‹ L'extrême OrientChapitre 44 sur 132 · PARTIE OFFICIELLE · texte numérisé non relu

PARTIE OFFICIELLE

— 5* Bureau, n* 1ÎI le Î7 avril 1PST

t Cou

.'ommerte de l'opium, p’.éi

e ies nouveaux règlements relatifs ; :1c signé A Londres le 18 juillet f MF nire te» gouvernements brilanninue cl finnois, sont entrés en viguei ans les non» ouvert» a partir du I" février dernier.

M le Ministre des affaires étrangères a fait dont

Chni

béuehce des dépositions de l'arm Vous voudrez bien prendre, A c paraîtront utiles pour U colonie

Pour le Sous-SeeréUiN U Chef de la 5f d,

Comme suite a la dépéthe ministérielle ci-dessus, l'Administration a l'honneur de rappeler au public le» principales dispositions de l'acte signé le 18 février !88o entre les gouvernements bnlaniquc et chinois, dont le texte m rafrruoa ete publie dans le Journal officiel de la colonie du

i mari 1886

étrangère, importe en Chine, paiera un droit ls par caisse de lOOcally, plu» une somme de 8U laels par caisse A Dire de tckin

« Moyennant le paiement de ces droits, l'importateur aura ie droit, sous la surveillance de la douane, de faire subir, dans le port d’arrivée, A son opium toutes manipulations qu'il jugera convenable, de diviser sa cargaison comme d l'entendra pour l'expédier dans l'intérieur du pays où il circulera en franchise, grâce a un certificat de transit qui sera délivré par la douane.

• Li vente au détail de l'opium de provenance étrangère ne subira pa d'autres droit» que celle de I opium du pays

« Pour extrait

• Le Directeur de I inferieur . Noël PARDON *

Les affaires avec la France et l’Europe sont peu nombreuses: la Chine est le grand marché. Ajoutons là-dessus, répétons plutôt, que si le petit commerce est en majeure partie aux mains des Chinois, le grand commerce, le commerce maritime, est aux mains des étrangers, aux mains des Anglais surtout.

Nous savons bien que cette affirmation révolte beaucoup de Saïgonnais pour qui un bazar ou un fond de marchand de vin en gros valent peut-être la maison Jardine et Matheson de Hong-Kong, cette formidable usine à millions qui détient près de la moitié des affaires totales de l’extrême Orient; mais on peut leur répondre par des statistiques officielles imprimées à Saigon même.

Combien est-il entré de navires dans le port de Saigon — le seul de la colonie accessible aux bâtiments de haute mer — en l’année 1884 ? 2,236, ou plutôt, défalcation faite de 40 jonques chinoises et de 1,680 barques de mer annamites : 516.

Ces 516 navires donnent 581,291 comme chiffre total de tonnage.

Que revient-il là-dessus à la France ? Comme navires : 127. Comme tonnage : 187,732.

Et à l’Angleterre? Comme navires : 249. Comme tonnage : 261,632.

Voilà qui est concluant. Que le lecteur veuille bien se reporter aux tableaux officiels et soustraire du nombre des navires français et du chiffre de leur tonnage, ceux des paquebots-poste 1 — subventionnés par l’État — et des paquebots affrétés par la marine pour le transport des troupes et du matériel : il sera édifié.

Aussi bien, quoique les documents précis nous manquent, peut-on se renseigner sur l’importance du commerce étranger à Saigon en feuilletant Y Annuaire de la Cocliiuchine. Nous y voyons, par exemple :

35 compagnies d’assurances anglaises ou allemandes, représentées par des Allemands et Anglais, contre quatre compagnies françaises représentées par un Français, un des premiers et des plus notables négociants de la colonie.

Nous y voyons quatre banques anglaises contre une banque française — et, entre parenthèses, pour justifier ce que nous avons dit de notre spécialité coloniale comme cabaretiers, plus de trente cafetiers, limonadiers, marchands de vin, tous bien français ( et Y Annuaire ne doit nommer que les notables ! ) contre un libraire et un impri-

meur !

Nous y voyons, sous la rubrique : c( négociants (commission, consignation, exportation) », 6 maisons anglaises ou allemandes contre 12 maisons françaises, ou à noms français. Or, sur les 18 négociants cités en tout par Y Annuaire, quatre seulement sont à la tête de grosses maisons et sur les 4, il y a deux Allemands et un Anglais. Le Français, c’est celui dont nous avons parlé à propos des assurances. Il représente aussi 4 compagnies françaises et une compagnie anglaise de navigation ; ses trois concurrents sont les agents de 1 U compagnies maritimes étrangères !

1. Tous les mois, il y a au moins quatre entrées de paquebots des Messageries maritimes venus de Marseille ou de Shanghaï. Ces vapeurs ont un tonnage brut variant entre 3,847 ( l'Océanien ) et 3,528 (le Djemnah'). Un seul des bâtiments de la ligne, l’Awa, n’a que 3,129 tonneaux. Les vapeurs des lignes de Singapore, du Tonkin, de Manille sont au nombre de 5 ou 6. Le plus faible a 1,173 tonneaux; le plus fort, 1,493. Ils entrent â Saigon huit ou dix fois par mois.

Et pour finir avec les statistiques, 11e fermons pas cet édifiant Annuanc sans constater qu’il renferme 190 noms à peine (les officiers de la marine du commerce non compris) à la liste des industriels, négociants, banquiers, représentants, comptables, commis, etc., européens, alors qu’il contient plus de 1,800 noms de fonctionnaires français de toute espèce, soit civils, soit appartenant à des corps militarisés !

Ce qui manque à la Cochinchine pour que son commerce se développe *, ce sont

des capitaux, des routes, des chemins de fer, là où les canaux et rivières, par suite des apports de vase, ne sont pas améliorables, des communications rapides et sûres avec les pays frontières, des lignes de vapeur avec les colonies voisines et même avec l’Australie, une suppression de tous droits dans ses ports, des débouchés nouveaux dans tous les pays à riz du monde, des plantations nouvelles, des améliorations de la culture existante, des fabriques d’alcool de riz exportable en Europe, des écoles professionnelles, des quais, une gare maritime, un bassin de radoub et un dock flottant à Saigon, l’abaissement enfin du taux de l'intérêt par la création d’un crédit foncier.

Nous déviions, poui egalei Annamite portant ses porcs au marché.

nos rivaux et réparer le temps

perdu, marcher trois fois plus vite qu’eux ; or nous marchons dix fois moins rapidement.

Lorsque nous en serons au point oii en est le gouvernement des Détroits, par

1. En résumé, les importations portent principalement sur les métaux et outils, le thé chinois, les vins et alcools français, le papier, le tabac, l’opium, la chaux et le poivre du Cambodge, les tissus anglais, les poteries, porcelaines et faïences, les huiles, les farines, la houille, les articles de Paris, les conserves alimentaires.

Et les exportations sur le riz (qui en constitue les trois quarts), le poisson sec et salé, la colle de poisson, certains légumes secs, les peaux, les nattes, les soies grèges, les huiles végétales, l’indigo, les bois de teinture, le cardamome, l’ivoire, l’écaille, la corne, le sel pour le Cambodge, quelques bois, force curiosités et bibelots indo-chinois, un peu de gomme gute et de gomme laque.

exemple, à cette heure, l’écart subsistera pareil eutre les deux possessions, car les Anglo-Saxons auront encore réalisé des progrès, tandis que nous aurons seulement accompli le nécessaire.

Un blockhaus français au Cambodge

Ann am. — Labourage par le buffle.

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