‹ L'extase comedie en trois actes, melee de chantChapitre 47 sur 47 · SCENE XVIII · texte numérisé non relu

SCENE XVIII

Les Mêmes , SOPHIE.

SOPHIE , déposant sur la table une cassette quelle tient. Pardon , puisque tout le monde est soupçonné ici , tout le monde doit se justifier, monsieur comme les autres.

LE COMTE. Je vous intertUs...

RODOLPHE, oh! laissez , monsieur... Oui, moi, comme tous... moi, le premier... que l’on examine...

FRANTZ, à Sophie. Eh bien, quoi?... il emportait sous son manteau de voyage une petite cassette ! où est le mal si elle est à lui ! ( La prenant des mains de Sophie. ) Mais n'ayez donc pas l’air de la cacher! [La posant sur ta («Aie. j Eh! mon Dieu ! la voilà cette cassette , la voilà I,., ne faut-il pas à

MAGASIN THÉATKAL.

prési'iit pour sc justifier qu'il l’outre devant vous? il le fera... Outrez-la , monsieur Rodolplu* !

RODOLPHE, à pari. Grand Dieu ! ce portraitl comment le dérober aux regards!...

LA PRINCESSE , à part. Gomme il est embarra>sé 1

FRANTZ. Ouvrez-la devant tous, pourcoor fondre les gens qui osent tous soupçonner ici! on vous connaîtra au moins , on vous rendra justice !

RODOLPHE. Moi... moi... on demande...

on exige... (A part.) Que faire?... mon Dieu !

LE COMTE. Rodolphe ! je vous le défends!

(A Sophie.) Quant îi vous, je vous chasse...

pas un mot !...

Sophie er relirr. .

IIÊLI-NE. On a pu le soupçonner, lui!...

LA PRINCESSE , d pari. Tout ceci me fait borriblcment mal. (IJat,à Itodolphe.) l'iguore ce qu’il faut peuser de votre hésitation, monsieur... Je ne veux pas le deviner ; mais mon frère avait placé en toussa confiance.., elle ne doit pas être trompée..... Partez sans crainte, celle somme se retrouvera.. . je m’en charge...

RODOLPHE. Ah ! JC vais ouvrir ! madame , je vais ouvrir ! {S'urrélanI tout d coup auftrit de la tnhie.) Mais devant le comte...

devant lui seul!...

Élounemcnt général, momeill de nilriiK; tout le niolldr m’éloigne UDtemcQl au fond.

LA PRINCESSE, à part. Ah! je crains d'avoir trop bien deviné.

At.RERT. Ma mère!... [^S’approchant de Rodolphe.) Je n’avais pas l’honneur de vou.s connaître, monsieiu-; mais je vous ai entendu, et je vous liens digne de l’estime de tous.

Le Comlr, mds ri«n dire, tare I» m«u d’Albert, comme pour le remercier.

FRANTZ, à Albert. Ah ! vous le défcudczl vous êtes uii brave jeune hoiumc.

RODOLPHE. Voici la clef, monsieur... ouvrez ce coffre...

LE CO.UTE. Non... Rodolphe, de votre part je n'accepte pas de justification.

RODOLPHE. Il le faut — vous le voyez...

prenez vous comprendrez en l’ouvrant ,

Inonsieur, pourquoi j’ai voulu éviter les regards.

Le Comte dirige vert 1« t»bl« , tous les pernoniiages

sont groiieZ., sllpndantaveeanxidlélBfiDdeceUesrtD..

Miisi<|oe i l’orebesire jusipCà la Gn.

I.E COMTE, ouvrant la boite. Grand üicul des billets ! ceue somme !

Il place vivement la main ■.mr le couvercle, cl le lait r«u>cuher.

ijt PRINCESSE. Le comte a trcsailli.

RODOLPHE, OU Comte, qut s'est approche lentement délai.) Avais-je tort, monsieur?

LE COMTE. Rodolphe ! Rodolphe ! regardez-moi ce coffre u’est-il jamais sorti de

vos mains?

RODOLPHE. Ah ! personne que moi ne l'a jamais ouvert, monsieur!

LE COMTE. Mais c’est impossible !

HODOI.PHE. Que voulez-vous dire ?

LE COMTE. Silence ! silence ! vous vous perdez !...

RODOLPHE. Moi ? moi ?

LE COMTE. Vous vous perdez !

RODOLPHE. Qu’y a-t-il donc ? laissez-moi!

(Il court à la table et pousse un eri.) .Ah !

FRANTZ, qui s’est approché avec les autres personnes à l’aspect du coffre ouvert par Rodolphe et à demi renversé. Des billets ! et c’est moi ! ô mon Dieu ! ce n’est pas possible... Monsieur Rodolphe... ce n’est pas possible ..

RODOLPHE, poussant un eri. Non... {Il chancelle et s'appuie sur la table vers laquelle il s'est élancé. ) Vous ne le croyez pas? personne ne le croit ici ? Cet or, je ne l’ai pas volé!... oh! qui donc me dira comment il SC trouve Ih ?... u’y a-t-il donc personne qui veuille me justifier ?

iiëlEne *. Moi 1 moi ! Rodolphe , vous ne songez donc pas h moi ? mais je vous ai appelé à mou secours... pourquoi ne m’appelezvous pas au vtJtre ? mais vous m’avez sauvé la vie , ]x)urquoi donc ne vous sauverais-je pas l’honneur, moi ?

LECOMTE. Hélène!

TOUS. Que dit-elle ?

HÉLÈNE. 11 ne saveut pas que vous pourriez me l’ordonner que ma volonté obéit

h la vôtre... diles-moi donc de voas nommer les gens qui veulent vous perdre..... j'aiu'aia

parlé, il y a un mois encore et je ne le

pourrais pas aujourd’hui, qu'il s’agit de vous sauver ! Oh ! je le |>ourrai , Rodolphe I je le pourrai !

LE CO.MTE **. Ma fille !

LA PRINCESSE. Ht^élU! !

HÉLÈNE. Ijissez-moi !.... lais.sez-moi !....

oui... je sens Ah! Rodolphe! Rodolphe!

Elle tombe Mir un fiateuil.

LE COMTE. Ma fille !

LA PRINCESSE. Qii’a-t-ellé donc ?

FRANTZ. Silence !

HÉLÈNE, endormie. Ne cherchez |Ms!

vous ne pourriez detiner... mon père... mon père... c’est elle... avant hier... quand elle était seule., c’est sa doU.. elle l’a placée là... à côté de son portrait... pour lui...

ALBERT, prenant la main de Rodolphe.

Car clic l’aime et il en est digne.

* La Prioevase, Albert, le Comte, Hélène, RoAolpta^ Fraoti.

” La Princesse, Franti, flélèoe, le Comte, Albert, Rodolphe.

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