LES EXPERIENCES DE 1894 A CARQUEIRANNE ET A L'ILE ROUBAUD
Ces expériences ont duré deux mois et demi pendant lesquels il y a eu environ 3o séances de la plus grande importance, tant à cause de la haute valeur scientifique de ceux qui y prirent part que des conditions excellentes où elles se produisirent.
M. CharJcs Richet, professeur de physiologie à la faculté de médecine de Paris, possède en effet, près de Toulon, deux propriétés voisines : le château de Carqueiranneet File Roubaud, une des îles d'Hyères.
Pendant les vacances de 1894, il réunit, tantôt dans l'une, tantôt dans l'autre de ces habitations, Eusapia avec plusieurs de ses amis : M. et M"'^ Sigdwick, ^l. et M'"^ 0. Lodge, M. .T. Ochorowicz, M. Fr. Myers, le baron de Schrenck-Noizing (de Munich), ctleD' Ségard, médecin principal de la Marine.
Eusapia se trouvant sous un ciel analogue à celui de sa patrie, avec une grande liberté d'allures et dans un milieu sympathique, produisit des phénomènes re-
marquables dont il n"a été malheureusement publié aucun compte rendu complet et détaillé.
Seul, M. Lodge a lu, à la 68'' réunion générale de la Société d'Etudes psychiques de Londres, un rapport imprimé dans ses procès-verbaux avec un article de M. Hodgson, docteur en droit, membre de la même société qui, bien que n'ayant assisté à aucune des expériences, cherche à prouver que tous les phénomènes produits par Eusapia ne sont dus qu'à d'habiles tours de passe-passe.
MM. Richet, Myers et Ochorowicz répliquèrent.
Cette polémique ayant été publiée dans un périodique destiné aux membres seuls de la société, il n'est point permis de la reproduire et je dois me borner à en donner quelques extraits imprimés dans d'autres Revues ; mais ces documents seront complètement élucidés par la très remarquable étude que M. Ochorowicz a bien voulu nous envoyer à propos des expériences de Cambridge et qu'on trouvera à la fin du chapitre suivant.