‹ L'extase comedie en trois actes, melee de chantChapitre 45 sur 47 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

Les Mêmes, la PRINCESSE, pui§ FRANTZ*.

LA PRINCESSE , OU Comte. Von» vous êtes donc décidé à mettre brus(]uement votre monsieur Rodolphe à la porte?

LE COMTE. Moi? (jui vous fait croire...

' UMèos, Albert, le Princeese, le Comte.

L’EXTASE

LA PRI.NLESSE. Ou cc <|iic l'oi» dit cst vrai, alors (|u’il partait d'ici sans pniveiiir personne.

LU COMTE. Lui ?

LA PRINCESSE. 11 paraît qu’il avait déjà mis son cheval au galop, et il serait loin si vus gens n’avaient couru après lui.

LE co.MTE. Mes gfiis ! c’est une erreur...

il doit nie [larlcr et je ne l'ai pas revu.

LA piilNcts.SE. Quand je vous répète qu’il s'en allait et que l'on a eu toutes les |ieines du monde à le raltra|)cr.

LE COMTE. Qui donc s’est permis? Allons, c’est impossible!

FBANTz,ertlrani*. Certainement, c’est impossible.

LA PRINCESSE. Hein ?

FRANT7.. Je demande pardon à madame , mais monsieur le comte a raison... il n'était pas possible que cc jeune homme songeât à s'éloigner comme ou a eu l’air de l'entendre, sans avoir revu monsieur, sans avoir mis en ordre ses comptes.

LA PRINCESSE. Comment! il partait sans les avoir rendus ?

LE COMTE. Ma soeur, qui vous dit d’abord qu’il voulût partir !

FRANTZ. Cei laincmenL.. c’était une promenade comme il en a fait vingt fois... U’ailleurs il assure qu'on aurait trouvé tout parfaitement en règle, et on peut l’cn croire... C’est égal , au moment de s'éloigner il s’est rappelé iju’il devait voir monsieur le comte , j qu’il avait des objets importants à lui remet- | tre... c’est un oubli... une distraction... pas j autre chose.

LA PRINCESSE. Je ne veux pas insister sur un sujet aussi délicat ; je n’ai jamais beaucoup aimé votre monsieur Itodolphe , mais je serais désolé pour vous , pour lui-méme, que sa conduite pût donner lieu à des soupçons.

ALBERT, lila mère !

HËLËNE. Matantel

LA PRINCESSE. Je me tais.

FRANTZ. Dès que je lui ai eu parlé, il s’est élancé chez lui , il a même demandé si monsieur le comte pouvait le recevoir tout de suite.

LE COMTE. Allez le chercher, Frantz.

FRANTZ. Oui , monsieur le comte , oui, j’y vais, et on verra.

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