HÉLÈNE, KRANTZ
HÉLÈNE. Il est parti !
FRANTZ. Ah! mademoiselle... pas un mot, pas même un regard pour le consoler !
HÉLÈNE. Kallait-il lui laisser voir que je pleure?
FRANTZ. Vous pleurez?
HÉLÈNE. Krantz, il s’est éloigné sans me rien dire encore... sans me parler de ce qu’il a fait pour moi !... j’ai eu tort , n’est-ce |^s , de le laisser partir ainsi ?
FRANTZ , à la fenêtre. H traferse la cour...
il va monter h cheval !
HÉLÈNE. S’il était là maintenant?
FRANTZ. S’il était là?
HÉLÈNE. Je crois que j’oserais le remercier... mais il ne faut pas qu’il parte , il ne le but pas ! Krantz , retenez-lc.
FRANTZ. Oui , mademoiselle , c’est une
bonne |»nsée; il doit avoir des papiers à mettre en oixlre , des comptes à régler ici.
HÉLÈM. Oui, courez, donnez-lui cette raison |Hiur le retenir; il faut bien qu’il sache que je suis reconnais.santc ! et puis il ne peut pas partir ainsi sans avoir revu mon |iérc !
FRANTZ. J’arriverai ]>eut-étre encore à temps!
Il sort.
SCÈ^E X1A^
HÉLÈNE , seule : elle no û la fenêtre,
Ijt voilà! mon Dieu, comme il est pâle!...
comme il a l’air souffrant !... il regarde de ce cfité. (Elle se relire un instant de la fenêtre.) .M’a-t-il vu? (Regardant de nouveau.) Non... il va partir! et Krantz ne parait pas encore! que fait-il donc?... il s’éloigne!... trop tard, Krantz , il est trop tard... Ab! le voici enfin ! il court . il l’appelle à grands cris! les gens de la maLsoii se joignent à lui... mais il ne les entend donc pas? il retourne la tête... Ah! il s’arrête! il s’est arrêté!
LUe tombe «Jajiü un fdiiteuil près tio la croi»iîe.