EXPÉRIENCES DE D. MAC-NAB
paquet à 40 centimètres environ au-dessus du guéridon, et, sur notre demande, il se souleva de terre, vint toucher nos mains, redescendit lentement et toucha terre sans bruit.
J'observai encore de nombreux mouvements et déplacements d'objets, mais dans l'obscurité. Toutefois, comme nous avons l'habitude de nous toucher mutuellement, que nous sommes attentifs au moindre bruit, que le plus petit mouvement d'un de nous s'entend, que j'allume quand il me plaît, sans prévenir personne, je crois devoir en faire mention.
Un jour, un sabre de cavalerie fut sorti de son fourreau empaqueté dans un coin de la chambre et se trouva par terre
à mes pieds ; une autre fois ce fut une sonnette Dans une
séance, le lit sur lequel j'étais assis avec le médium se souleva d'au moins 50 centimètres d'un côté à trois reprises différentes et resta dans cette position inclinée pendant une demi-minute.
Dans presque toutes les séances, le guéridon soulève au plafond et reste suspendu en l'air, quelquefois assez longtemps. 11 est construit assez sommairement, de sorte qu'au moindre mouvement, il craque au-dessus de nos tètes. Une fois il s'enleva et nous entendions rouler dessus un crayon que nous y avions mis ; il est garni d'une petite galerie, ce qui empêchait le crayon de tomber. Etant arrivé au plafond, juste au-dessus de ma tète, il y resta plusieurs minutes et le crayon commença à écrire au plafond ces deux mots que nous lûmes après avoir allumé : la mort. Il y sont encore.
..... Je n'avais jamais voulu allumer pendant que nous entendions le guéridon se promener au plafond, car il aurait pu tomber sur la tête de quelqu'un ; pourtant, j'aurais eu, en enflammant une allumette à l'improviste, une preuve de visu. Il ne me restait comme contrôle que le toucher et je résolus d'en user.
J'avais manifesté cette intention avant la séance. Or, dans l'obscurité, le guéridon vint se placer devant moi. J'étais debout, et les pieds du meuble étaient à la hauteur de ma
poitrine. Je le palpai sur tous les points et dans tous les sens, du haut jusqu en bas, sans rencontrer aucune main. Je m'y suspendis pour juger de la force, et je Fen traînai vers moi eh éprouvant une forte résistance. La force n'^était pas appliquée dans l'axe, mais sur le bord supérieur qui m'était opposé. .
Un soir, en pleine lumière, voyant le médium bien disposé, je lui fis poser la main sur le guéridon ; j'y mis aussi la mienne et presqu'immédiatement il se souleva de terre et resta, quelques secondes, suspendu à une hauteur de 20 ou 30 centimètres. Je m'assurai que le médium ne poussait pas avec son pied. Je cite le cas, bien qu'il y ait eu contact des . mains parce que la lévitation était complète,