‹ L'extaseChapitre 28 sur 64 · RODOLPHE, LE COMTE, HÉLÈNE · texte numérisé non relu

RODOLPHE, LE COMTE, HÉLÈNE

HÉLÈNE. Mon père ! mon père !

LE COMTE. C'est elle !

HÉLiiNE. Mon père, je vous apporte une nouvelle qui va vous rendre bien content, comme elle me rend toute heureuse. Je viens de recevoir une lettre de ma tante , la princesse douairière.

LE COMTE. De ma belle-sœur 2

Hi-LÈNE. Et vous ne devineriez janais d'où elle est datée. De Milan.

LE COMTE. De Milan?

HÉLÈNE. Oui; matante me dit que, fort inquiète des dernières nouvelles que vous lui avez mandées en quittant l'Allemagne , ayant appris que nous sommes à Nice , et se trouvant si près de nous, elle a formé le projet de venir nous voir.

LE COMTE, à part. Grand Dieu! comment écliap()er à ses questions, à sa curiosité? moi qui lui ai fait un mystère de l'état de ma fille!

HÉLÈNE. Elle se fera accompagner de son fils Albert , mon ami d'enfance.

RODOLPHE , à par^. Ah!

HÉLÈNE. Que je n'ai pas vu depuis dix ans... et qui, dit-elle, partage son inquiétude...

LE COMTE, à part. Son fds! j'avais autrefois songé à une union...

HÉLÈNE. Ma tante paraît fort impatiente de m'embrasser, ce qui m'annonce qu'elle sera bientôt ici ; d'ailleurs, lorsqu'elle a formé un projet , elle n'est pas longtemps à l'exécuter, vous le savez... aussi je ne serais pas cloniiée de la voir arriver au premier moment.

UN DOMESTIQUE annonçant. Madame la princesse de Hormegg-Waldorf,

HÉLÈNE , à son père. Que vous disais-je ?

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