‹ L'Extériorisation de la sensibilité étude expérimentale et historique: étudeChapitre 25 sur 26 · LA MÉDICATION PAR APPLICATION D^ASIMAIÎXTITANTS · texte numérisé non relu

LA MÉDICATION PAR APPLICATION D^ASIMAIÎXTITANTS

Ce genre de médication, qui n'est autre chose qu'un t rang feri, est encore très en usage dans les campagnes, ei deux ouvrages ont été publiés récemment sur la Zoothérapie par le D' Hachteilen de Reutlingen, et le D' Raoux^ de Lauzanne.

il a été recommandé plusieurs fois par les somnambules. Dans le tome IX des Archives du magnétisme animal ([, 153) ^ ou voit que, durant le traitement de la veuve Peterseii par le D^ Bùudsen^il arriva deux fois que son chien eut dans les jambes de derrière des crampes qui ne le quittèrent qu'après plusieurs heures. La malade déclara au médecin pendant son état somnambulique que le chien avait été infecië par elle. Là-dessuâ, Bendsen lui demanda sll serait possible de transférer k volonté ses crampes sur un animal : c II faudrait, répon dit-elle, que moit propre chien, qui se trouvaAt toujours eu contact avec moi partage mes effliuveSy fût magnétisé en même lenips que moi el qu'il fût mis alors en contact avec mes maius et mes pieds. Dans ce cas ma crampe passerait sur lui, utais cela ne réussirait pas avec un autre chien. Le mien, au contraire, reste tantôt sur mon lit, tantôt sur mes genoux; je le caresse et lui miche quelquefois le pain dont je le nourris ; tout cela le mel avec moi dans un rapport de magnétisme animal très intime* »

Elle ne voulut pas permettre au docteur d'cxpénrnenier dans ce sen&y mais il ât Texpérience avec un autre malade : < Pendant l'hiver de 1849, je fis l'expérience sur uu autre malade souffrant de crampes etj^employai un chien étranger. Je le mis aux pieds de la malade sans le magnétiser, et le chien eut beau se débattre, les crampes le saisirent. Il tournait les yeux, tordait la bouche et crispait les pieds tout à fait comme le faisait

la malade quand les crampes saisissaient ses bras et ses jambes. Mais, après deux minutes, il se mit de nouveau à courir dans la chambre en cherchant à se cacher. »

La veuve Petersen conseilla un autre jour à son docteur de lui faire appliquer de la viande fraîche contre le mal de tête. Il le fit plusieurs fois avec succès, puis donna la viande soit à son chien soit à un chien du voisinage ; chaque fois ces animaux devinrent malades de la même maladie.

Le D^ MûUer employait à cet effet des pigeons ; j'ai entendu dire, par des médecins, qu'il s'était servi avec succès de ce procédé après avoir préalablement éventré l'animal, et que la viande ainsi impliquée se corrompait très rapidement.

Le D' Ochorov^icz a recueilli des témoignages semblables, c On m'a raconté, dit-il, plusieurs faits de guérison surtout dans les maladies rhumatismales, accomplis uniquement par contact des personnes ou même des animaux jeunes et sains. Dans un cas trop extraordinaire pour être cité comme preuve, les poules ont servi de remède et elles sont mortes après avoir guéri le malade ! Je ne mentionne ce fait que pour attirer l'attention des observateurs sur ce qui se passe tous les jours dans les campagnes, et que les médecins ont peut-être tort de dédaigner* « (De la suggestion mentale, p. 220.)

C'est ce que disait aussi le célèbre D'' Hufeland (1762-1839), qui fut longtemps directeur de l'Académie militaire de médecine et de chirurgie à Berlin : c En observant l'effet produit par l'exposition des animaux fraîchement tués sur les membres paralysés et des animaux vivants sur les parties douloureuses, il paraît qu'on ne devrait pas repousser cette méthode thérapeutique, v (L'Art de prolonger lav%e% léna, p. 7.)

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