SENSIBILISATION DE SUBSTANCES DIVERSES
(Extraits de mon journal d'expérienees)
4° L'eau
14 décembre 4891. — Samedi 12 décembre avant midi, j'ai magnétisé fortement le bras et la main d'Albert et de Béatrix qui ont tous deux la propriété de s'extérioriser. Quand l'extériorisation a été produite, j'ai présenté aux effluves de chacun d'eux un verre d'eau différent pour les charger de leur sensibilité respective. J'ai ensuite versé quelques gouttes de chaque verre dans un troisième verre; les deux sujets ont ressenti simultanément une sorte de commotion électrique très violente. Enfin j'ai jeté le contenu des deux verres sur le sol de la cour et à peu près au même endroit, ce qui n'a produit aucun effet sur les sujets.
Aujourd'hui lundi, Albert me dit que, immédiatement après la séance, Béatrix et lui ont eu tous les deux des coliques qui ont duré toute l'après-midi du samedi. Les douleurs ont persisté jusqu'à ce matin sous forme de tiraillements dans l'estomac et dans les membres; aujourd'hui ils n'ont plus que de la lassitude et de la courbature.
3 /anvier 1892. — Je sensibilise un verre plein d'eau en le plaçant entre les mains de M"*® Vix poussée jusqu'à l'état de rapport et extériorisée. La sensibilité est transportée avec le verre jusqu'à plusieurs mètres, mais elle décroît avec la distance.
Des flacons de diverses substances plongées dans l'eau donnent des sensations désagréables mais vagues.
Une goutte de l'eau sensibilisée jetée dans le feu lui cause une sensation de brûlure à chaque main.
Une gorgée d'eau sensibilisée avalée par moi lui donne une forte irritation au gosier.
Je là réveille et, après quelque temps de repos, reprenant mes
expériences, j*engourdis sa main droite par action prolongée en isonome et je mets ses yeux en état d'hyperexcitabilité pour lui faire voir les effluves. Elle voit alors que la main droite a perdu tout rayonnement fluidique, tandis que la main gauche a conservé sa luminosité soit sur la peau soit au bout des doigts. En projetant quelques gouttes de Teau sensibilisée sur sa main droite, la peau redevient lumineuse et sensible dans les parties mouillées ; j'ai dessiné ainsi sur sa main une croix, un cercle, etc.
15 janvier 1892. — J'essaie pour la première fois M"® Robert qui est très sensible^ mais qu'on a dirigée surtout du côté de la lucidité. — Dès les premiers états, sa sensibilité s'extériorise, mais elle croît et décroît à l'extérieur suivant une loi assez confuse; il y a un maximum de sensibilité à une dizaine de centimètres de la peau; elle sent les paumes de ses mains comme si elles étaient en contact, quand elles sontàune vingtaine de centimètres Tune de l'autre; ce qui Tétonne beaucoup, car elle n'a jamais entendu parler d'expériences semblables.
Je sensibilise un verre d'eau et elle sent encore mes contacts sur ce verre quand il est éloigné d'elle d'une huitaine de mètres et dans une chambre voisine, tandis que ses couches sensibles ne s'étendent qu'à 3 ou 4 mètres autour d'elle. Elle a pu compter ainsi le nombre de fois que je trempais mon doigt dans le verre, bien qu'elle ne me vît pas. Quand je plongeais dans l'eau des flacons d'odeur, elle ne percevait que le contact des flacons.
14 février 1892. — M"« Vix est profondément endormie; je sensibilise un verre d'eau. Elle soufl're quand j'en bois une goutle ; elle grelotte. Je la ranime en lui faisant boire toute l'eau qui s'est chargée de ses effluves.
Même réveillée, elle éprouve des sensations quand je touche les quelques gouttes qui sont restées au fond du verre.
24 février 4892. — M"« Andrée, endormie par M. Reybaud qui me met en rapport avec elle, a chargé de ses effluves nn verre d'eau ; j'en absorbe quelques gouttes : elle manifeste une vive souffrance. Chaque fois qu'elle voit ensuite quelqu'un des assistants faire mine de boire cette eau, elle se précipite sur lui pour lui arracher le verre des mains.
5 avril 1892. — M"® Lux est endormie par moi ; je lui fais sensibiliser une casserole pleine d'eau, puis je prie un tiers de mettre cette casserole sur le feu : au bout de quelque temps M""* Lux éprouve la sensation de chaleur bien qu*elle soit presque insensible au pincement que fait ce tiers sur ses couches sensibles.
1i juillet 1892. — J'endors profondément M"® Lux; je lui fais placer le bras et la main dans une cuvette. Au bout de quelque temps, Teau lui paraît chaude ; elle sent Tivement quand je touche Teau, même 'après qu'elle en a retiré ses mains ; elle éprouve une sensation vague quand je froisse le linge avec lequel elle s'est essuyé la main.
Quand je remue la cuvette et que l'eau balance, elle a des hâut-Ie-cœur, comme si elle était sur un bateau.
Dans les premiers instants après qu'elle eut retiré sa main de l'eau, si je prenais une goutte de cette eau au bout de mon doigt, derrière elle, et touchais ensuite une partie de mon corps, elle ressentait mon attouchement dans la partie correspondante de son corps à elle ; au bout d'un temps assez court, celle localisation a disparu, il n'y avait plus que la sensation vague du loucher.
49 juillet 1892 (Hôpital de la Charité). — Après avoir chargé un aimant en fer à cheval des effluves d'un malade par la méthode du D* Luys, je place les deux pôles de cet aimant dans deux verres diflFérents. Ces verres acquièrent pour les sujets des goûts différents: agréable pour. le pôle qu'ils voient bleu, désagréable pour le pôle qu'ils voient rouge. De plus, l'aimant a perdu ses propriétés de transfert, c'est-à-dire que, placé sur la tête d'un sujet, il ne produit plus chez ce sujet l'état psychique du malade dont il avait absorbé les effluves.
Cf. — Dans un article récent publié par le Zukunfl de Berlin sous le titre : Les Cures sympathiques, le D' Karl Du Prel écrit :
a II est intéressant d'observer que beaucoup de somnambules parlent de leur rapport avec leur magnétiseur comme les Paracelsistes parlent de la mumie, et qu'elles attribuent à ces rapports des efl'els sur l'organisme. Un des somnambules du D*" Kerner lui dit (Kerner, Histoire de deux somnambules,
124, 132, 138) : « Je connais aussi un moyen par lequel ma chevelure que je viens de perdre repousserait : tu dois mettre trois mèches de tes cheveux dans un verre d'eau ; je laverai tous les matins ma tête avec cette eau et mes cheveux repousseront. » En employant ce remède, Kerner remarqua, à son grand étonnement, qu'une partie des cheveux de la som< nambule prit une couleur extraordinaire, c'est-à-dire la couleur de ses cheveux à lui, el il lui fit part de cette observation. Elle lui répondit qu'elle le savait lorsqu'elle lui avait demandé le remède. Elle se fit encore donner quatre mèches de cheveux de Kerner et les mit dans la même eau. Ses cheveux devinrent de plus en plus épais et prirent tout à fait la couleur et la dureté des cheveux de Kerner.
€ Une partie de l'eau qu'elle avait employée ayant été jetée par inadvertance sur le poêle, elle eut un mal de tête affreux qui ne cessa que quand toute l'eau fut vaporisée. Kerner rappelle à ce propos la tradition populaire qui veut qu'on ne jette jamais les cheveux, mais qu'on les brûle pour qu'on ne puisse s'en servir pour des influences magiques, et qu'en outre, si les oiseaux emploient ces cheveux pour la conslruclion de leurs nids, les personnes auxquelles ils ont appartenu souffrent du mal de tête pendant que ces oiseaux couvent, o
Dans un ouvrage publié tout récemment (Le Magnétisme curalif)^ M. Bué rappelle les expériences qui montrent que Teau peut absorber non seulement les effluves du magnétisé extériorisé, mais encore celles du magnétiseur.
« Pour m'en assurer, dit-il, j'ai souvent répété l'expérience suivante sur des somnambules ; je leur présentais tout d'abord un verre rempli d'eau pure et je leur demandais: « Que voyezvous ? » Etonnés de ma question, ils me répondaient généralement sur un ton d'indifférence marquée : « Eh bien ! c'est un verre avec de l'eau dedans. » Me mettant à l'écart, je faisais quelques passes sur l'eau et sur le verre et je les leur représentais à nouveau en renouvelant ma question. Il est rare alors que mon sujet ne témoignât pas spontanément de son étonnement en s'écriant: « Ah! que c'est joli! comme ça brille! on dirait de l'eau phosphorescente... >
« Si je faisais ensuite passer le verre aux personnes pré-
sentes en les priant de vouloir bien le magnétiser, chaeuiie à leur tour, le sujet appelé à se prononcer sur Tétat de Teau percevait fort bien autant de couches de nuances différentes qu'il y avait eu d*opérateurs, comme si chacun de nous avait successivement emmagasiné dans cette eau des radiations de qualités diverses qui s'étaient superposées*sans se confondre. ^
2° Le sang
Je n'ai fait aucune autre expérience sur le sang que celle quî est mentionnée à la page 128 du chapitre iv ; mais tous le^ anciens auteurs qui se sont occupés de la question le regai-daieui comme la substance la plus riche en esprit vital ou en scusibilité pour employer le ternie dont je me suis servi jusqu'ici.
€ Voici pourquoi, dit Karl du Prel (Les Cures sympathiques), on cherchait à agir directement sur lui pour guérir des abcès, des plaies, des hémorragies. Après une saignée, par exemple^ on avait l'habitude d'enterrer le sang après y avoir ajouié des herbes curalives. Ceci correspond à ce que dit une somnambule : « Quand on me saigne, alors je sens une grande quaiHité « de force niagnétique me quitter; une personne qui serait « très impressionnable pour les influences magnétiques s'enc dormirait facilement en aspirant la vapeur qui s'échappe du « sang au sortir des veines. » (Du Potet, Journal du magnétisme, VIII, 172.)
€ Reichenbach arrive à la même conclusion ; il dit à propus du sang saturé d'Od : ^' A diftérentes reprises, je levais les « bras en l'air devant M"® Zinkel qui alors, au fur et à mesure c que le sang descendait, voyait très bien mes bras pâlir et c perdre leur lumière. Quand je les laissais retomber, elle les a voyait redevenir lumineux dès que le sang affluait au bout « des doigts. Je repris cette expérience avec M"® Zinkel plu- ■ c sieurs années plus lard. D'abord je lui montrai mes mains et c mes bras étendus horizontalement, puis je les élevai vcTticav lement et aussitôt elle les vit devenir plus obscurs. Ëtendub a horizontalement, ils redevinrent plus clairs, et, quand je les u laissai tomber entièrement, elle les vit aussitôt tout à fait lu* « niineux. La lumière odique variait donc d'après la proportion
222 L'EXTÉRIORlSAirON DE LA SENSIBILITÉ
« de sang que conlenaieot les veines. » {L'homme sensilif, I, 766 i 11, 74.)
« Ceci explique comment le sang si riche en od peut être également si efficace comme mumie. Mais on peut employer d'autres substances mumiques pour les cures sympathiques.
« Wirdig (Nova medicina spirituum^ II, R. 27) dit : « J'appelle € mumie et je considère comme véhicule de transplantation « toute substance imprégnée d*esprit vital. » Lui aussi cite en première ligne le sang, mais il mentionne encore toute sécrétion ou excrétion du corps : urine, sueur, lait, cheveux, ongles, qui, séparés du corps, gardent pendant un certain temps une portion d*esprit vital.
€ Il nomme également Thaleine et la salive, qu'on retrouve jouant un si grand rôle dans les guérisons du magnétisme animal, ainsi que dans les guérisons miraculeuses de l'Ancien et du Nouveau Testament. »
3** Les animaux
27 Juin i891. — M°»® Lux a maintenant un petit chat. Pendant qu'elle était endormie magnétiquement» j'ai mis ce petit chat sur elle et je Tai caressé. J'ai produit ainsi chez elle un tel agacement de nerfs qu'elle se mordait les poings, et j'ai dû cesser.
Quand elle fut réveillée, je causais avec elle de choses quelconques ; tout à coup, elle fit la grimace et dit qu'elle avait à la bouche un goût de viande qui lui répugnait parce qu'elle venait de dîner et de prendre du café. J'ai constaté qu'à ce moment précis, le chat qu'elle ne voyait pas était derrière elle, sous une table, à manger de la viande qu'on lui avait préparée.
Elle m'a raconté que ce chat, qui couchait sur son lit, allait quelquefois, la nuit, exercer ses griffes sur les rideaux de la fenêtre, qu'elle sentait alors des agacements dans ses propres ongles et qu'elle ne pouvait les faire cesser qu'en se levant et chassant le chat.
]ll|me Faure a une petite chienne qu'elle met presque constamment sur elle, même pendant mes expériences ; lorsqu'elle est
extériorisée et qu'elle a chargé la chienne de sa sensibilité, non seulement elle éprouve tout ce que je fais subir à la chienne, elle prétend même ressentir ses sentiments et suivre ses pensées qui seraient analogues à celles d'une personne, mais beaucoup moins précises.
Si cela était vrai, on pourrait ainsi aborder l'étude de la psychologie des animaux.
4® Les végétaux
18 mars 1892. —Je mets un pot de jacinthes sur les genoux de M">® Lux quand elle est dans les états profonds. La fleur se charge de sa sensibilité ; M™^ Lux, réveillée, senties attouchements, le souffle, qui agissent sur la fleur éloignée d'elle de quelques pas, et elle les sent sur les genoux.
29 mars 1892. — Je sensibilise une fleur avec M""^ Lux extériorisée; la fleur 'présente une couche sensible, une sorte d'auréole au delà de ses pétales. Les pincements faits sur Tauréole sont ressentis plus vivement par M™° Lux que ceux qui sont faits sur la fleur. ^
28 juin 1892. — M°»® Lux a acheté une sensitive qui est très sensible ; on la lui a apportée aujourd'hui même. Elle dit qu'à son approche la sensitive s'est fermée.
Quand elle approche ses mains de la plante, elles sont fortement attirées.
J'endors M°»« Lux; je place la sensitive à côté d'elle, entre ses mains, pour la sensibiliser.
Quand la plante est sensibilisée, M™« Lux, encore endormie et placée à 1 mètre, ressent les pincements quand je pince l'air à 2 ou 3 centimètres de la plante. Celle-ci paraît, du reste, être entourée, comme un être humain, de couches alternativement sensibles et insensibles jusqu'à plusieurs décimètres.
Quand je touche la plante et que je fais ainsi fermer ses feuilles. M™® Lux ressent dans ses mains comme des cassures, puis les mains se contractent.
J'ai répété plusieurs fois l'expérience dans un laps de deux heures, cherchant à toucher la plante lorsque le sujet ne pou-
vait la voir; à chaque fois, j'ai déterminé les mêmes phénomè« nés ; une action plus forte que les autres a même produit une perte de connaissance momentanée.
Quand M*"" Lux a été éveillée, j*ai fait diriger son doigt sur Textrémité d'une branche ; j'ai pincé Tair entre les deux, elle a ressenti le pincement, et les folioles de la branche m*ont paru se fermer un peu.
Quand je tenais à la main le pot renfermant la plante, il semblait à M*^" Lux que je la tenais par la taille; la sensation devenait plus forte quand je tenais la tige» et j'ai provoqué un léger évanouissement avec contracture quand j'ai empoigné les feuilles à pleine main.
Quand je magnétise la plante en remontant, selon le sens de la sève, elle se sent bien ; elle est bouleversée quand je la magnétise en sens contraire. ^
30 juin 1892. — Continuation avec M"»® Lux des phénomènes d'attraction entre ses doigts et la sensitiVe et des com« munications de sensation entre elle et la plante sensibilisée. ' *
J'ai magnétisé la sensitive, et il m'a bien semblé encoi^é aujourd'hui que je faisais légèrement fermer ses folioles en les pinçant à distance.
^juillet 1892. — M"« Lux, réveillée, ne sent plus l'odeur d'une fleur qu'elle a chargée de ses effluves pendant son sommeil, sans doute parce qu'il y a un accord trop parfait. C'est un phénomène à vérifier de nouveau .
Cf. — On trouve dans le tome VIII de la Bibliothèque du magnétisme animal (p. 4i5) une lettre de M. LeLieure.de l'Aubépin à Deleuze dans laquelle ce magnétiseur rapporte le cas suivant arrivé à sa somnambule Manette.
c Manette s'était endormie en ma présence en touchant à une branche de myrthe précédemment magnétisée par moi, après quoi je suis sorti. Lorsque je suis revenu accompagné de mon frère qui m'aidait dans les soins que je lui ai prodigués, j'ai trouvé Manette endormie et dans une crise qui n'avait pas été prévue par elle. . .
« Après l'avoir tranquillisée, je lui demandai d'où était venue
celle crise; elle m'a répondu, à mon grand étonnement, que c'était mon frère qui en était l'auteur, car il avait percé avec ses ongles une feuille de myrthe qui était avec elle en rapport magnétique, et qu'au moment même où il le faisait, elle était tombée en proie à une crise de nerfs très douloureuse.
fl J'ajoute que cette branche de myrthe était éloignée de 6 mètres de la malade ».
Une des somnambules du D' Kerner, qui avait tenu pendant longtemps un cep à la main, disait, quand celui-ci fut mis sur une table, qu'il fallait le lui rapporter parce qu'elle n'était pas tout à fait sortie du cep et que l'éloignement soudain d'un objet ou d'une personne avec laquelle elle s'était trouvée en rapport l'affeclait toujours péniblement. Une autre fois, tenant entre les mains une branche de noyer, elle dit : « Si on brûlait celte ^branche imbibée de mon magnétisme, je souffrirais des douleurs atroces dans toutes les parties de mon corps et j'en mourrais certainement. Si on la mettait dans l'eau; je sentirais un frisson parcourir tous mes membres, toute ma force serait absorbée par Veau, j'aurais la fièvre et je serais privée de mes sens. La seule chose qui pourrait me sauver alors serait qu'on me fît boire cette eau, et alors mes forces me seraient rendues. » (Kerner, Histoire de deux somnambules .)
5° Les aimants
Les expériences que j'ai commencées à ce sujet ne sont point encore assez nombreuses pour permettre d'en tirer des lois ; il semble que chaque pôle sensibilisé est le centre de couches concentriques sensibles différant des effluves odiques perçus en bleu ou en rouge par le sujet.
On a vu dans le chapitre v les phénomènes de transfert opérés à l'aide de l'aimant.
6<^ Les cristaux
18 mar« 1892:— Je fais préparer une dissolution sursaturée é'hyposulfite de soude afin de voir si la cristallisation de la
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dissolution sensibilisée n'arrêtera pas réyaporaiiou de la sensibilité.
J'endors M°*<' Lux; je sensibilise la dissolution avec sa main droite; M. F. fait cristalliser la dissolution en y jetant un cristal sans que M^^^^ Lux le voit. Elle pousse immédiatement un cri de douleur et finit par s'évanouir en disant qu'elle souffre dans tout le bras droit.
Nota. Celte expérience a été répétée avec le même succès sur d'autres sujets; la cristallisation a toujours provoqué la crispation de la main qui avait servi à sensibiliser la dissolution.
25 mars 1892. — J'aurais placé le ballon à long col qui contenait rhyposuliite de soude dans une armoire. Je touche la surface des cristaux avec une baguette devant M«"« Lux qui ressent encore Tattouchement.
27 mars 1892. — Je laisse M"^« Lux dans le salon où je viens de faire sur elle diverses expériences ; elle cause avec des personnes qui lui demandaient des explications, et je passe sans rien dire dans la pièce voisine où j'avais porté depuis la veille, à l'insu du sujet, le ballon contenant Thyposulfite cristallisé. Voulant savoir s'il est toujours sensible, j.'enfonce violemment un poignard dans la couche supérieure. Au même instant, un cri terrible retentit dans le salon, et M"® Lux, les yeux remplis de larmes, tombe inanimée sous les yeux des spectateurs effrayés.
5 avril 1892. — La cristallisation d'hyposulfite est à peine sensible à l'état de veilfe ; mais elle est encore très sensible pendant le sommeil profond.
J'y ajoute de l'eau ; M*»® Lux ressent une impression de froid, et celte sensation persiste assez longtemps, peut-être par suite de la redissolution des cristaux.
^and j'agite cette dissolution, Mp»® Lux éprouve des maux de cœur. •
19 avril 1892. — J'avais préparé une dissojution de sucre pour savoir si elle retiendrait mieux la sensibilité extériorisée que l'eau pure. — En faisant l'essai avec Albert L., je ne constatai rien de bien^saillant ; je lui fis alars- boire l'eau qu'il avait chargée, afin de ne pas le laisser affaibli. Quand il eut
absorbé les quelques cristaux de sucre qui êiaîent reliés qoh dissous au fond du verre, il dit qu'il ressenlail de fortes co* liques. Les coliques persistant malgré des imposilions de mains, des suggestions, je le rendormis et le mis en éiSLl de voir rintérieur de son corps. Il dit qu'il voyait les crislaux tout brillants parce qu'ils avaîent.condensé le fluide sur leurs faces et qu'alors ils étaient trop actifs etle brûlaieni. Je finis par le guérir en lui faisant avaler beaucoup d'eau pour dissoudre le sucre, mais il gémit pendaui une heure et demie.
Cette expérience unique ne doit être acceptée qu'avee réserve, d'autant plus qu'il faut se défier du témoignage de cer* tains sujets qui ne perdent pas une occasion d'apiloyer leur magnétiseur sur leur compte. •
7<> Les étoffes
2 mars 1892. — M™^ Lux a été endormie 1res proiondëmenl sur un fauteuil de velours; 'pendant son somnici!, je l'ai priée de s'asseoir sur un autre fauteuil, puis j'ai enfoncé, sans rien dire et sans qu'elle me vît, une épingle dans le siège du fauteuil qu'elle venait de quitter : elle a poussé un cri el refusé de s'asseoir sur le second fauteuil, disant qu'on avait mis des épingles sur les sièges. J'ai alors citressé le velours du premier fauteuil : elle a rougi en souriant. Je me ï^ui^ ejifm assis sur le même fauteuil : elle a paru oppressée et rn'a plié de me lever parce que j'étais trop lourd. Au bout île ileuK ou trois minutes, le fauteuil n'était plus sensibilisé.
89 Substances grasses
a juillet 1893. -^ M"® Lux sensibilise très r;ïpidemeiH avec la main une boîte remplie de cold-cream. Chaque fois que je toucbe le cold-cream, elle éprouve une sensation nauséeuse et un mal de cœur, comme si elle mangeait de la graisse.
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