu'il prendra pour vouv SouITrcz pendant aon abseoco ,

^)ue je te«tc auprès de vous.

LA raixcRstc.

Merci de votre obligeance ,

Je puis dtinc compter sur vous ;

Kt ma liicTC. en votre absence.

Va rester auprès de noos.

LK COMTS.

De vous servir, je le pense.

Je dois me montrer jaloux ;

Kt ma niie, on int»n absence,

Va rester auprès do roua.

Atatar.

Vrainirnt, c'eit trop d'ubUgeance,

On peut donc compter sur tous.

• RoJotpLc, Allw», 1« Coilll., I» PrinMM»,

l.’KXTASir.

Ma coHune, en votre ab:»ence,

Va re>trr auprès <lo nous.

aODOLPDI.

Mai« qooi! mon ciettr, je lu pcn:^,

Déjà 9C montre jaloui.

Hélas 1 puU'6 masouilraaca Rester un aocret pour loua.

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