‹ L'habit de MylordChapitre 30 sur 43 · SCÈNE XYI · texte numérisé non relu

SCÈNE XYI

LE SHÉRIF

Voyez, des titres, un brevet!

Vos armes!

JOHN

Ça? non pas s'il vous plaît.

Vous allez les connaître.

(Avec emphase, tirant de sa poche un peigne et un rasoir.) Coiffeur-barbier, dans mon art passé maître. Mes armes sont le peigne et le rasoir. En sautoir!

TOUS

Peigne et rasoir.

En sautoir!

COKCMANN, & démî-voîx.

C'est fort adroit, soutenez bien ce rôle.

JOHN

Un rôle! je vous trouve drôle!

Je me nomme Digby, je dis la vérité.

Neveu du vieux Toby, qui m'a déshérité!

LE SHÉRIF

Milord, plus de sincérité!

Non, ce n*est pas la vérité !

JOHN

Je parle avec sincérité.

Et je vous dis la vérité.

COCKMANN, PETERS, JENNY.

C'est un conte bien inventé.

Le prendra-t-il pour vérité.

JOHN, hors de lui.

Je suis barbier, je vous le prouverai ; Qu'on me livre un menton, et je le raserai! (Allant à Cockmann.) Tenez, Monsieur.

COCKMANN.

Soit!., je me sacrifie!..

Il va m'abîmer, je parie!

Être rasé par un Gordon!

Je me sens déjà le frisson.

(Peters avance le grand fauteuil, Cockmann s'y place. — Peters donne suceessivement à John une serviette et un plat à barbe* -— John attache U •erviette sous le menton de Cockmann.)

ENSEMBLE

JOHN, faisant mousser le savon.

De ce pas difficile, Comment vals-je sortir?

Et mon rasoir habile Va-t-il se démentir?

PETERS, JENNY, COCKMANN, LE SHÉRIF, tandis que John se dispose. De ce pas difficile.

Gomment va-t-U sof tir?

Jl sera bien hab||je.

S'il peut y parvenir!

JOHN^ regardant le shérif, tout en savonnant la figure de Gockmann. Ses yeux sur njoi fixés sans cesse, Me font trembler!

GOCKMANN.

C'est odieux!

Vous m'en ave? mis ,çl^ns les yeuxl

Page 1