‹ L'extériorisation de la motricité (volume 2)Chapitre 44 sur 61 · EXPÉRIEKCES DE D. MAC-NAB · texte numérisé non relu

EXPÉRIEKCES DE D. MAC-NAB

flnence d'une volonté. Il paraît évident que le même effet doit se produire avec un tout autre objet, une table par exemple, et sous l'influence d'une volonté autre que celle du médium. Celui-ci n'est plus alors partie intégrante du- •champ de l'appareil, il ne sert qu'à fournir le champ neurique (1).

Quelles sont les autres volontés qui peuvent agir ? Il paraît prouvé par les expériences de MM. Janet, de Rochas, •etc., sur l'état second, qu'il y a au moins deux moi dans l'homme (2). Si l'on cherchait bien on en trouverait un plus: grand nombre. Il suffit du reste d'interroger le sens intime

fl) Voici comment s'exprimait sur ce sujet, six ans après, dans le sommeil magnétique, une dame de mes amies, qui n'avait jamais vu ni lu Mac-Nab.

Un animal se compose de trois parties : le corps matériel, l'esprit, et le fluide nerveux qui met en relation le corps et l'esprit. Pour que l'animal puisse se mouvoir, il faut que la matière soit imprégnée d'une quantité suffisante de fluide pour, triompher de son inertie.

Quand un médium s'extériorise et charge de son fluide un objet extéi'iour, une table par exemple, il constitue dans cette table un prolongement artificiel de son corps qui obéira à son esprit quand elle sera suffisamment vivifiée : tant qu'elle n'a pas reçu assez de fluide, elle n'obéit pas mieux qu'un bras plus ou moins paralysé.

La table ne pourra naturellement exécuter que les mouvements compatibles avec sa structure, c'est à-dire qu'elle ne pourraque se lever, retomber, glisser, etc. ; mais si au lieu d'une table le médium charge par exemple une poupée articulée, il pourra faire exécuter à cette poupée tous les mouvements que comportent ces articulations. S'il agit sur un cadavre, il pourra le faire mouvoir comme un homme vivant. L'expérience a du reste été' faite par M. lïoracs Pelletier sur un Insecte mort.

Enfin il peut arriver qu'à l'esprit du médium se substitue une ^utre entité intelligente invisible. — A. R.

i2; De mes expériences j'ai simplement conclu qu'on pouvait ■créer chez un sujet diverses personnalités factices en supprimant momentanément certains de ses souvenirs et en en exaltant^ <l*autres. — A. R.

pour s'assurer que nous sommes une collection de volonté»^ différentes souvent en lutte les unes avec les autres. Chaque désir que nous réprimons est une volonté dont nous avons connaissance ; quelquefois elle fait partie de Tinconscient. Chacune de ces voloutés peut, si on lui laisse le champ libre^ se développer momentanément d'une façon anormale et agir à notre place ; cela arrive chez les somnambules et dans rétat second. Il peut en résulter que les mouvements spontanés de l'objet soient guidés par une volonté qui nous paraît extérieiire et qui acquiert momentanément un haut degré de conscience. C'est en un mot, une partie de nousmême que nous projetons hors de nous.

Tout le monde sait qu'un courant électrique peut être produit sans aucun organisme ad hoCy tel qu'une pile ou une machine dynamo. On appelle cela un courant induit et ce n'est en somme qu'un mouvement induit par un autre mouvement dans un milieu approprié. C'est ainsi qu'on peut entendre une conversation téléphonique dans un fil à l'extrémité duquel on ne trouve aucun téléphone.

Si la pensée est un mouvement, ce qu'on ne fera aucune difficulté à admettre, on ne sera pas surpris que partout oti se produit un pareil mouvement, même en dehors de l'organisme, il y ait là de la pensée et de la conscience. La condition pour qu'il y ait une conscience induite est qu'une conscience inductive, évoluée par un être vivant, mette en mouvement dans un milieu spécial qui est le champ neurique, des centres d'énergie potentielle. Si le mouvement inducteur est très intense, comme dans ce milieu les pertes d'énergie par inertie et résistances passives sont presque nulles, il ne sera pas surprenant que le mouvement induit subsiste plus longtemps que la cause inductrice. Comme celle-ci est d'ailleurs une volonté libre, ce qui est induit est aussi une volonté libre. Les centres d'énergie sur lesquels agit l'induction, le théosophe les appelle des élémentaux. Il y a encore d autres centres d'énergie que nous pouvons

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