PRÉFACE
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Ce travail ne peut être ce que nous aurions désiré qu'il fût : le séjour prolongé aux armées, l'éloignement des bibliothèques, la difficulté de correspondre et encore plus de causer avec ceux qui pouvaient nous faire part des résultats de leur expérience, nous obligent à des omissions et en diminuent l'intérét.
Cependant, s’il a les défauts d'un travail de guerre, il a peut-être, du moins, l'avantage de traiter de choses vues et entendues auprès de ceux qui nous en ont donné l’idée, chez ceux qui nous en ont fourni les éléments essentiels, dans notre pratique journalière de l’ambulance où nous arrivent directement, des lignes, les blessés.
Pendant les deux années passées dans la troupe, nous avions eu l’occasion de voir des blessés du poumon, et s'il ne nous était pas permis de suivre les étapes de leur blessure, nous avions souvent pensé au traitement qu'elle comportait, tout rempli du souvenir du traitement des plaies thoraciques d’'avant-guerre, de l’abstention qui en était le mot d'ordre.
Nous avions lu avec un intérêt passionné les premières communications de notre maître Pierre Duval, sur le traitement de ces plaies qu’il assimilait aux autres blessures de guerre, que tout le monde s'accorde à traiter par l'épluchage après extraction du projectile.
Le souvenir des quelques blessés vus par nous à l’intérieur, inaptes à lout service parce qu'ayant toujours un projectile dans le poumon, les complications survenues tardivement autour de ces projectiles, nous prédisposaient à accuerllir avec le plus vif intérêt les idées nouvelles, qui parurent d’abord un