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EXPÉRIENCES DE D. MAC-WAB

tance de la vue distincte. Elle était très vive> très blanche, surmontée d'un petit tourbillon de fumée blanchâtre formant panache, avait la grosseur d'une amande et la forme d une petite langue dont*la pointe serait en bas. Elle était isolée sur la plaque qu'elle éclairait un peu et, à la naissance du panache présentait un remous de matière lumineuse.

Elle s'avança avec le mouvement d'un pinceau qui tracerait un pointillé, décrivit un zig-zag en forme d'M et se retira encore très vive.

Une autre flamme beaucoup moins brillante se posa un instant sur les deux autres plaques.

Au développement que je fis seul, après la séance, à l'aide de l'oxalate de fer, ces clichés présentèrent des particularités curieuses Ils se couvrirent d'effluves analogues à ceux qu'on obtient avec les décharges obscures d'électricité ^Expériences du D'' Boudet, de Paris), mais ces empreintes, étaient d un brun violet, alors qu'une simple impression lumineuse aurait du laisser une trace noire.

Gomme j'ai retrouvé ces traces violettes sur toutes les plaques que j'ai impressionées depuis, je suis amené à penser qu'il y a là, indépendamment de l'action lumineuse, une altération anormale du sel d'argent due à l'action chimique de cette substance lumineuse quelle qu'elle soit.

Du reste, pour m'assurer que ces effluves n'étaient pas dus à une mauvaise composition du bain révélateur, je développai en même temps une plaque neuve qui vint absolument transparente au fixage.

La mieux réussie de ces trois plaques s'est cassée accidentellement. J'ai conservé les deux autres ; sur l'une d'elles on voit le zigzag tracé par le pinceau lumineux.

J'ai fait venir une de ces lumières jusque sous mon nez et alors j'ai senti une forte odeur d'ozone.

Mes observations très nombreuses me permettent de les diviser en deux catégories.

Les unes sont un peu jaunâtres et présentent une fumée

phosphorescente et les différences d'état caractéristiques des lueurs émises par le phosphore dans son oxydation lente.

La substance de ces lueurs n'est plus du phosphore et n'est pas encore de l'acide phosphorique. C'est ce qu'on appelle en chimie un état naissant.

Les autres sont blanches, et n'émettent pas de fumée et ont des contours bien arrêtés.

Il est impossible d'imiter ces lueurs dans les conditions où je les ai observées, car elles se produisent simultanément en grand nombre dans des points de l'espace éloignés l'un de l'autre, se déplacent spontanément, changent de /"orme, s'étalent et viennent à quelques centimètres des yeux des assistants.

Les formes que je pus voir bien nettement furent : un œil lumineux surmonté d'un panache ; une moitié de visage et des doigts lumineux.

Plusieurs indices me donnèrent à penser que ces lueurs servent à rendre visibles les formes qui se matérialisent dans l'obscurité, et j'en eus bientôt des preuves.

Un soir, étant hors de la portée du médium, je vis devant moi deux doigts, un index et un pouce, pétrissant un cylindre lumineux qui les éclairait.

Dans la séance du 20 juillet, à laquelle assistaient MM. Labro, Th... et Ma..., et dans les séances postérieures, j'impressionnai d'autres plaques en ayant soin de les placer hors de la portée du médium.

Ce jour-là, nous étions assis tous trois sur le canapé et le médium (M. F...) au piano, le guéridon en face de nous contre le lit, la plaque sur le guéridon. Les lueurs vinrent se poser dessus au milieu du plus grand silence, se retirèrent, puis le guéridon se renversa et nous entendîmes la plaque de verre tomber sur le parquet ; je la croyais cassée. Un peu plus tard, comme nous observions les lueurs qui voltigeaient autour de nous, j'exprimai mon regret que le cliché fut cassé. Au même instant, une main pressa fortement mon

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