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peu révolutionnaires, les premières discussions de la Société de chirurgie en font for.
Bientôt après, une équipe chirurgicale nous ayant été confiée, nous eûmes la vraie chance d’être dans le voisinage immédiat de P. Duval, de Barnsby, de Lefèvre, et de voir leurs opérés : le premier d'entre eux, que nous eûmes l'honneur d’avoir pour maître avant la guerre, sut bien vite nous communiquer s4 foi absolue en la méthode nouvelle, en sa méthode peut-on dire, el tout de suite, puisque la thèse nous était permise sans renoncer à l’internat, nous décidämes de choisir ce sujet. +.
Qu'il nous soit permis ici d'exprimer à notre maitre, avec notre respectueuse affection, le témoignage de notre profonde gratitude pour son enseignement et pour l'extrême bienveillance avec laquelle il accueille toujours ses élèves. és
Nous remercions aussi bien vivement son collaborateur le Docteur Vaucher, MM. Barnsby et Lefèvre qui nous ont montré leurs blessés et communiqué leurs observations. Nous ne saurions oublier dans notre gratitude nos maitres MM. Macaigne, Ombrédanne et Pierre Descomps qui, depuis que nous
avons l'honneur d’être leur élève, ne nous ont ménagé ni les
précieux conseils, ni les marques de leur bienveillante sympathie.
Qu'il nous soit enfin permis, après ces trois années de guerre, où comme tant d’autres nous avons été cruellement éprouvés dans nos affections, d'affirmer notre confiance inébranlable dans la victoire de la France, et notre ardent espoir de voir bientôt rattachée à notre chère patrie, cette Alsace-Lorraine d'où sont issus tant de nos dieux et de nos proches.
En terminant ces quelques lignes, nous remercions bien vivement notre imprimeur, M. Kapp, un Alsacien, lui aussi, el un ami de toujours, pour la rapidité et le soin qu’il a apportés à l'impression de notre thèse. |
MARNE mit LU 7 Jullet-Novembre 1917.
DES PROJECTILES INTRAPULMONAIRES
La pratique de la chirurgie de guerre a mis tous les auteurs d'accord sur ce point : il faut éplucher les plaies de guerre, exciser autant que possible les tissus mortifiés et extraire les corps étrangers dont la présence est, à plus ou moins brève échéance, le point de départ d’accidents redoutables.
L'étude de l'anatomie pathologique des plaies pulmonaires nous montrera qu’elles sont en tous points comparables aux plaies des parties molles. Les nombreuses complications immédiates et tardives dues à la rétention du projectile achèveront de rendre complète la comparaison avec les autres plaies, les plaies articulaires en particulier où le danger, comme pour la plèvre, réside dans l'infection de la séreuse. Dès lors, le traitement chirurgical des plaies par projectiles du poumon paraît devoir être identique à celui des autres plaies. Les dangers qui faisaient objection à la thoracotomie peuvent-ils empêcher cet acte opératoire logique ? C’est ce que nous nous proposons d'étudier à la fin de ce travail.