TOM
Công vu. — Lcri nghi djnh ngày cho bây tôa hlnh lai Nam-kÿ mô* hôi xîr trong kÿ ba thâng dâu nam 1886. — Lcri nghj djnh phàn câc ông di làm dâu cùng câc ông lànl lhAm .In Irong bày 15a hinh i\am-kÿ. — L5*i nghi chuàn 5 dông b;ic ctru giup cho Lê-vân-Chânh. — Càp bàng, thâng chirc, dôi chù, cbo nghi. — Tiôp theo giày kiôl nhân bôi dông Quàn bal nhôm, ugày 30 novembre 1885.
Ngoài công vu. — Sô câc bôi thàm Bûn-quàc (16a hlnh nàm 1886). — Câc lîri dan bào cùng câc lcri rao. — Công viêc câc làu dô dàng sông Nam-kÿ. — II<5a bang cho* lcri Chy-ld*n. — Giâ ggto.
CÔNG VU
Le Général de brigade, Gouverneur p. i. de la Cochinchine française, Commandeur de la Légion d’honneur,
VI cbi du ngày 25 mai 1881, nôi vé su* làp pbép xir doân tai Nam-kÿ lai ; Vî dieu 21 trong clii dy ày ; #
Y lheo lcri quan Chu*cfng lÿ tam tôa tô bày,
Bâ cd bàn cùng tùa bôi nghi lu*.
Nghi b|nh :
Khoàn thir nhirt. — Bày tôa hinh tai Nam-kÿ së mà h^i xù* trong ky ha thâng dâu nâm 1886, nhir sau nây Tai My-.tho, 'ngày 25 janvier 1886 Tai Bon-tre, ngày 22 février 1886 ;
Tai Vinh-Iong, ngày mông 1 mars 1886 :
Tai Châu-dôc, ngày mông 8 mars 1886 ;
Tai Sôc-trâng, ngày 15 mars 1886 ,
Tai Saigon, ngày 15 mars 1886 ,
Tai Binh-hôa, ngày 22 mars 1886.
Khoàn thü' 2. - ’Quan Chiràng lÿ lo cho lài nghi nây thi h:»uh, sê dem vào Gia dinh công vân cùng sàch diéu nghi Quàn hat. Làm tai Saigon, ngày mông 8 janvier 1886.
D , r BÉGIN
Par le Gouverneur :
Le Procureur général,
A. Bert.
Vi lài nghi quan Khâm mang, ngày mông 7 janvier 1886, y theo lài quan Chiràng lÿ tô bày,
Cù- câc ông di lim dâu, câc ông di làm thàm ân tai bày tôa binh Nam-kÿ, vé hôi xir trong kÿ ba thâng dâu uàm 1886, là : Tai My-tho . •
Ông Thiébaud, là nghi sy tôa kèu ân, làm dâu ;
Oucbard, là chânh thàm ân, làm thàm ân ;
Vennemani, là quiên phô tham ân, idem. .
Tai Bën-tre
Ông Ducos, là nghj sy tôa kèu ân, làm dâu ,
Léchelle, là chânh thàm ân, làm thàm ân Libersalle, là phy thàm. idem.
Tai Vinh-long
Ông Ducos, là nghj s y tôa kèu ân, làm dâu ,
Durazzo, là chânh thàm ân, làm thàm ân ,
Des Hameaux, là quién phô thàm ân, idem.
' Tai Chtîu-âÔc
Ông Ducos, là nghi sir tôa kèu ân, làm dâu ,
Lipmann, là chânh thàm ân, làm thàm ân ;
Michel, là quién phô thàm ân, idem
Tai Sôc-trâng .
Ông Poymiro, là nghi sir tôa kèu ân, làm dâu .
! Darracq, là chânh thàm ân, làm thàm ân ,
Azénor, là phô thàm ân, idem.
■ Tai Saigon
Ông Le .lemble, là phô dông lÿ tai tôa kêu ân, làm dâu . Delpit, là nghj s y* tôa kèu ân, làm thàm ân ,
Portret, là quién thinh nghj, idem .
Tai Bbih-hda :
Ông Thiébaud, là nghj sy tai tôa kèu ân, làm dâu ;
Boyer, là quiép chânh thàm ân, làm thàm ân ,
Gemain, là quién phô thàm ân, i&m.
Cûng vi lài ngln nây, chuàn cho ông Michel và ông Gemain lành làm tham ân tai tôa hinh Binh-hôa cùng Châu-dôc, mà dâng chuàn mien vé lç tuôi tâc
Le Général de brigade, Gouverneur p. i. de la Cochinchine française, Commandeur de la Légion d’honneur,
VI c6 giày quan tham bien Chy-lifri gôi ngày 22 décembre 1885, n<5i vé sir Lê-vân-Cbânh, là chirc viôc nhô lai tham bien, phâi bi hôa hoan hél cùa cài ;
Y lheo lîri quan Thiryng thcr lô bày,
Nghi d;nh :
Khoàn thir nhirt. — Chuàn 5 dông bac ciru giup cbo Lc-vân- Chânh.
La régie directe a été substituée, eu 1881, à l’ancienne ferme pour le commerce et la manipulation de la fameuse drogue. C’est un monopole enlevé aux Chinois. Veut-on quelques détails sur cette manipulation ?
1. Les Chinois sont à peu -près seuls à jouer sur cette originale loterie.
Labouillerie est installée à Saigon et fabrique d’après les procédés cantonnais. Elle reçoit de l’Inde les caisses d’opium renfermant chacune 40 boules de 940 grammes, assez pareilles à des fromages de Hollande.
Le taël d’opium, soit 37 grammes 55, revient à 2 fr. 50. On le revend 9 francs avec un bénéfice de 6 fr. 50 ou de 5 francs net, défalcation faite des frais généraux, ce On a calculé qu'un kilogramme d’opium, qui coûte 20 francs au gouvernement anglais, est revendu aux consommateurs 245 francs h »
La caisse de réserve a été fondée en vue des années mauvaises en récoltes de riz. De plus compétents que nous trouveront peut-être qu'on agit peu sagement en l’appauvrissant comme on le fait.
Passons maintenant aux dépenses. La Cochincliine reçoit de la métropole ou, pour parler plus justement, coûte à la métropole quatre millions environ par an. La majeure partie de cette somme est employée par la France au payement de fonctionnaires spéciaux, des dépenses militaires (personnel, frais de voyages, vivres, hôpitaux) et du matériel hospitalier ou militaire. Le Tonkin enfin en prend un sixième.
En atténuation de cette somme, la colonie verse au Trésor une subvention de 2 millions, et, malgré l’écart exista»^ entre ce qu’elle contraint la mère patrie à dépenser et cette subvention, — écart qui, d’ailleurs, diminue chaque année, — on peut dire qu elle ne coûte rien cl la France. Sans compter, en effet, qu’elle paye les dépenses de la justice, celle des troupes indigènes et tant d’autres que l’État supporte dans ses autres établissements, elle fait rentrer la France dans ses débours, même bien au delà, par tout ce qu’elle lui rapporte, par les débouchés qu’elle commence à procurer à son commerce, à son industrie, à sa marine, par le mouvement d’argent qu’elle crée ! Même, on peut trouver injuste ce versement de 2 millions auquel elle est condamnée : cette somme pèse peu dans le budget de la métropole et permettrait à la Cochincliine de décupler ses produits par une série de travaux, tels que ports, chemins de fer et routes. Les Anglais exigent moins de leurs possessions.
« On peut affirmer, dit Stuart Mill, que dans l'état actuel du monde, la fondation des colonies est la meilleure affaire dans laquelle ou puisse engager les capitaux d’un vieux et riche q>ays. »
Nous donnons ci-contre le budget des dépenses (ce sont les chiffres de 1886, ainsi que nous l’avons fait pour les recettes).
En dehors du budget colonial, les arrondissements ont un budget spécial, géré par les conseils d’arrondissement.
Pour les 21 arrondissements, il s'élevait en 1886 à 612,035 piastres 94 cents. Les recettes sont fournies par l'impôt personnel régional, les centièmes additionnels, les prestations, le produit des droits affermés, les subventions diverses, les contingents volontaires des communes, le reliquat enfin des exercices précédents. Ces 612,035
1. Il est interdit aux fumeries d’opium, sous peine d’amende, de recevoir des femmes ou des enfants.
piastres sont employées dans les dépenses suivantes : voirie et travaux divers, instruction publique, service postal, personnel de caisse et de comptabilité, entretien des propriétés et immeubles, dépenses diverses et d’utilité publique spéciales à l’arrondissement.
Après les finances, l’industrie, l’agriculture et le commerce rapidement passés en revue nous permettront d’estimer la valeur de la Cochincliine, — valeur actuelle et valeur future.
La première de ces trois brancbes de la fortune publique, l'industrie, végète actuellement à l'état absolument embryonnaire.
L'industrie indigène, elle, n’existe pas, en tant que servant à notre exportation, et nous n’utilisons ni la facilité avec laquelle l’Annamite sous la direction de nos contremaîtres devient excellent ouvrier, ni le bas prix de la main-d’œuvre.
Le Cochihchinois est un des premiers pêcheurs du monde, mais les pêcheries sont d’un maigre rapport pour la colonie. Il fabrique son nuoc-mam et son eau-de-vie de riz. L'un et l’autre produit sont inacceptables pour l’Européen, et d’ailleurs inexportables. Nous aurions pu, nous Français, fabriquer en grand de l’alcool de riz pour l’Europe, si les capitaux n’avaient manqué et aussi la patience, car cette industrie et le transport de l’alcool jusqu’à Marseille sont compliqués par des difficultés d’ordre matériel. Il est du moins certain que la fortune récompensera vite le capitaliste et l’inventeur appelés à résoudre les problèmes techniques qui jusqu’ici ont arrêté les premières tentatives.
L’industrie sucrière est dans l’enfance et ne fournit rien pour l’exportation. Là encore, la fortune est au bout d’efforts intelligents et persévérants, appuyés sur des capitaux.
Les forêts commencent à peine à produire.
La colonie fabrique ses briques, sa poterie commune, ses tuiles, sa faïence, et se suffit. Au point de vue métallurgique, elle est tributaire de la métropole. Quant à la soie, elle attend, comme datas toute l’Indo-Chine, des perfectionnements, dont la possibilité est prouvée, tant au point de vue de l’élève, de la nourriture et du croisement des vers qu’à celui de l’emploi des cocons et des opérations subséquentes.
Les nattes et les peaux sont les principaux articles d’exportation industrielle.
Somme toute, on le voit, l’industrie est nulle ou à peu près, et toutes les industries à créer relèvent de la production agricole.
Celle-ci est soumise au régime de la petite culture, la propriété étant des plus morcelées. Les terres ont acquis depuis notre occupation et à cause surtout de notre respect de la propriété privée, resjiect qui nous a concilié les Annamites, une plusvalue relativement énorme, en même temps que par des mesures libérales, destinées à être encore étendues, nous combattions la grande plaie sociale de la Cochincliine : la misère des nombreux cultivateurs de rizières qui s’endettent pour cultiver et vivre, mais ne récoltent pas assez pour se libérer.
Pour réaliser des progrès agricoles, avec cette prédominance de la petite culture, des capitaux sont donc nécessaires, comme sur tous les autres terrains; il faut le
L’INDO-CHINE
répéter, le rabâcher même, afin de convaincre les capitalistes métropolitains si empêchés aujourd’hui de retirer de leur argent un intérêt raisonnable. Avec des fonds et des études sur place, ils feraient de merveilleuses affaires en créant des plantations de manioc, de canne à sucre, de cotonnier, d’indigo 1, de caféiers, pour ne pas parler de l’herbe de Para (si nécessaire pour que la colonie ait le fourrage sec qui lui manque), de la jute, de l’ortie de Chine, etc. Les essais faits, le Jardin Botanique et la ferme expérimentale des Mares peuvent éviter les tâtonnements et les déboires en indiquant les genres de terrain favorables à chaque culture et les engrais: il ne manque, encore un coup, que des bonnes volontés dûment commanditées, à la mode anglo-allemande-américaine. Rien qu’à améliorer la culture indigène dans les villages dont on achèterait les produits après avoir introduit irrigation, assolement, drainage, amendement, engrais et outillage perfectionné, on s’assurerait d’honnêtes revenus. Enfin, introduire le meilleur riz d’Indo-Chine pour remplacer les espèces locales qui ne sont pas, il s’en faut, les meilleures, pourrait tenter des spéculateurs patients et à même d’attendre deux ans les brillants résultats de leurs tentatives. L'amélioration des espèces bovine et chevaline, l’acclimatation de moutons de 1 Inde qui s’habituent, eux, aux rizières, pourraient s’opérer parallèlement et largement payer au bout de peu de temps les efforts des colons.
Nous arrivons au commerce.
Les importations l’emportent encore sur les exportations. Eu 1883, les premières ont atteint 81 millions, les secondes 04 (non compris les transactions par voie terrestre ou, pour mieux dire, fluviales, avec le Cambodge, le Siam et le Laos). En 1884, leur ensemble a atteint 36,179,417 piastres, ce qui marque un certain progrès.
1. L’indigo, en Cocliinchine, donne des résultats surprenants par la supériorité colorante du produit.