‹ L'extase comedie en trois actes, melee de chantChapitre 38 sur 47 · LE COMTE. RODOLPHE · texte numérisé non relu

LE COMTE. RODOLPHE

LE COMTE, lui prenant la main. Rodolphe, VOU.S évitez ne me voir, de me rencoutrer... j’ai dû profiter de l’occasion qui s’offrait <1 moi de vous parler... Voili trois jours que nous ne nous sommes trouvés ensemble.

RODOLPHE. Vous ne quittez presque jamais votre fille.

LE COMTE. Et votre présence auprès d’elle n’est plus nécessaire.

RODOLPHE. Il est vrai.

LE cxiMTE. Peut-être suis-je à vos yeux coupable d’égoïsme, en ne mettant pas un terme à cette situation 'pénible, en ne brisant pas la chaîne que je vous ai donnée.

RODOLPHE. Monsieur!...

LE COMTE. La santé de ma fille est rétabUc; avant-hier encore, il est vrai, elle était restée seule ici, et je l'ai trouvée endormie de ce sommeil qui in’eOrayait autrefois, et

3 ui est devenu peu à peu, il mesure que l’état 'exaltation qui le produisait s’est calmé, une sorte de rêve tranquille... Vous n’étiez pas lii, et elle ne vous a pas même appelé... Dans quelque temps, aujourd’hui peut-être, je vous rendrai la libertA

RODOLPHE. Ma liberté!

LE COMTE. Rodolphe ! vous pâlissez !

RODOLPHE. Ma liberté! vous l’ai-jc demandée, monsieur?

LE COMTE. Comment?...

RODOLPHE. C’est-â-dirc que vous me renvoyez de chez vous... C'est juste !... vousn’a-

MAGASIM THÉATRAt,.

Texpios besoin de moi!., etmainteoant, qoe je veuille partir où rester , il faut que je m'éloigne !

LK COMTE, .tlais vous-mîme ne m'avez- Tous pas prié de vous laisser |>artir !

nouol.pilE. Ail! monsieur!

Page 1