‹ L'extériorisation de la motricité (volume 2)Chapitre 31 sur 61 · RAPPORT DU TROISIÈME SOUS- COMITÉ · texte numérisé non relu

RAPPORT DU TROISIÈME SOUS- COMITÉ

Les personnes qui s'adjoignirent à nous, sauf dans un seul cas, sont bien connues de vous ou d'au moins un de

(1) Ce Sous-Comité ne pût avoir que dix séances à cause de 1* difficulté du rendez- vous ; aussi les résultats furent-ils moins importants que les précédents. Cependant certaines circonstances ont été étudiées avec soin. Nous nous bornons aussi à donner un extrait du rapport de ce Sous-Comité.

VOUS ; nous ne pouvons donc douter de la probité, de rentière bonne foi des assistants... Nous nous sommes attachés à faire, avec le plus grand soin, des expériences établissant bien la comparaison entre la force, d'origine inconnue, nécessaire pour produire les mouvements, et la force musculaire consciente nécessaire pour produire les mêmes mouvements

A la suite d'expériences faites avec grand soin, nous avons trouvé que pour la plus petite des tables (3 pieds 9 pouces et demi de long, sur 2 pieds de large, pour la surface du dessus ; elle est en chêne, pèse 50 à 60 livres et repose sur quatre pieds sans roulettes) la force nécessaire pour la faire pencher, appliquée suivant la direction la plus favorable, c'est-à-dire suivant un angle de 90^ avec les pieds, est d'environ 21 livres et demie. Encore faut-il que quelque chose arrête les pieds, autrement elle glissera et ne se penchera pas du tout.

Même si l'angle est de 45° il y aura tendance à glisser plutôt qu'à pencher ou se renverser, et il faudrait pour produire ce dernier effet ne pas dépasser 30** et alors exercer une pression de 43 livres et demie.

Un homme d'une force ordinaire se tenant à un côté de la table, avec les mains adhérant suffisamment au-dessus lisse de la table, n'aura pas de peine à la pousser sur le parquet. La tirer vers lui n'est pas si aisé, et il trouvera une grande difficulté à la faire se mouvoir de droite à gauche dans le sens de sa longueur. Si ses mains sont placées de la même manière à un bout de la table, il ne peut, sur un parquet glissant, faire lever le bout opposé. Deux hommes peuvent le faire, mais la pression légère de là main d'une dame à ce bout opposé, paralysera leur action. Et si trois personnes occupent les trois côtés, comme cela avait lieu dans nos séances, ces légères augmentations de poids suffiront pour empêcher entièrement le premier expérimentateur d'agir; à moins d'un effort considérable et visible.

se tenait assis en face de M"»* (2) pour observer ce qui se passerait. Quelques-uns des mouvements de bascule furent si violents qu'on eût dit que, lorsqu'un côté avait été soulevé à une certaine hauteur, un puissant ressort se détendait, et la chute était si rude, si soudaine, que le parquet, pourtant solide^ en était ébranlé et le bruit retentissait dans toute la maison et même dehors.

La séance du 8 avril fut remarquable. La table était une table à jeu, pesant plus de 90 livres. Il ne serait pas facile d'évaluer exactement l'effort nécessaire pour produire le ra. pide mouvement de rotation dont elle fut animée. Pour renverser cette table jusqu'à ce que le dessus touche le parquet, et qu'elle reste ainsi posée en partie sur le bord et sur la base à pied triangulaire, il faut un effort considérable ; mais pour aller plus loin encore et la poser en équilibre sur le bord seulement, comme cela arriva deux fois ce soir-là — pour l'empêcher de glisser sur un parquet glissant, — il faut bien une force d'environ 85 livres.

A angle droit et avec des précautions pour empêcher le glissement une force de 42 livres suffirait.

Dans notre expérience d'imitation du phénomène, nous trouvâmes qu'en outre de la force pour soulever, il fallait encore une force considérable et une grande attention pour garder l'équilibre sur un point du bord, et empêcher le renversement ou le roulement pendant le mouvement de relèvement. Pendant la séance, au contraire, nous n'avons eu aucune oscillation, aucune tendance à perdre l'équilibre.

Pour faire glisser cette table, qui a des roulettes, il faut une force de 15 à 20 livres, vu le fonctionnement des roulettes et les légères inégalités du parquet.

Aucun de nous n'eut conscience d'avoir tant soit peu contribué à produire ces forces. Toutes les mains étant seulement posées légèrement sur le dessus de la table.

Nous croyons aussi avoir eu la preuve que la force en action, dans ces expériences, était dirigée par une intelligence.

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