ON
b) Du côté pulmonaire on note une toux pleurale franche, de la dyspnée, puis de la matité avec souffle supérieur. Une poneton aspiratrice est faite six jours après l'intervention qui ramène 100 centimètres cubes de liquide sanglant et louche dont l’examen ne peut être fait dans notre installation précaire. Une seconde ponction est faite trois jours après qui donne issue à un liquide plus nettement purulent, à telle enseigne que nous pensons un instant à réouvrir la plaie postérieure pour y introduire un drain. Une dernière ponction est faite trois jours plus tard : elle est pres-. que blanche, et la tcempérature, retombée à la normale, permet l'évacuation le 17e jour après l'intervention.
Le 20 juin 1916, on nous écrivait au sujet de ce blessé : «Il est à Paris depuis plus de six semaines, époque à laquelle nous avons pu facilement l’évacuer de V'H. O. E. : il y achève son complet rétablissement. »
Ogs. 21 (VieLLe)).
Eclatement partiel du lobe inférieur du poumon droit par éclat d'obus. Suture., Guérison.
C... L., ed infanterie. Blessé le 8 avril 1916, à 17 heures. Opéré le même jour, à 23 heures.
Examen clinique. — Orifice d'entrée à un travers de doigt audessous du mamelon droit: pas d’orifice de sortie. État général grave : aspect des grandes hémorragies, pouls franchement mauvais. Orthopnée. Signes absolus de Ihémo-pneumothorax abondant et croissant.
Examen radioscopique. — Vérification de lhémo-pneumothorax. Localisation du projectile sous la peau dé la région thoraco-abdominale postérieure droite, sur la ligne axillaire postérieure.
Opération. — Huile éthéro-camphrée strychninée. Réchauffement sous des couvertures dans la baraque opératoire pendant les préparatifs de l’intervention. Anesthésie au chloroforme.
Opérateur : VIELLE. Aide : Roy.
Incision circonscrivant Porifice d’entrée réséqué et suivant la côte correspondante. Résection de la côte fracturée et esquilleuse : résection de la côte inférieure également fracturée. Élargissement de la brèche pleurale traumatique donnant jour sur un hémothorax abondant, rapidement évacué par le décubitus latéral droit temporaire. Le bord inférieur du poumon droit est attiré au dehors par des pinces en cœur, sur une hauteur de trois travers de doigt et sur une étendue d’une largeur de main, la languette pulmonaire costo-diaphragmatique droite est littéralement éclatée, crachant ei vaporisant du sang. L’hémorragie est facilement jugulée par les deux mains de Paide exerçant une
compression directe au-dessus de la lésion du poumon en parte extérioriséa. Résection rapide aux ciseaux de tous les lambeaux pendants du tissu pulmonaire. Suture du poumon par un surjet passé à Paiguille de Deschamps en tissu sain immédiatement audessous des doigts de laide. Enfouissement incomplet en bourse par l’union.des deux chefs du surjet. Détersion de la cavité pleurale à la compresse. Suture de la plèvre et des plans: musculocutanés. Ablation facile du projectile et de sa gangue vestimentaire par voie postérieure, et mise en place d’un tube de Carrel dans lequel des instllations de Dakin seront faites toutes les 2 heures.
Grand pansement thoracique serré. Sérum sous-cutané. Huile camphrée toutes les 3 heures.
Evolution. — Au réveil, sensation de mieux être avec, cependant, dyspnée marquée et certain état d'angoisse.
Deux jours après l'intervention, la dyspnée ne cessant pas et après la constatation d’une franche matité de la base droïte, une aspiration au Potain est faite après ponction exploratrice : elle ne retire qu’une vingtaine de centimètres cubes de sang.
Huit jours après l’intervention, dyspnée violente avec point de côté. Ponction blanche. A Pauseultation perception d’un souffle pneumonique au niveau du hile droit; le blessé expectore. Dans les jours qui suivent, quelques crachats hématiques, puis purulents. Médication tonique banale. La plaie postérieure est débarrassée de son drain de Carrel le 10€ jour et pansée à plat. Les phénomènes pulmonaires s’amendent vite et la température normale est atteinte le 16€ Jour. Evacuation en parfait état 17 jours après l'intervention.
Les dernières nouvelles de-ce blessé datent du 20 juin 1916. «€... est complètement guéri et respire à pleins poumons Pair des côtes de Bretagne. »
OBs. 22 (RAVARY).
Plaie pénétrante de poitrine (lobe moyen droit).
M... Jean, .… bataillon de chasseurs, 7€ Cie.
Blessé le 23 avril, à 1 heure, par éclat d’obus. Entré à Pambubüulance 1/85 le 23 avril, à 7 heures. Opéré le même jour, à 9 heures.
Plaie par éclatement d’obus siégeant au niveau de la masse sacrolombaire gauche, à direction oblique à droite et en haut. On constate une fracture des 6€ et 7e côtes droites, hémoptysie, dyspnée et à lauscultation le poumon droit ne respire pas.
Examen radioscopique. — Obscurité de lhémithorax droit, quelques ombres au niveau des fractures de côtes paraissent des esquilles dans le poumon.
Intervention. — Opérateur : RaAvary. Aide: ViGNEs. Anesthésie par léther-Ombrédanne : Berthelot.
LR —-
Longue incision transversale et oblique suivant le trajet du projectile, et ouvrant largement le foyer de fracture des 6e et 7e côtes droites. Régularisation par résection sous-périostée des fractures de côtes, extraction du projectile, qui a ouvert la plevre pariétale et est à demi engagé dans sa cavité ; pneumothorax total et gros épanchement sanguin dans la plèvre qui est épongée et nettoyée.
Le poumon, complètement rétracté, est attiré dans la plaie, et on découvre une déchirure au niveau du lobe moyen, produite par une esquille qui est engagée dans le parenchyme. Extraction et suture en bourse de la déchirure pulmonaire, avec un catgut dont les deux chefs assez longs servent à fixer à la plèvre pariétale la partie lésée du poumon, et à fermer la plèvre par un surjet en haut et en bas.
Suture de la peau et des muscles en un seul plan par trois fils de bronze et quelques crins, sauf aux deux extrémités où on laisse une mèche de drainage.
Suites opératoires bonnes. Dès le lendemain, le blessé est tranquille, ne souffre pas et n’a plus de dyspnée. Température au voisinage de 38, se maintient entre 38° et 3% pendant huit
Jours (probablement due à la résorption de Phémostase).
Actuellement, le blessé, complètement cicatrisé, est en excellent état (23 mai 1917).
Os. 23. (RAVARY).
Plaie par éclat d’obus siégeant au milieu de la ligne médiane postérieure, fracture d’une apophyse épineuse (5° dorsale) et frac- Lure des 49, 5€ et 6€ côtes gauches.
B.. Charles, …… bataillon chasseurs, classe 1899. Blessé le 29 avril 1917, à 23 heures. Entré à lPambulance le 30 avril, à 3 heures du matin. Opéré à 3 h. 30.
Examen radioscopique montre un éclat d’obus de la grosseur d’une petite noix, dans le poumon gauche.
Intervention. — Opérateur : Ravary. Aide : FRANÇOIS. Anesthésie (Ombrédanne) ; Lemarchal, pharmacien.
Incision oblique ouvrant tout le trajet. Résection sous-périostée des 42, 5e et 6e côtes, sur 2 et 3 centimètres de longueur. Ineision de la plèvre pariétale pour y passer les deux index qui vont, dans la profondeur, rechercher le poumon rétracté, reconnaitre la plaie et l’amarrer avec deux pinces. Le poumon attiré à l’extérieur est exploré avec l'index gauche qui y sent à 5 centimètres de profondeur un éclat qui est aussitôt extrait avec une pince longuette. ;
Suture en bourse de lPorifice pulmonaire. Les deux chefs de cette suture ferment l'incision pleurale par quelques points en surjet.