‹ L'extériorisation de la motricité (volume 2)Chapitre 45 sur 61 · EXPÉRIENCES I)E D. MAC-NAB · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES I)E D. MAC-NAB

rendre conscients et intelligents momentanément ; ce sont • les résidus vitaux des hommes décédés, dont la puissance vive n*est pas encore annulée. Ces derniers portent le nom ^'élémentaires et apportent dans la conscience que nous leur donnons momentanément des éléments, des tendances, des instincts propres à ceux à qui ils ont appartenu, fait dont l'interprétation irréfléchie a donné lieu à la formidable erreur des spirites.

On ne s'étonnera plus maintenant si je dis qu'un objet, une table en état de mouvement en apparence spontané, donne lieu à des manifestations intellectuelles, extérieures :aux assistants sans toutefois leur être tout à fait étrangères. J'ai observé ces mouvements un grand nombre de fois et je cite seulement les cas les plus frappants.

Dans la première séance, étant très sceptique, je plaçai le médium assis entre M. R. et moi : dans l'obscurité, le guéridon placé devant nous hors de notre portée se mit à s'agiter, à glisser sur le parquet et répondit en frappant à plusieurs de nos questions.

Une autre fois, en présence de M. Labro, ingénieur, nous constatâmes les mêmes mouvements dans l'obscurité. Il y «ut même quelque chose de plus ; à un certain moment tous les meubles furent agités en même temps ; le guéridon tomba, le lit fut traîné sur le parquet, les chaises placées •dans les coins et hors de notre portée furent renversées et traînées à travers la chambre. Tout cela eût lieu en même temps avec un vacarme épouvantable. J'allumai et tout -cessa. Les chaises, le guéridon, le tabouret du piano étaient renversés, et une chaise qui se trouvait primitivement dans un coin était renversée à côté de moi. Je fis de nouveau l'abscurité quelques instants, demandant que cette chaise fut redressée, et ayant rallumé, je la trouvai debout devant moi sans que nous eussions entendu le moindre bruit. Le médium était assis sur le canapé entre M. R. et moi et je ne le sentis pas bouger. Puis, encore dans l'obscurité et les

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mêmes conditions d'immobilité de notre fait, nous entendîmes comme des coups de marteau frappés dans le piano ; le couvercle se leva avec fracas et nous entendîmes les doigts courir sur les touches puis jouer une courte ipélodie. De pareils mouvements eurent lieu dans toutes nos séances et même malgré nous, car nous cherchions plutôt à les empêcher parce que cela nous gênait dans lobservation d'autres^ phénomènes plus intéressants.

L'obscurité est certes une condition favorable à la production des phénomènes, mais elle supprime le témoignage d'un sens ; aussi avais-je le plus grand désir d'obtenir de ces mouvements en pleine lumière. Voici seulement ce que je pus observer en dehors des expériences de la canne.

Un soir, à la fin d'une séance, nous étions M. R.., le médium et moi, debout à côté de la fenêtre et causant avant de nous séparer, quand notre attention fut attirée par des coups frappés dans le piano, sur la tablette supérieure duquel était un chandelier contenant une bougie éteinte à moitié consumée. Nous étant tournés de ce côté, nous vîmes tous trois la bougie sauter hors du chandelier, comme mue par un ressort, et tomber derrière le piano d'où nous la retirâmes.

L'expérience suivante eut lieu à la lueur d'une lampe de photographie à verre rouge qui permettait fort bien de distinguer les objets. Je la fis une première fois en présence et avec la coopération de MM. Labro et Geffroy, ingénieurs des arts et manufactures, et une seconde fois avec MM. Labro, M..., Th..., ingénieurs également. Nous nous mîmes debout autour du guéridon, nous touchant mutuellement les pieds, la main gauche sur l'épaule de notre voisin et les mains droites réunies en paquet autour de la table ; à un signal donné, nous enlevâmes nos mains en même temp& d'une hauteur d'environ 40 centimètres et le guéridon se souleva de terre en restant en contact avec nos mains, puis retomba à terre. Nous mîmes ensuite nos mains droites en

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