STATISTIQUE DE B R Y A N T
Bryant, par la simple ablation du sein, de la peau sus-
* Ces chiffres sont empruntés au mémoire do Chavannaz.
* Jeannel. In thèse de Segonzac, Toulouse 1895.
3 Chavannaz, p. 114.
* Je donne avec quolques détails cette statistique de Bryant parce qu’elle est peu connue.
RÉSULTATS ÉLOIGNÉS
jacente et des ganglions lymphatiques, sans section du pectoral, technique qu’il a « imitée de ses vieux collègues, et qui n’était nullement adéquate » a obtenu les résultats suivants.
Groupe I. — Sur 17 cas, 4 sont morts sans apparence de récidive et 13 sont encore vivants et indemnes également. Ces morts purement accidentelles survinrent :
1 mort o ans après la lre opération.
De ces 13 survivants :
1 vivait sans récidive 5 ans après,
Voilà certes de beaux chiffres et, en admettant que ce fussent tous des carcinomes contrôlés au microscope, — ce qui n’est pas dit par l’auteur, — il faut attribuer avec lui ces survies à des opérations précoces. Heureux pays, où I on n’opère pas les cancers à la limite de la cachexie!
Groupe II. — 11 comprend 45 cas avec 8 cas de récidive inopérable, et 12 cas ayant nécessité 2 et 3 opérations. Ces récidives sont survenues 4 fois trois ans après la première opération, 1 fois six ans après, 2 fois sept ans après, 10 fois dix ans après, 5 fois vingt-cinq ans
après, 9 fuis trente et un ans après, 1 1 lois trentedeux ans après. Et ces récidives se sont montrées au plus tut à cinquante-cinq ans, au plus tard à soixante-dix huit ans. Enfin ces récidives étaient purement locales ou au voisinage de la cicatrice (sternum). Et Bryant conclut de cette belle série qu’il n’y a pas lieu de se livrer à de larges et adéquates opérations qu’il déclare inutiles et dangereuses. Il ne manque à cette statistique, — je suis obligé de le répéter ici comme ailleurs, bien souvent, — qu’un sérieux examen microscopique pour entraîner notre conviction.
Je termine ce paragraphe par la reproduction d’un tableau statistique plus récent concernant les amputations avec curage.