‹ L'extinction du paupérisme réalisée par les enfants, ou La commune telle quChapitre 25 sur 27 · DÉPENSES · texte numérisé non relu

DÉPENSES

Nous doublons simplement la dépense de nourriture, soit. .

quoi qu'il soit facile à un homme et à ime femme dans un restaurant, de faire tous les jours quelques petites économies sur cette dépense.

Nous doublons aussi la dépense du linge et des vêtements.

Le logement — car selon M*

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Reeelies.

Dépeiies.

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ReccUes.

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Michelet, deux persanues dépensent moins qu'une, — n'a besoin que d'un cabinet de plus et de quelques menus objets de mobilier que nous évaluons ensemble à 1 00 fr. ou pour la totalitéàuncapitalde650 fr. (p.21 3).

Cette somme, divisée en dix annuités (voir p. 213), ou 65 fr.

pour chacune, auxquelles il faut ajouter 32 fr. 50 c. d'intérêts, donne par an

L'assurance générale • . .

Nous devons prévoir la naissance d'un enfant pour lequel chaque ménage devra acquitter la subvention que paie l'administration des hospices pour chacun des enfants qu'elle adopte. Cette subvention s'élève à 1,450 fr. pour toute Téducation de l'enfant.

Nous diviserons cette somme

A reporter.

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Dépense;.

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len 21 annuités, oa, par année.

La mère, pouvant allaiter ellemême son en&nt, pourra diminuer ainsi sa dépense et celles de la crèche.

Total des dépenses .

Ewoèdami te receUes. .

Total éfôs recefl«s% . .

BeeetUi.

Dépentei

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783 bO

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On a reproché au «rèches ^l aux salles d*aaile ûe nuire à ce qu'on nomme Tesprit de fami})^e. Ce reproclie n'est eertaîuement pas sorti des pauvres ménagea à qui ces étajblissemènls enft donné le moyen de diminuer leur misère à Taide du produit du travdl de la mère de familki.

fi a été articulé , ce reproche , par de$ gens heureux qui» pouvant avoir des nourrices^ des :8ervanteS| de ^an4s appartements et des travaux faciles pendant la journée, dorment assez loin du berceau de leurs enfants pour n'être pas plus troublés par leurs cris pendant la nuit qu'ils ne sont, pendant le jour, gênés, par leur présence, dans Fadministralion de leurs affaires et de leur fortune. ï\ est aisé, dans de pareilles conditions beaucoup trop exceptionnelles , de n'écouter que

de bons sentiments. qui exigent si peu de sacrifices, nais il est aussi peu judicieux que juste de fer^ mer si ayeuglément les yeux sur les malheweuse» conditions qui président à la naissance et à Téducation des enfants dan^ Timmense majorité des^ familles.

Dans Torganisation communale dont nous venons: d'esquisser le tableau, toutes les familles joulss^enf de. la sécurité et du repos qui n'est, dans notre société actuelle, çie le portage désF riches. Xe père peut toujours dormir en paix. Xa crècbe , les écoles et les ateliers faisant partie |le la cité et y communiquant par des corridors oi]^ galeries convenablement ménagés, donnent, sans difficaltés, à la famiUe, la possibilité de rapports conMniiels avec 1^ enfant4S«.

Xa mère , dont Fenfant ne reste jamais seul et ne manque jamais des soins les plus édairés y la mère ^ qui peut le voir à toutes les heures de la journée ^ qui peut s'associer aux soins dont M est Tobjet; qui peut ne s'en séparer à aucune des phases de son éducation j qui peut m^me Ten^porter ou remmener chez elle à ses heures de Iqisijp, puis^ le rendre à la crèche ou à l'école au lieu de le laisser seul exposé aux mille accidents qui tiennent une si grande place, dans les faits . divers de nosjournaux, ou au lieu de l'abandonner à (tes domestiques si peu éclairés et si peu soucieux des-, soins qui lui sont nécessaires, ou enfin au lieu de le forcer> par des sévérités, à garder le si-

^ ^ce et le repos quand elle .n*a plus le temps de se prêter à son besoin (Texpansion continudUe ; cette mère < là , qui , dans son humUe condition , est logée , nourrie et Yètue simplement , mais confortablement ; qui , grâce à l'assurance générale, ne craint les conséquences ruineuses d*aucuns risques , pas même ces douleurs de la vieillesse que nous avons rappelées aux pages 183 à 189 et qui peut, tous les ans, ajouter queK que chose à son bien-être par l'épargne ; cette mère-là qui ne fait que les travaux conformes à ses goûts et à ses forces et qui en reçoit un prix que n'infériorise point, à piton, comme dans notre société , la qualité de femme ( 1 } , cette mère-là, cette famille-là n'est-elle pas beaucoup plus riche, en fait, et beaucoup plus heureuse que celles qui, après avoir élevé leurs enfants au liasard de leurs instincts dépourvus de l'instruction spéciale et après avoir produit, sans exagération, à peine dix bonnes éducations sur cent,, sont obligées de s'en séparer complètement pour la domestidté, l'apprentissage ou le coUége.

Cette organisation, qui, dans sa simplicité, donne

(4] Le travail d'une cuisinière par exemple, est-il, à mérite égal, inférieur à celui d'un cuisinier ? assurément non et pourtant il est toujours beaucoup moins payé. La femme qui soigne une bassecour, une laiterie, une fromagerie, rend-elle moins de services que le jardinier qui bêche ou arrose un jardin? La femme , aUachée à des services plus délicats en doit-elle tirer moins de produit que Thomme chargé de travaux qui ne demandent que plus de force matérielle et moins de délicatesse ?

à toàâ là séemité potir toutefi les époques et pour tioutes lea drconstanceS' de la ^ie et k|ui met à la dispositioii ée tous^ aussi biea pow les plaisiii'S ({uè pouF les tratauxi les aTaittagés généraux qtte réalise la eommuuauté, cette ocgaiûsation solidaire ne laisse évidemment qîie bien peu de place aux spéculations d'intérêt, aux évaluations commèr-^ ciales et au marchandage dans les préoccupations du mariage»

La dot n*est plus la condition première de là éonstitutiôn dé la famille et celle-ci n'jr perd pro^ bablement rien en dignité et en causes d^harmoniet Les jeunes gens pourront se livrer sans arriéré^ pônsée et sans craiiites aux inspirations de leurs sympathies. Le grand livre dii personnel , dont nous avons esquissé le modèle (p. 4i & 44) et qui contiendra , dé la manière la plus exacte et la plus complète, Thistoire physique, morale, Intel-" lectueile et financièire de tous, sera, dans Tavenir , pour les parents , comme il Taura été dans Torigine pour les directeurs et directrices de la commune, un guidé sû4r pour Tinfluenee à exercei^* sur les enfants et pour les conseils à leur donner dans le choix de leurs afifèctions.

La solennité, la fête du mariage ne sera pas davantage, sous le rapport des dépenses, nue cause de souci pour les jeunes époux. Les familles associées forment une grande , une puissante famille pour laquelle un mariage est une fête trop lieureuse, trop belle el trop peu dispendîeusci .

j>oiir qu'dUe a'en &8Ae pas avec bôûheuif tomà les frais. Les corbeilles des mariées seront de iéeônds sujets d^émolalton daas ious les ateliers ou les onyriëres et les oavriers voudront toujours justi* fier peor des cbefis-d'ieuTré là deiuaiide de leurs diplômes de maîtrise.

Et cet appartement particulier , petit ou grand, que nous venons de décrire pour deux époux; — €et appartement que ne troublent , que ne salissent jamais fes détails matériels du ménage; où les en?* fants ne sont^mais ni d^aîssés, ni malades, ni ennuyés, ni châtiés, mais seulement aimés et mo* mentanément divcartis; où lès nuits sont toujours calmes ; où n'entrent jamais les embarras et les soucis des affaires de la vie, — affaires de commu^ nauté qui s*allègent et se résolvent par le concours de tous; — €et appartement là n'est*ii pas véritablement le boudoir de ce vaste appartement que forment, pour chaque ménage partiel, les services généraux dé la commune?

Et cet appartement^ où Ton ne revient jamais que lorsqu'on ^ent le besoin du repos , •— du repos à deux y ^^ après lés agitations et les fatigues de la vie active ; cet appartement aura-t^il jamiâs une placer un instant pour rénnui, pour la satiété , pour le découragement^ pour la discorde ou pour l'intrigue?

L'intrigue i *-^ Tintrigue céntraive aux mœurs ! — comment ponrrait-ieUe se produire au milieu d'une p(q>ulation clia^ment élevée comme la nôtre

et dam laquelle h vie, toujours oecupée et tou*-' jours publique, n*a de retraite et de possiUlilé d'isolmiient que dans cet apfMrtemeiit des époux ou perBOBue n'oserait et ne pourratt entrer, so«s les regards de tout le monde, avec des intentions de dés(Mrdre et de fausseté?

Cet appartement-là, c*est doue le sanctuaire et non pas le boudoir de la cité agricole; et le mal moral, au développement (faïquel Fédncation de notre commune n*a laissé ni possibilité ni place , le mal moral ne saurait en frandiir le seuil.

Tranquilles donc désormais sur celte épreuve critique de. notre association communale , il importe que nous repronions rexamem de notre *sîl»ation finâBCière. . .

Notre fondateur a, {nmiB devons le réca(|KtuIer)^ avancé : pour ks constructions de la erèche, des écoles prinuôre, secmidaire et prcrfessionnelle, ainsi que pour riiabilatioii des apprentis devenus compagnons, cinq fois 15,000 fir. ou. ensemUe 75,000 fr*

Il-a avancé de même pour meuUer ces cinq établissements une sonmie de 23,00Ofir.

Ces deux sommes, au moyen du fonds d'entre^ tien et d'amortissement inscrit à chaque budget , ne cessent point d*ètre mtégindement représentées).

L'intérêt à 5.7o ^^^ * de même été exa^ement pajé tous les ans.

No»s n^'avons point; à nous préoccuper ici de la somme avancée pour la dté ouvri^e, puisqu'elle doit être remboursée, au bout de dix années» avec

ks inlérétt. am sioyea des anmiités inscrileft «il budget des ittteages'(p^ 220). * . . >

Nous peesédoDs, nm foiaés de réserve, «près le partage fait enitre le propriétaire et les tnt'vatUeiirs, fp«163 et 1€4), 4,766 ft, 66 c. de rente provenant de rangmeutatioH du revenu agricole de lé terre ((p. 162 ).

Mous possédais de plus, provenant du partage du pécule féaervé, (p. 167 )^ une somme annodle de 1,625 fir.

Ces deux sommes réunies ferment celle de 6,661 tt. 66 c. ^ui consa<arée annueUement , comme fonda d'amortissement, à l'extinction de la tdette de 366^65 ft. rappdée ci-dessus (p. 159), éteindrait cette dette en cinquante-trois années à l'aide de rextinetion graduelle des intérêts.

Notre commune , si elle n'avait pas d'autres res- S6uices que celles que nous avons énuméiées jfusqu'iei , serait donc eomplètemelit libérée à là iSn de la soixante-<piatorzième«snée de son existence.

Elle possèdeiait alors^ parf alternait indemnes, ses bAtiments , son mobilier et «e part de 166,666 ft. 66 e. (voir p. 164), en actions de plus value de la propriété foncière. -

La somme de 6pS61 fy^. 66 c. de {bénéfices anmaels et celle ée. 3^56 §t. qu'dle employait tous les ans pour l'acquittement des intérêts, constitueraient alors un bénéfice net* annnel de 11,B43 tt. 66 e. qui trouverait tous les ans son emploi en acquisition dea teires contMues daaa

le pèrinètee Jbdopté pourlaMBomuie^ ea ooasfraotiODs diyerseS) en cxéttioii d^osines et de Uftehines et enfin en répurtition de dhr^endes.

n n*eflt pas néoesBaire de faire beaneoiq), d^eflortB de démonstration pour que chaoan comprenne la progressicm continue de icet état de prQq[>énté.

NouB dcTons coiiq>ter que la moitié . de nos jainea onTriers majeurs nons qnîMefa moment»nément pcnv le service militaire .on.poitr le piaiaîr de courir un peu le monde.

Si ce partage par moitié panôaaait acaerder trop Mmoote ii resprit de stabilité ^ noua ne tarderiopa pas à trouver des compensations dans Im rentrées snccessives de nos voyageurs^ qui> pendant long* temps, seront loin de rencontra au dehors le bonheur dont ils. ont joui. dans leur maison de famille. . lîQus pouvons donc , sans crainte d'erreur, compter sur une augmentation de population de dix personnes par année pour notre cité et , con^ formément à ce Ipie nous avons étabfi ( p* J[.&3 )t sur pn bénéfice net de cinquante centimes sur le travail de chacun I ou de cinq francs par jour ou^ pour. 300 jours I de 1,500 £r. par année.., qui, ajoutés au fonds d'amortissement et en se décu« ptent tous les dix ans ^ réduisent à iringt années le temps nécessaire à rextinction totale de la fiette»

lïous pouvons ;étre certains encore, qu^à cette époque et même longtaoups aup^avant , notre population, se sera accrue d'un bon nombre de mé*

nages; trtriiillews t)a féittt|»rs, qtti, lntighéB de risdléme&tet dès tiikttlati<»is de la vie ordinaire, nnront demandé et obtenti» après un inûr esamen, la favenr de Tenir s^étabtn* :et de vivre en paix pisurmi noud;

Supposons donc, sans nous arrêter pitts iongtemps à des supputatfons faites année par année , que la population de notre lîité agricole est arrivée au chiffire moyea de 1,200 adultes et qu*fls produisent chacun^ outre son entretien et son bénéfice particidier, eiitquaate centimes de. bénéfice net p«r jour à la communauté , ou ensemble 600 fr. ou 180,000 fr. par «née;

Nouô pouirens certainement admettre cette {Supposition qui se déduit trop naturellement des calculs les plus «impies et les plus exempts d'exagération, pour que tous les jugements drmts n'entreToient pas avec bonbeur uûe époque, rda^ tivement prochaine , oùaon^^ement le paupérisme aura disparu, conformément au yœii que formait, il y a vingt ans , un illifôtre captif^ mais où la campagne entière , cultivée comme les jardins les plus soignés , retiendra ou ramènera ses habitants aussi bien parràttrâit^d*une vie relativement et pïtogressivementriche^t heureuse en toutes choses que par le sentiment qui attache à: la terre natale.

Et ne pouvons^nous pas aussi , avec quelque avant&ge, refaii^e, en Vue de cette époque, pour la cœnmune nouvelle, l'examen de conscience qui fait, pour l'ancienne, Tobjet de notre chapitre XII?

Nos jiMtties ' époux onf^te , «oimiie Isors ^tuch* ciers, IV)blig»tieB de kitter avee ki nécesssifë et rimpocHrihiiité de posséder , «i* se mettant etf ménage, iooles ees aptitudes et tontes ces qualités néœssaires à la benae administratioii du do^ maine el de la famille et dont nous aTi»s fiiit réaufliératîon aux pa]^ 173 à 17ô? - r

Ce faisceau de Tertns de toutes nature n'a éiâdemment pas été destiné par Dieu à être VhJptL* nage de chacan de nous <en: particulier. La fismille n'a pas été , plus que l'indîTidn , destinée A irivre dans risdienfônt; Vmu ête$ Iota /rà^es et c^tçH p9ur que tMs vous ne faetiez: qm'tm,^ a dit J.^'Cbiist , lel c'est pour cela que la Proyidenee a créé cette nombreuse diversité de facultés et de çaraetèrea j partagés entre un assez grand nomJ^e d^divîdus et destinés tous à s'en^ener les luas dans les autres, à se oomidéter les uns par les autres et & fer-mer l'uiuté dans^ la commune» de mteie que lea communes ainsi élevées et associées dans les vues de Dieu, doivent former Tunité dans Tespëee bu^ matne et entrer ^nfin en barmonie avec le Gréa-^ leur de toutes cboses. - i

Dans laotre commune — dont la bonne échication a banni rignerancey>— les vieilles superstitions et tous les genres de féticbisme n auront pu g^mer fauté de tradition et de semences. L'enseignement religieux n'aura plus à subir les douleurs de Moïse dont le peuple ignorant et barbare revenait sans cesse a ses vieilles idoles , et le premier commar

dément , VadortUUm ei Vamaur d'un seul Dieu , n*j sera jamais Tobjet d'une protestation, parce qu'il n'y sera désarmais et jamais Fobjet d'un doulè.

On m le jurera pomi '• en vain ni autre chose pa^ reillemenî^ parce que tes jurements n'auront point fait' partie, c(»iune dans la Yirîlle commune, de réducation pratique de f enfance et que , pour les inyenter, ces jurements, on n'y aura pas eu toutes ces occasions d'bostilitès , de haines et de » colères dont fat Tîdlle société est r^ft{^e.

*0n garéera les àimanehes en serfoont Dieu déoo* lerncnf suivant le véritaUe sens de ce précepte, parce qu'on n'aura plus d'intérêts qui y fassent obetacle et que le besoin du . repos pourra être justement et facilement satisfait par des délassements un peu plus attrayants et un peu plus réels que les plaisirs ignobles du cabaret.

On honorera ses père et mère , parce qu'<m n'aura jamais été que l'objet de leurs affections et non de leurs répressions plus ou moins éclairées et ju**dicieuses et que , gr&ce à l'assurance générale , (p. 217), leur viefflesse ne sera jamais un fardeau pour les enfants.

On ne sera point homicide de fait ni voloniai^ rement j parce que Gain et Abel, cessant de méconnaître la Yolonté de Dieu par la séparation de leurs' intérêts et de leurs travaux, les auront fondus , arec» une sainte et féconde émulation, dans l'intérêt général et que, n'ayant plus deux autels pour offrir leurs sacrifices, ils ne pourront plus voir

s'élever enU'e eux Je spectre ôfi . TeiiTie qai en* fente la haine, la eolëre et les ddunea*

On ne sera p^int Inxurieuso ^ /pfLVC» que les oreilles et les yeux de Tenfaut ne seront jamais exposés , comme ils le sont dans notre pauvre monde, aux manifestations passionnelles de tons, les atoi-* maux^ de toutes les brutes qui rjentourent et parce que les passions, dont la provideoee divine a doué rhomme, auront, chacune , mais seulement^ à. leur temps 9 une part de satisfaction assez juste pour que la compression exagérée des unes ne touvne pas au déveloi^ment exagéré des autres et pour qu'aucunes pertuii)ations graves ne soient, produites^ par elles daus Téquilibre génér£|l.

Le bien d^autrui ne sera ni convoité ^ m pm, ni retenu^ parce que chacun trouvera ^t possédera, dans la propriété collective et dans ses produit» multipliés, tout ce qui manque et tente dans la propriété morcelée,; puis le commerce^ dirigé par des corporations associées et solidaires, au lieu de Tètre par des familles isolées et luttant péniblement les unes contre les autres,: n'aura plus ni intérêt, ni raison, ni prétexte pour ne pas ^tre un échange honnête de relations véridiques*

Le faux témoignage et le mensonge y cette ivraie des sociétés . ég;o>stes , n'ayant plus pour cause et pour aliment, dans Tenfance , la crainte des ahàr timents et dans le. reste de la vie , ranlagonismo des intérêts, n'empoisonneront plus le champ des relations sociales.

Le gettvemement ne tK^ttTera-t-41 p&s alùts ^ dans *les communes rurales, grâce à rédocation et à Tiastruction de cette po)palation nouveDey des &ei&tés de direction dcmt Tabsence est tix>p souvent auîourd'hui «se cause d^embarras et de difficultés doublement pénibles:

L*admitiistration des ponts et chaussées, cette éli^ de nos fonctions civttes , trouvant plus d'Instruction dans les administrations des c(Mnmanes rurales, se mettra plus volontiers en communication avec elles pour en obtenir des renseignements utiles à la bonne orientation des belles voies de eommuttication dont eUe dote la France. Sachant que les pc^ulations sont toujours attirées sur les bords de ces voies , elle pensera , dans l'intérêt de rhygiène publique et aussi dans l'intérêt de Fentretten ^t de la conservation de ces routes, à les placer, tant que cela sera possible, sur les versants des coteaux exposés au midi ou au levant , afin que les habitations qui y seront <à*éées , soient mieux ainsi à Fabri des influences funestes des vents froids du nord et des émanations humides du fond des vallées.

Le gouvernement, au lieu d'exercer une action directe sur chaque contribuable pour le recou^ vrement des impôts, ne pourra-t-il pas, dans les conditions sociétaires que nous venons de poser, n'avoir, au lieu de plusieurs centaines de comptes, qu'un seul compte par commune?

Alors, aussi, la contrebande, la fraude des

droits de Cisar^ le braeoniiage , l'ivrognerie, la guerre et les procès entre propriétaires riTerains* et tant d'autres vices auront disparu.

La. chasse et la pèche seront, dans chaque eom^ mune, le partage de oorporatkms, qfà^ sous les bannières de saint Hubert et des apôtres que le Christ enleva À leurs filets pour en faire des pécheurs d'hommes, sauront appliqua et perfec^ tionner , au profit de tous , les enseignements de la cyu^étique et de la pisciculture.

Alors, encore, les femmes, dont le sort inté* resse à si bon droit ceux que préoccupent des idées de. justice, les femmes ne trouveront-elles pas,dans cette commune, conform^ent au vœu de racadémie de Lyon, des conditions égales à celles des hommes , et chacune , comme eux , ei| proportion du temps employé et de la perfection du travail.

Et enfin » dans ces heureuses communautés de familles dont la fondation sera due aux enfants trouvés , le nom d^enfant trouvé finira par ne plus être lui-même que l'objet de tristes et vieilles légendes à la réalité desquelles la postérité, sans cesser toutefois, de bénir le nom de St-^Tincent de Paule, aura peut être la pudeur de ne plus vouloir croire.

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