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Par le commandant Brossard de Corbigny

L’INDO-CHINE

péens établiraient après en avoir acheté de gré à gré l’emplacement aux propriétaires. C’était la constitution possible d’un quartier européen1. »

Nous voici en 1875, au bout de la période dont nous nous étions fixé d’écrire en ce premier chapitre une histoire aussi complète au point de vue diplomatique que le permettait notre cadre.

Elle explique, en effet, cette histoire, trop peu vulgarisée en France, celle qui va suivre.

Ne le terminons pas toutefois sans rendre un dernier hommage à la mémoire de Francis Garnier. Ce vaillant et savant officier, ce vraiment grand Français, a sacrifié sa vie à une idée, et à une idée belle entre toutes.

L’ingratitude des uns et l’envie des autres le poursuivirent mort. On refusa à ses soldats et marins de compter pour campagne leur expédition ! On refusa à la famille de Garnier la triste et stérile

consolation demandée par le vice-amiral Dupré : la nomination posthume de la victime au grade de capitaine de frégate 2 à la date du 21 novembre, jour de la prise d’Hanoi ! On contesta longtemps à la veuve et à l’enfant de l’héroïque lieutenant de vaisseau la pension à laquelle ils avaient droit sous le prétexte que « Garnier n’était pas mort devant l’ennemi » !

Il faut citer ici la conclusion de M. Raoul Frary qui, un des premiers, a tenté de populariser le nom de ce glorieux émule des Cortez et des Pizarre

« doublé d’un Dupleix » : « Les Anglais auraient pris le deuil de Francis Gar- Pavillon noir devenu bonne d’enfant chez M‘ Botma’’

résident de France à Hanoï.

nier, lui auraient fait des funérailles magnifiques, auraient accueilli avec enthousiasme un tel gage du relèvement national. »

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