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Suture de la peau et des muscles au fil de bronze el au crm, sauf aux deux extrémités où l’on place une mèche de drainage.
Suiles opératoires excellentes. Le blessé fait un peu de tempéra- Lure pendant les huit premiers jours. Mais la plaie a un aspect excellent, le poumon respire et Pauscultation (FRANÇOIS) montre un poumon qui respire, et sans aucune réaction. Se -
Actuellement (23 mai), le blessé est complètement cicatrisé et en excellent état.
Os. 24 (Communiquée par H. BaRNsBy). — Q.. Louis se présente avec le diagnostic de plaie pénétrante de Phémithorax gauche par éclat d’obus (orifice d’entrée postérieure sous-scapulaire).
L'examen radioscopique montre un projectile assez gros (fève) à 38 millimètres d’un {repère cutané antérieur, et ume.obscurilé complète du champ pleuro-pulmonaire gauche (gros hémothorax). Le malade est arrivé dans un état grave : dyspnée moyenne, faciès terreux, refroidissement des extrémités, pouls à 120 à peine perceptible, tension maxima 9, minima 5 et amplitudes à peine . 3/4. E "+ DS Opération à la 13e heure par M. LEFÈVRE. , Thoracotomie immédiate par voie antéro-latérale. Evacuation d’un volumineux hémothorax. Le projectile est enlevé sous écran et le poumon suturé. L’orifice postérieur est excisé et après toilette pleurale on fait une suture primitive des deux plaies. Sutles opératoires. —- Après quelques jours très critiques, le malade se relève avec une étonnante rapidité. Les suites sont très simples et le patient est actuellement (11 juillet 1917) complète-. ment rétabli. Une plaie de la main a seule retardé son évacuation.
O8s. 25 (Communiquée par H. BARNSBY). — B... K., (Sénégalais). Présente à l’arrivée un état de shock moyen, un mauvais pouls.
Diagnostic. — Il s’agit d’une plaie pénétrante de l’hémithorax gauche par éclat d’obus (orifice d’entrée en arrière, sous-scapu- - laire).
A lexamen radioscopique, on trouve un gros projectile situé à 7 centimètres au-dessous du plan diaphragmatique gauche
paramédian, à 31 millimètres de la paroi postérieure. L'ombre cardiaque est déviée par un volumineux hémothorax. à
Opération à la 12€ heure par M. LEFÈvRE.
Thoracotomie par voie postérieure, en réséquant la 9e côte et évacuation d’une grande quantité de sang.
2 ry 2
Le projectile, fixé dans le diaphragme, est enlevé sous écran. Le poumon ne peut être ni saisi, ni suturé.
On constate simplement qu’il ne saigne plus, et la plaie est suturée primitivement après toilette de la plèvre.
L’orifice d’entrée postéro-supérieur est excisé, on fait une esquillectomie costale minutieuse et on termine par une suture partielle avec gros drainage à la gaze.
Les suiles opératoires sont très simples, et le malade guérit, on peut dire, sans incident. Trois jours après l'intervention on constate l'existence d’un épanchement pleural gauche libre, dont le niveau supérieur se trouvait à trois travers de doigts au-dessus du diaphragme et qui subsiste pendant une dizaine de jours. Au 15 jour, il ne reste plus qu’une opacification de la base.
Ogs. 26 (H.- BarnsBy). — M... Dahoméen.
Diagnostic. — Arrive à la 4° heure avec plaie borgne de la région scapulaire gauche, par éclat d’obus, en dedans et au-dessus de la pointe de l’omoplate (6e espace).
Lexamen radioscopique montre un hémothorax abondant, avec cœur dévié à droite et un diaphragme gauche complètement immobilisé. De plus, il existe un projectile gros comme une fève se projetant sur le diaphragme près du bord gauche de la colonne vertébrale, animé d’un mouvement synchrone à ceux du diaphragme à 61 millimètres d’un repère cutané postérieur.
Le blessé est relativement peu choqué, son pouls est à 124, la dyspnée est assez marquée, la tension maxima donne 14. |
On hésite un instant à intervenir, mais, tandis que l’on réchauffe le blessé et qu’on le remonte, on constate que son pouls devient moins bon, la tension maxima baisse d’un degré, enfin, un deuxième examen radioscopique démontre que l’hémothorax augmente.
En présence de ces constatations, l'intervention est décidée à la 6€ heure sous anesthésie à l’éther.
Opération. — Incision postéro-latérale au niveau de la 5° côte (résection costale sur 14 centimètres). La plèvre incisée, on constate un gros épanchement sanguin qu’on évacue et on aperçoit une large déchirure du poumon, qui saigne abondamment. On enlève, sous l'écran, un projectile tombé dans le cul-de-sac costodiaphragmatique : au projectile adhère un débris vestimentaire.
Le poumon présente des adhérences anciennes qui empêchent de Pattirer et de faire une suture correcte de la plaie.
On enlève trois esquilles costales dans la brèche pulmonaire, on saisit et on suture difficilement au catgut les deux points qui saignent. L’hémostase étant complète, on fait la toilette de la plèvre, on attouche à Péther et on fait une suture primitive après
esquillectomie et excision. L’orifice d’entrée est excisé. Suture primitive de la paroi. Chez ce blessé qui est en pleine convales: cence, plusieurs ponctions ont été nécessaires pour épanchement à répétition ainsi que le drainage d’un petit foyer suppuré, cloisonné, au niveau de la déchirure pulmonaire non réparée.
Le patient est soumis à l'irrigation intermittente (méthode Carrel), et tout rentre dans l’ordre très vite.
Os. 27 (BARKSBY). — L... Maurice, 35 ans. Blessé le 21 juil: let à 17 heures, opéré le même jour.
Diagnostic. — Plaie pénétrante de l’hémithorax droit au niveau de la 6e côte sur la ligne axillaire par éclat d’obus.
Radiographie. — Gros projectile très mobile, probablement libre dans le cul-de-sac pleural.
Opération. — Thoracotomie antéro-latérale au hiveau de la 6€ côte, ablation du projectilé, Suture du poumon, toilette de la plèvre à l’éther, suture primitive. Pouls 84. Tension 15 au Pachon. Température 3708.
22 juillet. — Tension 14 1/2, température 39e. —
23 juillet. — Le blessé est transporté en automobile, pendant une heure et demie ; avant le départ le pouls était à 80, la tension à 4417/2. Après, le pouls est à 90, la tension 14 1/2. Le blessé se plaint d’un léger point de côté gauche, lauscultation révèle à la base gauche quelques râles sous-crépitants, à droite il existe une sonorité tympanique avec abolition de la respiration. Quelques crachats hémoptoiïiques, température 3709. |
25 juillet. — Mêmes symptômes, température 3803.
27 juillet, — Les râles sous-crépitants ont disparu à la base gauche; à droite, il existe des signes d’hémo-pneumothorax, une ponction exploratrice retire un liquide sanglant, incoagulable, stérile à la.culture. Température 3801.
28 et 29 juillet. — Mêmes symptômes.
A la radioscopie, le cœur est déplacé vers la gauche. Niveau de liquide couvrant dans l’ombre projetée toute l’airé pulmonaire droite. Liquide non mobile avec les mouvements du Cœur, mobile avec les mouvements provoqués. Température 3805.
30 juillet. — Une ponction exploratrice retire 50 cent. cubes de liquide sanglant, incoagulable, L'examen cytologique révèle une polynucléose, quelques bâtonnets de sporogenes. Température 3905.
3 août. — A la base droite, il existe de la matité. Les vibrations sont abolies tout à fait ; à la base l’on entend de nombréux frottements pleuraux. Température 3709,
5 août, — Mêmes symptômes. Température 3708,
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6 août. — A Ja radioscopie on constate que le cœur est revenu à Sa place. Il existe toujours un niveau de liquide surmonté d’une grosse poche gazeuse. Température 3705,
15 août. — Respiration normalement perçue dans toute la hauteur du poumon. Sonorité légèrement diminuée. Quelques frottements pleuraux en arrière et en bas. Température 3709,
30 août. — Mômes signes physiques. Tout à fait à la base, vibrations abolies : deux ponctions exploratrices sont négatives. Température 3705, —
A la radioscopie, la base du poumon est encore distante de la paroi thoracique de deux bons travers de doigt.
Blessé évacué le 3 septembre, lompérature normale.
Ogs. 28 (BARNSBY). — P.. Paul. Blessé le 21 juillet à 1 heure. Opéré le même jour.
Diagnostic. — 1° Plaie pénétrante du thorax, région sous-cla: vière droite, par éclat d’obus.
2° Plaie pénétrante de la partie antéro-interne du moignon de Pépaule. .
Radiographie. — 1° Petit projectile intra-pulmonaire profondément situé, gros hémothorax, cœur dévié vers la gauche :
* 2 Petit projectile situé vraisemblablement à la tête de l'humérus.
Opération. — Thoracotomie antéro-latérale au niveau de la 4 côte. Hémothorax très abondant, Écoulement sanguin tel que l’on pense d’abord à une rupture vaseulaire. C’est le poumon qui saigne abondamment. L'état grave fait que l’on se contente de suturer le poumon sans s’attarder à la recherche du projectile. Toilette de la plèvre à l’éther. Excision de l’orifice cutané et de la plaie de épaule.
Tension artérielle : 10 1/2 au Pachon. Pouls 120.
Après l’opération : tension 11 1/2, pouls 112. Le soir, température 3901.
22 juillet. — Tension : 14 1/2. Température 3804.
23 juillet. — Le blessé est transporté pendant une heure et demie en automobile, après le transport : pouis 104, tension 17 1/2.
24 juillet. — Tension 16. Pouls 96. Température 3808.
25 juillet. — L’examen clinique révèle une ebolition des vibrations et de la matité à la base droite. Une ponction exploratrice retire quelques centimètres cubes d’un liquide sanglant nullement hémolysé ; pas de microbe à l'examen sur lame, la culture donne du perfringens pur. Température 3909,
Lire
A la radioscopie, zone ovalaire autour du projectile, permettant la visibilité des côtes. Pas de niveau de liquide. Cul-de-sac costodiaphragmatique rempli par une opacité relative triangulaire Les contours du diaphragme droit restent visibles.
27 juillet. — Respiration diminuée, mais perceptible à la base droite. Matité tout à fait à la base. Pas de signes d’épanchement. Température 3803.
30 juillet. — A la radioscopie, la zone d’obscurité relative autour du projectile paraît nettement diminuée d’étendue et d’intensité. Température 3805.
10 août. — Murmure vésiculaire encore affaibll à la base droite. Un peu de matité à la base.
La radioscopie montre la disparition de la zone d’obscurité relative autout du projectile. Température 38, contours du diaphragme très visibles, mouvements normaux.
La température descend progressivement et arrive” à la normale le 18 août. Le blessé est suivi jusqu’au 22 août, apyrétique, en excellent état.
O8s. 29 (P. Duvar). — M... Marcel. Blessé le 22 juillet, à minuit 5. Opéré le mème jour. :
Diagnostic. — Plaie pénétrante du thorax par éclat d’obus. Thorax ouvert et saignant. Orifice d'entrée à la face postérieure de lhémithorax droit. -
Radioscopie. — Eclat d’obus volumineux immobile, au niveau de la 5€ côte, prévertébral.
Opération. — Thoracotomie postérieure, esquillectomie, suture
de la plaie transfixiante du poumon, extraction du projectile, toilette de la plèvre à l’éther. Mèche laissée dans le vaste foyer costal (fermeture impossible). Suture de la peau aux 4/5.
Tension artérielle : 15 à lParrivée. Pouls 120. — Tension 8 à 13 heures; 11 à 21 heures. Température 3863.
23 juillet, — Tension 15 1/2, température 3804.
24 juillet. — Tension 15 1/2. Après deux heures de trajet en automobile, 17 1/2, température 3802.
26 juillet. — Pas d’expectoration. À la base gauche, quelques râles sous-crépitants, température 3808.
27 juillet. — Râles fins à la base gauche. Gros foyer de râles bulleux dans toute la base droite. Quatre ponctions exploratrices restent blanches. Température 39.
30 juillet. — En arrière gros foyer de congestion pulmonaire à la partie moyenne, au niveau de la cicatrice, et s’étendant à toute la base du poumon. Une ponction exploratrice pratiquée en avant, retire avec peine 2 c.c. de liquide séro-hématique. Tempéralure 3904. |
À la radioscopie, épanchement liquide. Phénomène de Ja Suceussion visible, ondulations de peu d'amplitude.
. 31 juillet. — Abolition des vibrations à la base droite, matité, égophonie et pectoriloquie aphone. A la partie moyenne, râles sous-crépitants fins. Température 400,
. 1er août. — Mêmes symptômes. Température 3906. 8 août. — La radioscopie donne les mêmes symptômes que précédemment.
À la base droite, mêmes symptômes : ponction blanche. Température 3909, 10 août. — Murmure vésiculaire aboli en avant à droite, et remplacé par un souffle tubaire. En arrière, la matité remonte à la pointe de lPomoplate. Température 3904,
12 août. — Ponction exploratrice retirant un peu de sang coagulable.
La radioscopie montre un niveau liquide très net, à ondulatons très perceptbles. Les contours du diaphragme droit sont très visibles. Température 39e.
16 août. — Trois ponctions blanches. Température 3902. 22 août. — En avant, sonorité normale. Vibrations perçues au-dessus de l’épine de l’omoplate, abolies au-dessous. Température 3806. ve
Une ponction retire 100 centimètres cubes de liquide sanglant
Coagulable.
930 août. — Les vibrations ont reparu jusqu’à la base, et lon perçoit des frottements pleuraux. Température 3606.
Le blessé, en très bon état, est suivi jusqu’au 22 septembre,
La température est normale.
O8s. 30 (P. Duvar). — B... Henri. Blessé le 23 juillet à 3 heures du matin. Opéré le même jour à 11 heures du matin. - Diagnostic. — Double plaie pénétrante du thorax droit à la partie moyenne et externe. Double fracture de côte. Traumatopnée. Hémorragie externe. Tension artérielle maxima: 12, minima : 9. |
… Radioscopie. — Gros éclat assez superficiel à la partie antérieuré du thorax. Petit éclat situé en avant de la région hépatique, paraissant assez superficiel.
Opération. —- Thoracotomie réunissant les deux orifices. Large plaie du lobe inférieur droit. On trouve des esquilles costales dans le poumon. Fracture du bord gauche du sternum.
Résection de la plaie et du bord pulmonaire. Suture du pou-
mon après extraction de l'éclat d’obus. Suture de la plaie diaphragmatique. Fermeture du thorax. L'autre éclat d’obus, probablement intra-hépatique, n’est pas recherché.
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Après lopération, la tension artérielle est tombée à 6—4 : une demi-heure après 8—5. Deux heures après 7—5. Dans laprèsmidi, pouls très petit et rapide. Tension artérielle impossible à prendre. Le malade, cyanosé, asphyxique, transpire abondamment. On fait des injections de morphine, d'huile camphrée, de sérum. Le lendemain, Pétat général est meilleur. La tension artérielle est remontée à 11—7 le matin, à 10—7 le soir, Température 3809,
25 juillet. — L'état s'améliore, L’auscultation révèle à droite un souffle amphorique et des bruits métalliques, Respiration abolie, A gauche, respiration normale. Pas d’expectoration ni d’hémoptysie. Température 3808.
26 juillet. — La tension est 15—8. Le pouls est à 92. Le blessé a une petite hémoptysie Température 3808.
28 juillet. — Température 3804 La radioscopie, décèle un épanchement libre, avec grandes oscillations transmises par les mouvements du cœur. L’aire pulmonaire au-dessus est très claire, surtout dans la zone latérale externe. La région hilaire et celle du sommet sont moins claires, Une ponction exploratrice a retiré un liquide sanglant non coagulable, non hémolysé, dont le frottis ne décèle pas de microbes. Mais la culture donne du baäille mobile, sporogenes.
29 juillet. — On constate un peu d’emphysème sous-cutané de là paroi antérieure du thorax, un peu d’emphysème de ‘la base du cou. Température 3806. L’auscultation montre un épanchement remontant en arrière jusqu’au niveau de l’angle de l’omoplate. Mais le pneumothorax semble moins abondant.
2 août. — Emphysème sous-cutané presque entièrement
disparu. Une ponction pratiquée à la partie inférieure de la collection liquide ne retire que 30 centimètres cubes d’un liquide sanglant et légèrement hémolysé.
Dans la région préhépatique existe un petit abcès qu’on évacue et où on retrouve le petit éclat d’obus. Température 3902.
6 août. — La radioscopie montre un épanchement remontant jusqu’au niveau de lPangle de lomoplate, Mais cet épanchement est peu abondant, car plusieurs ponctions exploratrices ne retiss que quelques centimètres cubes de liquide. Température
10 août, — Même image radioscopique, mais les vibrations sont perçues dans toute la hauteur du poumon, on entend des frottements à l’auscultation. Température 3709, :
L’emphysème sous-cutané a complètement disparu à droite. À gauche, il persiste un peu à la base.
16 août. — La respiration s'entend dans toute la hauteur Il y a quelques frottements à la base, Température 3704.
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28 août. — La respiration est normale, les vibrations ont réapparu, 11 n’y à plus de frottements. Mais il existe dans la région hilaire des signes d’adénopathie trachéo-bronchique. Température 3607.
Les jours suivants, la température est normale, jusqu’au 22 septembre, jour où nous quittons le blessé.
OBs. 31 (P. Duvar). — G... Alphonse, .. d'infanterie. Blessé le 24 juillet à 24 heures. Opéré le 25 juillet à 9 heures.
Diagnostic. — Plaie pénétrante du thorax à la face antérieure, au niveau de la 5 côte droite.
Radiographie. — Petit éclat d’obus intra-thoracique, à 9 centi-
mètres de la peau.
Opération. —Excision de lorifice d'entrée. Résection de la cinquième côte, fracturée en avant. Très gros hémothorax. Ablation de l’éclat d’obus qui, après avoir fait une grosse déchirure à la face externe du lobe inférieur, s’est logé dans la plèvre pariétale. Suture des orifices pulmonaires. Fermeture du thorax.
Suiles opératoires. — Le soir, température 3807. Pouls 112. Malade dyspnéique., Paupières et faciès légèrement bouffis. Subic- têre. |
26 juillet. — Dyspnée plus marquée. Subictère. A 17 heures, véritable asphyxie. Il existe autour de la plaie une zone bronzée crépitante qui atteint toute la partie antérieure du thorax à droite.
Pas d’emphysème à la base du cou, mais bouffissure très marquée de la face.
La tension artérielle qui était à 143—7 la veille, à 20—11 le 26 au matin, est montée à 23. ,
- On pense que le malade fait une crise d’œædème aigu du poumon. On pratique une saignée de 600 grammes, après laquelle la tension remonte à 15.
Le blessé meurt deux heures après.
Autopsie. — Plaques bronzées au niveau de la suture cutanée. - En faisant sauter les fils, on tombe sur la paroi musculaire ganorénée, dégageant une odeur putride. |
La plèvre droite contient { htre 1/2 de liquide hématique purulent, des caillots, des fausses membranes. Le poumon est en état de collapsus total. | .
Le poumon gauche présente des lésions, d’emphysème aigu de la face et des bords antérieurs, ainsi qu’une congestion massive de toute la base.
Le liquide de l'hémothorax contient du perfringens, du pneumocoque.et du colibacille.
En somme, mort d'infection aiguë.
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Ors. 32 (Prcor). — D... Marcel. Blessé le 31 juillet à 5 heures. Opéré le même jour à 15 heures.
Diagnostic. — Plaie région dorso-lombaire gauche, au niveau
du neuvième espace intercostal.
Radiqscopie. — Éclat de petit volume accolé contre la paroi à 3 cent. 4 de profondeur.
Opération. — Excision large de Porifice d'entrée. On est conduit sur une plaie pénétrante du thorax. Ouverture large par incision de lespace.Suture d’une plaie de 2 centimètres occupant la face interne du lobe inférieur. Ablation de léclat d’obus qu’on retrouve dans la plèvre qu’on assèche. Attouchement à léther, fermeture complète de la paroi. Suites excellentes. Température le soir, 3806.
4 août. — Petit épanchement de la base gauche, Température 3708. ‘
16 août. — Les vibrations réapparaissent jusqu'à la base du thorax.
27 août. — Vibrations et respiration normales. Tempéra- Cure Mo707. :
30 août. — A la radioscopie, aspect absolument normal du
poumon et des contours diaphragmatiques. Température 3707.
O8s. 33 (P. Duvaz). — G... Albert. Blessé le 1er août, à 19 heures. Opéré le 2 août à 15 heures.
Diagnostic. — Plaie pénétrante du thorax par éclat d’obus, orifice d’entrée dans la fosse sus-épineuse gauche.
Radioscopie. — Le projectile est mobile avec les mouvements respiratoires, 1l est situé à la partie inférieure et postérieure du thorax gauche.
Opération. — Poumon adhérent, décollement du lobe inférieur, projectile vraisemblablement situé au voisinage de laorte thoracique. Il n’est pas extrait. Suture et fermeture.
: Les 3, 4 et 5 août, hémoptysie assez abondante. Température
12 août. — La respiration s’entend dans tout le poumon - gauche, il existe quelques frottements à la base gauche, température 3709.
16 août. — La respiration est normale dans toute la hauteur du poumon gauche. Température 3702, 23 août. — Une deuxième opération est pratiquée, on enlève
un projectile du lobe inférieur à sa partie postérieure. Le poumon est adhérent et saigne abondamment. On laisse deux mèches intrapleurales et lon suture la paroi. Température 3701.
26 août. — On enlève les mèches. Température 38.
29 août. — On constate un peu d'infection de la cicatrice. Température 39.
La température redevient normale le 6 septembre et la cicatrisation se fait rapidement. Le blessé est suivi jusqu'au 21 septembre : il est en très bon état et apyrétique.
OBp. 34 (BARNSBY). — P.. Onésime. Blessé le 2 août à 6 heures. Opéré le même jour à 18 heures.
Diagnostic. — Plaie pénétrante de l'hémothorax droit par éclat
d’obus. Dyspnée.
Radioscopie. — Le projectile, d’une volume d’une fève, semble situé dans un foyer de fracture esquilleuse de côtes. Opération. — Excision de Porifice d’entrée. Esquillectomie.
Plèvre ouverte, le projectile est tombé dans le cul-de-sac pleural, on agrandit l’orifice pleural, on enlève rapidement le projectile sous l'écran, petite plaie superficielle du poumon suturée après ablation d’une esquille costale fichée dans le poumon.
Toilette de la plèvre à Péther, suture de la plaie, suture de la
parôi sans drainage. :
Le malade est évacué deux jours après sur Zuydcoote, en parfait état.
9 août. — Le malade se plaint d’un point de côté violent, siégeant au niveau de la région stomacale., On constate à la base gauche, en arrière, un souffle tubaire net; à la base droite, mur-
mure vésiculaire aboli, mais vibrations nettement perçues.
A la radioscopie, légère diminution de clarté du cul-de-sac droit. Légère accentuation des ombres hilaires.
10 août. — Un petit crachat hémoptoïque; il existe un foyer de râles sous-crépitants à la base gauche, en un point très limité.
13 août. — Une ponction exploratrice à la base droite, reste blanche.
16 août. — A l’auscultation, on constate l'existence dans le
a gauche de deux petits foyers de râles, l'un à la base, autre à la partie moyenne.
Ces signes persistent jusque vers le 25.
30 août. — Disparition des foyers de râles. A la radioscopie, retour à la normale. :
Os. 35 (P. DuvaL). — V... Armand. Blessé le 2 août, à 7 heures du matin. Opéré le 3 à 14 heures.
Diagnostic. — Plaie de lPhémithorax droit, orifice d’entrée, deuxième espace intercostal. Traumatopnée.
Radioscopie. — Petits corps étrangers situés dans la paroi
postérieure du thorax, à 20 millimètres de profondeur.
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Opération. — Résection de la 3€ côte, suture de deux perforaions du lobe supérieur, excision des lèvres de lorifice d’entrée, assèchement de la plèvre (sang de caillots abondants), fermeture totale. Extraction des éclats d’obus dans la paroi postérieure.
Tension, une heure et demie après Popération : 10 1/2. Tem:pérature 390.
4 août. — Bon état général. Température 3909.
5 août. — Tout à fait à la base droite matité. Vibrations diminuées, non abolies. Silence respiratoire en avant; à la partie supérieure en arrière, tympanisme.
Emphysème sous-cutané autour de la suture.
A la radioscopie, pneumothorax droit. Poumon rétracté au hile. Température 3905.
10 août. — Sonorité normale à droite, vibrations conservées, le murmure vésiculaire est très affaibli. Il existe quelques frottements à la base et au sommet. Température 3704.
À la radioscopie, aspect moutonné du champ pulmonaire droit, légère accentuation des ombres hilaires, base pulmonaire claire, plus de pneumothorax.
15 août, — Respiration affaiblie à droite, «mais murnræe vésiculaire perçu. Température 3706.
27 août. — Respiration normale dans toute la hauteur du
poumon. Température 3705.
À la radioscopie, plus d'aspect moutonné, disparition de l’accentuation des ombres hilaires, fonctionnement normal du diaphragme, =
O8s. 36 (P. Duvar). — D... Armand. Blessé le 5 août, à 18 heures. Opéré le 6 août, à 8 h. 1/2.
Diagnostic. — Plaie pénétrante de l’hémithorax gauche à la partie supérieure. ,
Radioscopie. — Eclat immobile, intrathoracique, à 10 centimètres de profondeur. Base gauche obscure.
Opération. — Résection costale. On trouve un séton pulmonaire à la partie postérieure duquel est situé l'éclat.
On extrait celui-ci. Ramonage du trajet, suture des deux plaies pulmonaires, toilette de la plèvre à Péther et fermeture totale. Le soir, température 3892.
8 août. — Un crachat sanglant ; les vibrations thoraciques sont abolies dans toute la hauteur du poumon gauche, avee diminution du murmure vésiculaire.
Au niveau de la fosse sous-épineuse, sonorité amphorique, signe du sou, Température 3807.
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9 août. — Expectoration abondante, muqueuse, légèrement sanglante.
10 août. — Même expectoration. On constate du tintement métallique. ;
La radioscopie révèle de Pobscurité sans niveau de liquide visible. Le poumon, au tiers supérieur, est rétracté vers le hile.. Le cœur n’est pas déplacé. Le champ pulmonaire droit ne présente rien d’anormal, Température 3965.
11 août. — Frottements pleuraux dans tout le poumon droit, avec abolition des vibrations et du murmure vésiculaire tout à fait à la base. La ponction exploratrice ramène un peu de liquide citrin, avec coagulum spontané, contenant de nombreux polynucléaires, des mononucléaires, des Iymphocytes et de nombreuses cellules endothéliales. Pas de microbes sur lame. La culture reste négative. Température 3905.
12 août. — Du côté gauche, signes d’épanchement persistants, La ponction exploratrice ramène un liquide sanglant avec un petit coagulum, mais ne coagulant pas en masse. La culture est négative.
À droite, il persiste des frottements; la ponction ne retire que quelques gouttes de liquide sérofibrineux. Température 3804,
13 août. — A la radioscopie, obscurité du tiers inférieur du poumon gauche. On perçoit un niveau liquide à la 7€ côte. Rien à signaler à droite.
15 août. — Mêmes signes physiques. Frottements à droite et épanchement à gauche, dont on évacue 500 grammes. Température 3708.
21 août. — A la base droite, frottements pleuraux. A la base gauche, abolition des vibrations. Température 3709. 25 août. — Nouvelle évacuation de 250 centimètres cubes
de liquide à gauche. Température 3704.
28 août, — Plus de frottements à droite. À gauche, les vibrations sont perçues jusqu’à la base. Température 3696.
29 août. —Pas de pneumothorax, ni de niveau liquide. Contours du diaphragme nets. ee
Le champ pulmonaire est légèrement diminué de clarté dans son ensemble, avec quelques bandes d’épaississements. Température 3607. à
O8s. 37 (P. Duvar). — P.… Alphonse. Blessé le 8 août à 17 h. 50. Opéré le même jour à 21 heures.
Diagnostic. — Plaie pénétrante de l'hémithorax droit par éclat d’obus.
Radioscopie. — Kclat mobile avec les mouvements respiratoires. Diminution de la clarté plumonaire autour du projectile. Le cul-de-sac diaphragmatique est également plus foncé.
Opération. — Projectile situé sur le lobe inférieur droit, au milieu» d’un gros hématome. Voie d’abord par lorifice d’entrée, où existe une fracture de côte qu’on résèque-en parte. Extraction de léclat d’obus. Suture des orifices pulmonaires. Assèchement de la plèvre, fermeture complète du thorax.
9 août. — Tension 16. Température 389%.
10 août. — A la base droite, abolition des vibrations, et
matité surmontée d’une zone de tympanisme. A lauscultation, silence respiratoire et quelques frottements au-dessus. Température 3809, Ë
13 août. — A la radioscopie, niveau de liquide remontant assez haut, à ondulations modérées. Opacité des deux tiers inférieurs du champ pulmonaire. Contours du diaphragme droit invisibles. Pas de déplacement du cœur. Température 3804.
14 août. — Ponction ramenant 200 centimètres cubes de liquide sanglant qui donne du perfringens à la culture. Tempé. rature 380.
17 août. — Température 395, En avant, sonorité normale, avec vibrations et murmure vésiculaire nettement perçus. A la base droite, abolition du murmure vésiculaire, des vibrations et souffle-pleurétique. A la radioscopie, le liquide semble s'étendre à tout le champ pulmonaire droit. Thoracotomie et mise en place de deux tubes de Carrel.
21 août. — Après quatre jours d'irrigation pleurale au Dakin, on enlève les tubes. Température 3802.
22 août, — Vibrations perçues jusqu’à la base. Respiration
diminuée. Quelques frottements à la partie moyenne. Température 3805. : :
24 août. — Une ponction latérale évacue 250 grammes de liquide sanglant. Température 39. :
26 août. — Deux ponctions exploratrices restent blanches.
Température 3901.
27 août. — Abolition des vibrations à la base droite. Une ponction retire 100 grammes de liquide sanglant.
30 août. — Souffle pleurétique dans toute la hauteur du poumon droit et jpetit foyer de râles fins à la base gauche. Ponetion exploratrice négative. Température 39,
1 septembre. — Vibrations perçues dans toute la hauteur. Ponction exploratrice blanche.
Persistance du foyer de râles fins à gauche. Température 3806.
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ph.
3 septembre. — Au niveau de la cicatrice inférieure, ouverture d’une petite collection purulente venant vraisemblablement de la cavité pleurale. Température 3806.
Les Jours suivants, la température oscille. de 37°8 à 3802. Le blessé est suivi jusqu’au 22 août.
Os. 38 (BarnsBy). — H.. Blessé le 16 août, à 7 h. 30. Opéré le même jour à 10 heures.
Diagnostic. — Plaie pénétrante sur la ligne axillaire, au-dessous du creux de laisselle droite.
Radioscopie. — Très gros projectile dans le thorax droit, à
trois travers de doigt, en dedans et un peu au-dessous du mamelon. Eclat nettement mobile, intrapulmonaire. Hémothorax.
Opération. — Thoracotomie latérale droite, 4 côte. Incision prolongée jusqu’à Porifice d'entrée. Excision du trajet. Esquilleetomie costale. Résection de la 4° côte sur 10 centimètres. Ablation d’un très volumineux projectile inclus dans le paren-chyme pulmonaire de la face postérieure.
Toilette du foyer d’où on retire de gros débris vestimentaires Suture du poumon. Fermeture de la paroi.
Suites opératoires. — Le 17, la température monte à 40, le soir et reste élevée les jours suivants.
Pendant treize jours, la température reste à 39° — 40p,
L’auscultation révèle dans le poumon blessé et de l’autre côté des foyers successifs de broncho-pneumonie, puis, vers le 22, apparition d’un épanchement pleural antérieur qui est ponctionné à diverses reprises sans qu’on retire jamais plus de 200 grammes de liquide citrin, laissant déposer une très petite quanüité de pus. L'examen bactériologique y révèle des colibacilles, des entérocoques, mais pas d'anaérobies.
L’expectoration devient fétide à partir du 25.
Le 30, l'examen y révèle toute la flore anaérobie et gangréneuse.
Le 3 septembre, le Dr Picot pratique une double résection costale en arrière, au niveau d’un point où la ponction exploratrice révèle lPexistence dans le poumon d’une collection à odeur putride. Le poumon est adhérent, on Pincise, et on tombe sur une caverne gangréneuse, de la grosseur d’une grosse noix qui est vidée, largement ouverte et pansée à lhuile goménolée.
On y retrouve des débris vestimentaires. Fe
Malgré cette intervention, le blessé meurt le 6 au matin.
Autopsie. — Du côté gauche, épanchement d’un litre et fausses membranes. j
Du côté droit, peu de liquide purulent. Les plèvres pariétales et viscérales sont recouvertes d’une couche purulente épaisse
mr
Foyer gangréneux dans le lobe inférieur droit. Le lobe moyen présente des lésions d’hépatisation grise ainsi que le lobe supérieur. Seule, la partie toute supérieure du poumon semble encore perméable à Pair.
Le poumon gauche présente également une hépatisation totale du lobe inférieur, et quelques petits foyers d’hépatisation du lobe supérieur. Pas d’adhérences péricardiques. -
Le frottis des foyers du poumon gauche montre de nombreux bâtonnets sporulés et non sporulés. D —-