‹ L'extériorisation de la motricité (volume 2)Chapitre 17 sur 61 · II. — Conclusions de M. Oohorowioz · texte numérisé non relu

II. — Conclusions de M. Oohorowioz

M. le D' Ochorowicz, à qui j'avais écrit pour le prier de me communiquer son rapport personnel, me répondit, le 15 novembre 1895, que ce rapport, écrit en polonais, n'était point encore publié ; mais il eut Fobligeance de vouloir bien m'indiquer les conclusions auxquelles il était arrivé, au point de vue théorique, celui qu'il savait m'intéresser le plus. Ces conclusions les voici, telles qu'il les a formulées dans la lettre précitée.

1** Je n'ai pas trouvé de preuves en faveur de l'hypothèse spirite, c'est-à-dire en faveur de l'intervention d'une inteUigence étrangère. « John » n'est pour moi qu'un dédoublement psychique du médium. Par conséquent, je suis « médianiste » et non « spirite. »

2" Les phénomènes médianiques confirment le « magnétisme » contre l'hypnotisme » — c'est-à-dire impliquent l'existence d'une action fluidique en dehors de la suggestion.

3** Cependant la suggestion y joue un rôle important et le médium n'est qu'un miroir qui reflète les forces et les idées des assistants. En plus, il possède la faculté de réaUser, en les extériorisant, ses rêves somnambuliques propres ou suggérés par les assistants.

4** Aucune force purement physique n'explique ces phénomènes qui sont toujours de nature psycho-physique ayant un centre d'action dans l'esprit du médium. 5** Les phénomènes constatés ne contredisent ni la mécanique en général, ni la loi de conservation des forces en particulier. Le médium agit aux dépens de ses propres forces et aux dépens de celles des assistants.

Page 1