‹ L'extase (volume 2)Chapitre 10 sur 55 · RODOLPHE , MARGUERITE · texte numérisé non relu

RODOLPHE , MARGUERITE

RODOLPHE, qui a regardé sortir Muller.

Je serais tenté de croire que vous n'avez pas l'habitude de recevoir ici beaucoup de voyageurs, si j'en juge par l'air d'étonnement de votre mari...

MARGUERITE. Comment, monsieur?...

RODOLPHE, se chauffant. Il m'a examiné de la tête aux pieds comme s'il avait été chargé de prendre mon signalement : cependant quand je suis entré il y avait du monde. . .

MARGUERITE. Ce sont des amis, des chasseurs du pays : mais l'auberge n'est pas déserte; nous avons en haut, depuis ce matin,

une famille allemande Elle se compose

d'un vieux seigneur et d'une jeune personne, sa fille, mortellement malade. Il y a de plus à leur suite un domestique , une gouvernante et une femme de chambre. Leur projet, je suppose, état de continuer leur route, mais le mauvais temps et la faiblesse de la jeune dame les ont forcés de s'arrêter

RODOLPHE , l'interrompant. Que je no vous retienne pas si vous avez affaire.

MARGUERITE. Monsieur n'est pas lâché de l'impolitesse de mon mari î s'il lo veut . je gronderai Muller... Il v est habitué.

RODOLPHE. Non, non, allez.

Elle le salue et sp retire. Rodolphe s'est assis près de la cheminée. Au moment où Marguerite sort parla porte du fond , le Comte entre par la porte de droite.

Page 1