‹ L'habit de MylordChapitre 25 sur 43 · SCÈNE xin · texte numérisé non relu

SCÈNE xin

se jeter à moitié vêtu dans une barque, pour échapper au shérif chargé de visiter le vaisseau qui ramenait.

JAMES

C'est vrai I

COCKMANN.

C'est vrai, n'est-ce pas? Ma femme Ta su, elle sait tout !.. Eh bien, il va déjeuner bravement^ comme si les plus grands dangers ne planaient pas sur sa tête !

JAMES, à part.

Oh! oh! ceci mérite attention!

COCKMAJNIS.

J'aurais beau lui dire : La mort est là! il n'en perdrait pas un coup de dent!.. Je reconnais là les Gordon! entêtés!.. Ma femme est une...

JAMES

Pardon, mylord, vous dites les plus grands dangers? Est-ce que la situation serait devenue plus grave?..

COCKMAINN.

Cent fois plus grave!.. Le Parlementa ordonné les mesures les plus sévères contre les partisans du prince Edouard.

JAMES

Alors, ne pensez-vous pas, mylord, qu'il serait urgent de procurer à votre beau-frère les moyens d'échapper à la persécution ?. .

COCKMANN.

Certainement, je le pense... Ma femme le pense aussi... Quelle femme ! . . quelle tùte î . . elle pense à tout !.. elle a trouvé un moyen sûr !..

JAMES

Ah! elle a trouvé... et c'est?.. Pardonnez ma curiosité... je porte un si grand intérêt à lord James!..

COCKMAINN.

C'est tout naturel!.. Je vous en estime davantage, mon garçon. Elle a gagné le patron d'un brick... le hvick l'Aquilon... Ma femme est sa marraine!.. Ce patron est un Écossais de son clan... un Gordon... comme vous, sans doute...

JAMES

Oui, mylord, oui!

COCKMANN.

Il répond de faire passer lord James en France !

JAMES

A merveille! et quand cela?..

COCKMANN.

Aujourd'hui même; je dois envoyer savoir l'heure précise de son départ. Quand j'ai appris que vous étiez attaché à lord James, j'ai tout de suite jeté les yeux sur vous qui êtes inconnu dans Londres, pour cette importante commission.

JAMES

Je vous remercie de votre choix, mylord, et de votre confiance... croyez qu'elle ne pouvait être mieux placée.

COCKMANN.

Je le crois, je suis physionomiste... D'ailleurs vous êtes un Gordon!., c'est tout dire...

JAMES, avec un peu d'impatience.

Je suis à vos ordres... disposez de moi et comptez sur tout mon zèle.

COCKMANN.

J'y compte; rendez-vous à rextrémité du port; là, vous trouverez, près de la dernière chaîne, un homme vêtu de brun, la main droite enveloppée d'un mouchoir rouge, comme s'il était blessé... c'est le patron du brick... V Aquilon...

JAMES

Bien!..

COCKMANiN, lui remettant une bague.

Vous lui remettrez cette bague!

JAMES, la regardant.

Aux armes des Gordon !

COCKMANN.

Oui, vous les connaissez?...

JAMES

Je les connais.

COCKMANN.

C'est la bague de ma femme... Ce bijou prouvera que vous êtes notre envoyé, et le patron ne craindra pas de vous apprendre riieure du départ!...

JAMES

Fort bien! Merci, mylord, merci pour lord James... pour mon maître... Il est heureux d'avoir un beau-frère aussi discret.*» et surtout une sœur aussi dévouée* Sa reconnaissance pour un pareil service sera éternelle, croyez-le bien, mf lord.

COCKMANN.

Allez, mon ami, allez; ne perdez pas un temps précieux, et revenez bien vite.

JAMES

Oui, mylord, je pars, je pars !... (a part.) Quant à revenir... c'est différent!..* (Haut.) Ne le perdez pas de vue... veillez sur lui.*, (il sort.)

COCKMANN, le regardant s'éloigner.

Soyez sans crainte!*.. Ce garçon me paraît fort attaché à son maître!... C'est du clan des Gordon... entêté, mais fidèle... comme ma femme !... Enfin, ce ne sera pas sans peine, mais j'espère que nous sauverons le pauvre proscrit!.. Ah!., le voici ^ l'infortuné...

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