‹ L'extrême OrientChapitre 116 sur 132 · Ai en japonais se prononce comme ail, dans : éventail · texte numérisé non relu

Ai en japonais se prononce comme ail, dans : éventail

U comme ou diphtongue, dans : lourd.

Ei comme eil, dans : orteil,

L’w surmonté du J (A) est bref et ne se fait pas sentir.

Samurai se prononce donc samourail, Asa küsa : Asak-sa.

G et s sont toujours durs ; sh se prononce ch, Shogun : Cliogun, et in se dit inn.

Son ensemble est parfaitement délimité, du moins si l’on y comprend encore l’ile de Sakhalin que la Russie a prise en 1875 en échange des Kouriles : « Sans tenir compte des inégalités de détail, on reconnaît que l’île de Saklialin est la partie septentrionale d’une longue saillie de terres qui se continue par l’île de Yéso, par une

moitié de Hondo et par les îles et les îlots qui vont rejoindre l’arcliipel des Ogasawara ou Bonin. Sur cet axe presque parallèle au méridien, qui se prolonge en droite ligne sur un développement d’environ 3,000 kilomètres, vient se souder au nord-est la courbe doucement infléchie des Kouriles, rattachant le foyer volcanique du Kamtchatka à celui de Yéso. Mais on sait que dans l’Asie orientale toutes les terres, aussi bien les rangées d’îles que les rivages du continent, affectent uniformément cette disposition curviligne. Hondo, l’île principale du Japon, décrit une courbe, tournant, comme l’arc de cercle des Kouriles, sa convexité vers la haute mer, et se dirigeant au sud-ouest vers

l’archipel terminal de la Corée. Au sud de la grande terre du Japon, les divers groupes

d’îles auxquels on a donné le nom général de Riukin (Liou Kieou) sont aussi disposés en forme d’arc de cercle entre Kiusiu et Formose. Ainsi le Japon se compose dans son entier d’un axe méridien et de trois courbes qui se succèdent du nord-est au sud-ouest. La région méridionale de l'île Yéso, autour de la baie des Volcans, le massif des montagnes de Nikko dans la grande île, et le groupe central des hauteurs de Kiusiu sont les nœuds de croisement de ces diverses lignes, et c’est précisément à ces points de rencontre que se trouvent les foyers volcaniques les plus actifs de l’archipel. Les trois courbes des Kouriles, de Hondo, des Riukiu, forment les berges des plus profonds abîmes connus de l’Océan; mais, à l’ouest, elles ne sont séparées de la terre ferme que par des érosions superficielles du sol. Par Sakhalin, le Japon touche, pour ainsi dire, au continent ; par Kiusiu et l’île intermédiaire de Tsou-Sima, il se rapproche de la Corée sans que la sonde descende à plus de 100 à 120 mètres dans le chenal. Seulement, entre la manche de Tartarie et les deux détroits de Tsou-Sima, la mer du Japon se creuse en une profonde cavité, et non loin du cap Kozakov, au nord-est de la Corée, on a trouvé des gouffres de 2,690 mètres ; vers le milieu du bassin, les profondeurs sont probablement plus considérables encore1. »

Si le lecteur a lentement suivi ce savant exposé en s’aidant, bien entendu, de la carte, il saura tout ce qu’il faut savoir de ce qu’on peut appeler la géographie extérieure du pays du Soleil Levant. Quant à la géographie proprement dite, elle est plus compliquée, car la nomenclature des 3,850 îles ou îlots que dénombrent les géographes japonais demanderait des chapitres. Encore n’y fait-on figurer que les îlots d’une certaine étendue. Comprenant les rochers et toutes les pointes émergeant de la mer, ce chiffre devrait être majoré. II va de soi, d’ailleurs, que nous nous occuperons seulement ici du Japon proprement dit.

Il se compose de quatre grandes îles : Yéso, Hondo, Sikok et Kiusiu, dont la principale, Hondo, est appelée Nippon, du nom du groupe entier. « Nippon , dit la Nouvelle Géographie universelle, c’est la dénomination de Soleil Levant qu’a value au Japon sa position à l’est de l’empire chinois et de tout l’ancien monde. D’après l’usage constant

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