CONCLUSIONS
De ce qui précède mi peut tirer les conclusions snwuntes :
i^ Les phénomènes obse7'vés chez les divers mvdiums présentent de très grandes ressemblances enir'eux et imec ceux qui ont été constatés chez les mystiques de tous les temps et de tous les pays. Ils ne diffèrent guère que par leur degré d'interisite et Vobstacle plus ou moins grand que la lumière oppose à leur production. On peut en observer la progression continue depuis les plus simples^ tels que r attraction des sajets par le magnétiseur, ou les actions des effluves digitaux [\)sur les corps très légers, jusquaux miracles les plus étonnants,
2^ Quelques-uns de ces phénomènes, tels que les globes lumineux, semblent analogues à des manifestations encore inexpliquées de ^électricité atmosphérique (édairs en boule); d'autres paraissent dus à un développement anormal d^électricitr dans rorganismCf développement qui se produit
(1) Voir a ce sujet Les efffuves odiques de Rbicubiibagh, (Paris, Carré, 1896).
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assez souvent d'une façon spontanée chez les jeunes filles à r époque de leur puberté {\).
'6^ Tous ont pour cause première des effluves qui se dégagent de quelques parties du corps de cer^ taines personnes^ de préférence à certaines heures, sous une forme semblable à celle du vent électri' que. Ces effluves peuvent être dirigés par la W^ lonté du sujet vers V objet sur lequel ils doivent agir : ils s'échappent par ondes dont Fintensîtè correspond à l'effort qui les produit. Leur émission s accompagne de douleurs plus ou moins vio-lentes que le sujet cherche souvent à diminuer en diminuant l'effort qu'il juge nécessaire pour agir sur un objet extérieur et par suite en rapprochant son corps de cet objet, La lumière exerce sur eux une action dissolvante ; mais ils paraissent au contraire devenir plus intenses quand le sujet est en contact bien direct avec le sol, sans interposition de substances isolantes pour l'électricité.
Voilà donc une force non encore étudiée, mais déjà en partie définie par les propriétés que je viens d'indiquer.
ti) Ces phénomènes sont 1res complexes ; et, si rcleetricUé paraît jouer un rôle prépondérant dans les plus simples, elle s'efface, dans les phénomènes transcendants, devant d'autres forces encore inconnues.
Le célèbre électricien anglais Varley a fait, à ce sujet, dé^ expériences publiées par la Socié té dialectique de Londres en 1871 ; mais la question est loin d'être complètement élucidée «t c'est de ce côté que doivent tendre les efforts des hommes de science.
COXCLUSIOAS 477
Quelles sont les actions réciproques s* exerçant entre cette force et les forces anciennement connues ? Quel rapport tj a-t-il entr elles et V effluve dont fai démontré V existence par mes expériences sur t extériorisation de la sensibilité? Comment enfiyn cette force arrive-t-elle à s'augmenter et à se tvftnsformer pour donner naissance aux manifestations transcendantes qui, objectives ou subjec* tiveSi n^en constituent pas moins un problème du plm haut intérêt? (l)
Telles sont les questions que je me propose d'étudier dans un prochain livre intitulé ^divAomes des vivants où f exposerai la théorie du corps fluidiquCy théorie qui\ admise par les philosophes de r Orient et les Pères de r Eglise, semble aujourd'hui se confirmer par des preuves objectives.
(1) Feu M. Pouchet, professeur au Muséum, l'un des adversaires les plus acharnés de nos idées, écrivait dans le Temps ihi 12 août 1893 :
« Démontrer qu'un cerveau, par une sorte de gravitation, agit à distance sur un autre cerveau comme l'aimant sur raimant,l<ï soleil sur les planètes, la terre sur le corps qui tombe ! Arrivai* à la découverte d'une influence^ d* une vibration )u rrc h St se propageant sans conducteur matériel /... Le prodige, c'est que tous ceux qui croient i)eu ou pi*ou à quelque chose de la sorte ne semblent même pas, les ignorants î se douter de rimportauce, de Tintérèt, de la nouAcauté qu'il y aurait là-dedans et de la révolutipn que ce serait pour le monde social de demain. Mais trouve/, donc cela, Ixjunes gens, montrez-nous donc cela et Aotre nom ira plus haut que celui de Newton dans l'immortalité, et je vous réponds que les Berthelot et les Pasteur vous tireront leur chapeau bien bas î »
Nous n'en demandons point tant.
COACLUSlOi^ïi
Je ne me dissimule point que je m'éloigne de plus en plus du domaine dans lequel uu esprU positif devrcUtse renfermer y d'après les scolasiiques qui ont la prétention de limiter la science aux faits qu'ils étudient et aux métliodes qu'ils emploient.
Mais n* est-elle point la Science par excellence^, la science vers laquelle tendent tous ceux qui^ osant porter leurs investigeUions sur des fotces de plus en plus subtiles, commencent à entrevoir le moment ou Phomme, assuré par des preuves expéri" mentales que, de son corps, peut se détacher pendant la vie quelque chose qui pense et qui sentj en conclura que ce quelque chose peut survivre à la destruction de sa chair, et remplacera alors par une conviction ifiébranlable raete de foi ckantetant que lui demandent toutes les religions peur régler sa vie présente en vue d'une vie future ?