‹ L'extériorisation de la motricité (volume 2)Chapitre 16 sur 61 · L. — Le souffle froid · texte numérisé non relu

L. — Le souffle froid

Il est bon de distinguer ici :

Le refroidissement général de Tatmosphère qui accompagne généralement les actions médianimiques et qui

semble être une transformation de la ehaleur ambiante en mouvement observé.

Et le souffle qui s'échappe pendant la transe de la cicatrice qu'Eusapia porte au côté gauche de la tête. Es sont confondus dans les observations de Varsovie. Le D' Higier a ressenti trois fois un souffle froid, et chaque fois à une distance qui exclue la supposition du souffle mécanique. Une fois, il Fa senti de deux côtés ; une autre fois sur la main droite ; une autre fois sur la main gauche. Une seule fois, sur les trois, son voisin, M. Matuzewski, ressentit le souffle en même temps que lui. M. de Siemiradski l'a senti distinctement, mais pas à chaque séance : aux mains rarement et faiblement ; le plus souvent au visage. Dans ce dernier cas le souffle lui semblait venir de la blessure à la tête d'Eusapia.

« Eusapia leva une fois ma main au-dessus de la moitié gauche de sa tête, et je sentis alors distinctement un souffle froid, allant de la tête du médium en haut » (D' Watraszenski, Compte rendu), ^

« Eusapia prit ma main échauffée et couverte de sueur et la promena au-dessus de sa tête. J'ai eu l'impression absolument identique à celle que donne le « souffle électrique. )> M. Ochorowicz affirmait qu'il était d'une autre nature. Pour l'examiner j'ai passé, à la séance suivante, sur la tête du médium, une lame de laiton avec une pointe, pensant que si c'était le souffle électrique, on verrait peut-être se produire une aigrette électrique ; mais il n'en fut rien. Le même jour Eusapia tint ma main au-dessus de sa tête, mais je ne sentis plus aucun souffle, seulement un froid très peu accentué et des che-

mal coiffés. » (Reiguman, Courrier de Varsovie).

M. — Une séance improvisée.

is les intervalles des séances officielles qui fatiat et exaspéraient le médium, grâce à la circonsfàcheuse qu'une grande partie des assistants était liment étrangère à ce genre d'études, Eusapia pro- ; parfois de faire une séance en petit comité. L'ext résultat de ces séances remontait son moral et, étrange, restaurait ses forces, ^endant une de ces séances improvisées, tenues dans )ute petite pièce, séparée par une porte à la portée de in du salon éclairée par une lampe, nous arrivâmes s trouver devant une véritable barrière dressée otre table. Il y avait là : une autre table les pieds ir, un guéridon, une chaise, une sonnette, etc. Et ;et encombrement de meubles fut opéré dans un entellement étroit qu'il serait absolument imposà une personne en chair et en os de le faire sans er les assistants et déranger leur groupement, uéridon se trouvait à ma droite et Eusapia, dont lais la main avec la mienne, était à ma gauche. Je s très distinctement les niouvements du guéridon is le moment où il heurta mon coude jusqu'à son [lation complète sur la table d'expériences en passant essus mes épaules. La table qui fit partie de la bare se trouvait, au début, derrière Eusapia, dans jrasure de la fenêtre séparée de la pièce par un lourd u (H. DE SiEMiRADSKi, Lettre du coloiiel de Ro-

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