soit 56,9 p
De 3 à 9 ans. . .
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De 6 à 9 ans. . .
W. Cbeyne fait observer que ces statistiques comprennent de très mauvais cas, car il a sagement refusé d’opérer les malades atteintes de métastases internes et celles porteuses de tumeurs externes absolument inextirpables. Il a pu cependant obtenir de très durables succès dans deux cas, en apparence fort défavorables. S il avait fait une sélection, la proportion des guérisons confirmées se fût sans doute élevée à 80 p. 100. Il estime : 1° Que l’opération donne en bloc 50 p. 100 de guérison sans récidivé ’ 2(J Qu' elle fournit toujours un gain de survie considérable ; même s’il y a récidive; 3° Que les récidives, fréquentes dans les premiers mois, sont rares après deux et trois ans ; 4° Que les chances de guérison durable résident essentiellement dans la première opération qui doit être précoce et ultra-complète, les opéralions secondaires donnant beaucoup moins de chance de survie1; 5° Que le chirurgien doit être actuellement
liai sted n a-t-il pas dit, en effet « on no fait jamais aussi bien nue la première fois ». 1
aussi responsable des récidives locales que des accidents d'infection.
La comparaison des pourcentages obtenus dans les diverses statistiques que je viens de citer, montrent une amélioration très notable, ii mesure que les chirurgiens pratiquent le curage axillaire et l’ablation de l’aponévrose et d’une partie du muscle, d'une façon systématique. Cette amélioration sera encore plus sensible avec Halsted et ses imitateurs directs.
Grâce à l’obligeance du docteur Halsted et de son assistant le docteur Bloodgood, je puis donner des chiffres inédits sur l'ensemble de la statistique depuis 1889, époque de la première opération. Etant donnée l’importance et l’essai de sélection que présente celte statistique, je l’exposerai dans tous ses détails, me bornant à traduire aussi lidèlemenl que possible les notes qui m’ont été transmises.