EXPÉRIENCE^ AVEC HENRI SLADE
fois sa main droite de la même manière ; l'aiguille fut violemment agitée et fit plusieurs tours sur son pivot quand le médium prononça ces paroles en Anglais : « Voulez-vous, je vous prie, faire tourner cette aiguille. »
Nous avions nos jambes sous la table au niveau du point où se trouvait la boussole et les yeux fixés sur celles de Slade. La pièce de 1 entresol où se faisait l'expérience, est située à l'entresol et juste au-dessus du vestibule ; nous n'y avons vu aucune installation de machine électrique. Nous savons en outre que les appartements situés au-dessus de celui où se faisait Texpérience ne sont pas loués par le médium. Enfin Slade ne s^ attendait pas ce jour-là, à ce que nous lui denandions cette épreuve. La même expérience fut tentée deux autres fois, mais sans succès.
D) Objets brisés par simple contact du médium.
Nous avons vu, h six reprises différentes, l'ardoise présentée sous la table où Slade rappliquait pour obtenir de l'écriture, brisée en plusieurs morceaux, comme si une machine l'avait broyée. Ce phénomène était précédé d'un sentiment de douleur dans le bras correspondant à la main qui tenait l'ardoise ; il s'est produit sous notre propre table avec une ardoise solidement encadrée de bois dur.
Nous avons en ce moment sous les yeux quatre de ces ardoises broyées ainsi que leurs cadres. Nous avons essayé plusieurs fois de briser des ardoises semblables, en les tordant ou en* les frappant sous la table, mais nous n'avons pas même réussi à les fendre ou à les fêler.
.196 skcoude partie
E) Matkriai.isatioks. Apparences de mains visibles a la
LU Ml ÈRE NATI'RELLE. CONTACTS.
Le 12 mai 1886, ù 11 heures du matin, nous avions une séance chez Slade ; pendant qu'il avait ses deux mains sur Ja table, en môme temps que nous, nous avons distinctement vu, ainsi que M. N. qui assistait h la même séance, une main, dont les doigts et la partie antérieure seuls étaient visibles, s'avancer à deux reprises contre notre poitrine. Nous n'éprouvions h ce moment pas plus d'émotion que dans les expériences de pathologie expérimentale auxquelles nous sommes habitué depuis longtemps; par conséquent, nous ne croyons pas avoir été victime d'une hallucination. Pas plus que M. N., nous ne nous attendions à voir cette main ou plutôt cette partie de main.
Slade nous invita alors à placer notre main sur la table pour obtenir un contact, mais nous ne sentîmes rien.
Il prit alors une ardoise par l'une de ses extrémités et nous invita à la tenir par l'autre bout. Nous maintenions l*ardoise sous la table depuis un instant, et mollement pour notre part, de sorte qu'elle serait tombée à terre si Slade ne l'avait tenue solidement ; tçut à coup nous nous sommes senti saisir le poignet pai* une main froide qui promena ses doigts pendant un instant sur la partie antérieure de notre avantbras droit. Nous laissâmes aller l'ardoise qui ne tomba pas et nous saisîmes à notre tour la main de Slade : nous pûmes constater qu'elle était d'une température noimaleet non pas froide comme celle que nous venions de sentir ; en même temps nous regardions sous la table et nous ne vîmes rien qui pût expliquer la sensation que nous avions reçue...