‹ L'extériorisation de la motricitéChapitre 85 sur 108 · DEUXIEME DISPOSITION · texte numérisé non relu

DEUXIEME DISPOSITION

M. Crookes voulut toutefois écarter jusqu'à l'idée de cette objection par le dispositif suivant.

11 prit une planche d'acajou A B semblable à celle de lappareil précédent mais sans les deux bandes formant pieds ; près de l'extrémité A il en fixa une autre F taillée de manière à faire l'office du couteau d'une balance reposant sur un sohdc bâti H G (fig. 3.)

Lextrémité B fut encore suspendue à un peson,mais l'index mobile de cet instrument se terminait par une fine pointe faisant saillie et pouvant marquer sa trace sur une plaque de verre enfumée disposée de manière à se déplacer horizontalement devant lui sous l'action d'un ouvem ent d'horlogerie.

Si le peson est au repos et que le mouvement d'horlogerie vienne à marcher, il en résultera sur la plaque une trace blanche horizontale parfaitement droite. Si le mouvement est arrêté et qu'on place des poids sur l'extrémité de la planche, il en résultera une ligne verticale dont la longueur dépendra du poids appliqué. Si, pendant que le mouvement d'horlogerie entraîne la plaque, le poids de la planche et par suite la tension de la balance vient à varier, il en résultera une ligne courbe d'après laquelle on pourra calculer la tension en grammes à n'importe quel moment de la durée des expériences.

F'ig. 3.

A l'extrémité A on plaça (fig. 4) un large vase de verre plein d'eau E de telle manière que son centre de gravité fut précisément dans le plan vertical passant par l'arête du couteau F. Dans ce vase on introduisit un vase de cuivre N hémisphérique percé de plusieurs

EXriiRIEACliS DE CROOKES

trous à sa partie inférieure et relié par un l)ras rigide M à un support immobile L de telle manière qu'il y avait un intervalle d'au moins cinq centimètres entre lui et le vase de verre.

Fi-. 4.

Ces dispositions avaient pour but d'empêcher que l'immersion de la main du sujet dans l'eau du vase de cuivre pût produire un effet sensible sur le peson, soit par suite de la force de réaction développée par l'effort même de l'immersion, soit par un clioc quelconque imprimé aux parois du vase de verre. En effet la main entière de l'un des témoins, plongée dans le vase de cuivre, ne provoqua aucun mouvement de l'aiguille du peson.

L'appareil étant ainsi disposé, M. Home fut introduit dans la chambre et prié de mettre ses doigts dans l'eau

du vase N, ce qu'il fit pendant qu'on lui tenait son autre main et les pieds. Lorsqu'il dit qu'il sentait une influence s'échapper de sa main. M. Grookes fit marcher le mouvement d'horlogerie et presqu 'aussitôt on vit osciller l'extrémité de la planche et l'index du peson tracer sur la plaque de verre la courbe de la fig. 5.

Fi .ST. 5.

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