RODOLPHE, LE COMTE, HÉLÈNE
HÉLÈNE. Mon père! mon pèro !
LE COMTE, c’est clic !
HÉLÈNE. Mon père , je vous apporte une nouvelle qui va vous rendre bien content, comme elle me rend toute heureuse. Je viens de recevoir une lettre de nia tante , la princesse douairière.
LE COMTÉ. De ma belle-sœur t
HÈLÈ.NE. Et vous ne devineriez jinais d’où elle est datée. De Nlilan.
LE COMTE. De Jlilanî liÈLÈNE. Oui; matante me dit que, fort inquiète des dernières nouvelles que vous lui avez mandées en quittant l’Allemagne, ayant appris que nous sommes à Nice, et se trouvant si près de nous, elle a formé le • projet de venir nous voir.
LE COMTE, à part. Grand Dieu! comment échapper à .ses questions, a sa curiosité 7 moi qui lui ai fait un mystère de l'état de ma fille!
iiÈLÈNE. Elle se fera accompagner de son fils Albert, mon ami d’enfance.
RODOLPHE , d part. Ah!
HÉLÈNE. Que je n’ai pas vu depuis dix ans... et qui, dit-elle, partage son inquiétude...
LE COMTE, à part. Son fils! j'avais autrefois songé à une union...
HÉLÈNE. Ma tante parait fort impatiente de m'embrasser, ce qui m’annonce qu’elle sera bientôt ici ; d'ailleurs, lorsqu’elle a formé un projet , elle n’est pas longtemps à l'exécuter, vous le savez... aussi je ne serais pas étonnée de la voir arriver au premier moment.
L'N DOMESTIQUE annonçant. Madame la |)rincc.sse de Hormegg-Waldorf.
HÉLÈNE , à son père. Que vous disais-je ?